Édification Chrétienne

Les podcasts de bible-Foi

 

 

 

 

 

À voir l'état spirituel de l'Eglise en général et peut-être de votre cœur, mon frère, n'est-il pas exact de dire que la bénédiction de la Pentecôte est trop peu connue ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III. C'est d'en haut qu'est venu le don du Saint-Esprit.

« Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité (Jean 14. 15 : 16) ».
La nature d'un arbre ou de n'importe quel être vivant correspond nécessairement à celle de la semence qui l'a produit ; elle ne saurait changer. Ainsi l'Eglise de Christ doit toujours en revenir à ce don de l'Esprit qu'elle a reçu le jour de sa naissance, comme étant la norme de sa vie et de sa croissance. Il nous faut considérer les premiers disciples comme nos précurseurs et nos modèles.

Or, qu'est-ce qui les rendait capables de servir de récipients de ces dons célestes ou de temples du Dieu trois fois saint ? La réponse à cette question nous aidera à savoir ce que nous avons à faire nous-mêmes pour être remplis du Saint-Esprit.

 

1. Avant tout, ils étaient profondément attachés au Seigneur Jésus.

Le Fils de Dieu est venu dans le monde établir une synthèse entre la nature divine et la nature humaine, de façon à permettre à la vie divine de pénétrer la vie humaine. Lorsqu'il eut accompli cette œuvre dans sa propre personne par son obéissance, par sa mort et par sa résurrection ; il fut élevé jusqu'au trône de Dieu, afin de pouvoir de là communiquer à ses disciples et à son Eglise sa puissance spirituelle ; en les faisant jouir de la présence souveraine de Dieu venant demeurer en eux. Il est écrit que « l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié (Jean 7 : 39) ». Ce ne fut qu'après Sa glorification que le Saint-Esprit, en tant que l'Esprit divin uni à l'humanité, put être donné aux hommes. Ainsi à la Pentecôte, ce fut l'Esprit de Jésus glorifié, qui de la Tête descendit dans le corps et dans chacun de ses membres.

Il va sans dire que, puisque c'est en Jésus qu'habite la plénitude de l'Esprit, la première condition pour y avoir part est une communion personnelle avec notre Sauveur. C'est à cela que tendaient les étroites relations de Jésus avec ses disciples pendant tout son ministère ici-bas. Il voulait les amener à se sentir un avec lui, à s'identifier autant que possible avec lui.

Il se dégage de là une leçon bien simple, mais importante. On voit des croyants pleins de zèle, ardemment désireux d'être saints, se consumer en vains efforts. Ils semblent n'avoir pas compris la promesse du Père. Ce qui leur manque, c'est cette communion intime avec Jésus, l'Ami suprême, le Maître bien-aimé, qui était si frappante chez les premiers disciples. On ne peut espérer la plénitude de l'Esprit tant que le cœur n'est pas occupé tout entier du Seigneur Jésus.

 

2. Ils avaient tout quitté pour Jésus.

« Rien pour rien », vérité profonde : Un cadeau qui m'oblige envers celui qui me l'a donné me coûte peut-être plus même qu'il ne vaut. Les paraboles de la perle de grand prix et du trésor caché nous enseignent que nous ne pouvons entrer en possession du royaume de Dieu qu'au prix de tout ce que nous avons. Et Jésus revient constamment sur cette nécessité de renoncer à tout pour le suivre. Les deux mondes entre lesquels nous nous mouvons sont si opposés l'un à l'autre, et celui dans lequel nous devons vivre, du fait de notre nature, exerce sur nous une telle influence qu'il est souvent nécessaire de nous en retirer par un sacrifice total. C'est ainsi que Jésus apprenait à ses disciples à désirer de tout leur cœur le don céleste promis.

 

 

3. Ils en avaient fini avec toute confiance en eux-mêmes ou en l'homme.

Nous avons deux grands ennemis par lesquels le diable nous tente, le monde et notre MOI ; et ce dernier est le plus dangereux, et de beaucoup. On peut être bien avancé dans le détachement du monde alors qu'on vit encore entièrement de sa vie propre. Ainsi, au moment où Pierre, par exemple, pouvait dire : « Nous avons tout quitté pour te suivre (Matthieu 19 : 27) », combien il était encore plein de lui-même.

 

 

Tandis que le renoncement au monde commença pour les disciples dès leur vocation, ce n'est qu'à la croix qu'eut lieu leur mort à eux-mêmes, lorsqu'ils virent s'effondrer toutes leurs espérances terrestres, avec toute leur confiance en eux-mêmes. Cet effondrement même, en brisant leur cœur, allait être le point de départ de leur mort à eux-mêmes nécessaire pour qu'ils pussent recevoir une chose toute nouvelle, une vie divine implantée dans le tréfonds de leur âme par l'Esprit de Jésus glorifié.

Ah ! Si nous comprenions mieux que rien ne nous entrave comme de chercher en nous ou autour de nous quelque point d'appui secourable ! Tandis que, pour nous amener à une entière consécration et pour nous mettre en possession du don céleste, il n'y a pas de chemin plus sûr que celui qui passe par l'absolue désespérance de nous-mêmes et de tout appui humain.

 

4. Ils reçurent et serrèrent dans leurs cœurs la promesse que le Seigneur Jésus leur donnerait l'Esprit.

On se rappelle cette promesse solennelle de la dernière soirée dans la chambre haute : Le Consolateur qu'Il leur enverrait du ciel leur vaudrait mieux encore que la présence corporelle de leur Maître. Ce serait le plein accomplissement de la rédemption qu'Il voulait opérer, puisqu’ainsi la Vie divine demeurerait en eux, Lui-même avec le Père. Le miracle inouï, le mystère des siècles deviendrait leur partage. Ils sauraient de façon certaine qu'ils seraient en Lui et Lui en eux. Et cette promesse fut encore le sujet de ses dernières paroles au moment de Son Ascension.

Sans doute, les disciples n'avaient qu'une idée bien vague de ce qu'elle signifiait. Mais ils ne s'y cramponnaient pas moins ; ou plutôt la promesse les étreignait, et ils ne pouvaient s’en défaire. Ils n'avaient plus qu'une pensée : Quelque chose nous a été promis par le Seigneur, quelque chose qui nous rendra participants de Sa puissance céleste et de Sa gloire ; et nous sommes sûrs de n'être pas déçus. Ce que ce serait et ce qu'ils éprouveraient, ils n'auraient su le dire. Il leur suffisait d'avoir la parole du Maître ; à Lui d'en faire une réalité bénie en eux.

Voilà précisément les dispositions qu'il nous faut avoir. La promesse est pour nous comme pour eux : « Celui qui croit en Moi, des fleuves d'eau vive jailliront de son sein (Jean 7 : 38) ». Nous n'avons comme eux qu'à nous en emparer, prêts à tout, pour en obtenir l'accomplissement.

 

5. Ils attendirent, en comptant sur le Père, que la promesse s'accomplit, jusqu'à ce qu'ils fussent remplis du Saint-Esprit.

Les dix jours d'attente se passèrent « continuellement dans la chambre haute », où ils « louaient et bénissaient Dieu », « persévérant d'un commun accord dans la prière ». Ce n'est point assez d'essayer de renforcer notre désir et de ne pas laisser faiblir notre confiance. L'important est de nous maintenir en étroite communion avec Dieu, puisque c'est de Lui que doit nous venir le don attendu, produit merveilleux de Sa toute-puissance et de Son amour.

Ce que nous attendons, ce n'est pas moins que la présence personnelle et constante en nous de Dieu le Saint-Esprit. C'est à Dieu Lui-même de nous l'accorder. Quand un homme donne à quelqu'un un morceau de pain ou une pièce de monnaie, il n'a plus à s'en occuper après. Il n'en est pas de même du don de l'Esprit : Dieu est dans l'Esprit, comme il était en Christ. La communication de l'Esprit est l'acte le plus personnel de la Divinité : C'est Dieu se donnant Lui-même à nous. C'est dans la communion la plus intime avec Dieu que nous pouvons le recevoir.

Plus nous nous pénétrerons de cette vérité, plus nous sentirons vivement le néant de nos propres efforts pour obtenir cette bénédiction. Ils ne peuvent aboutir qu'à l'aveu le plus confus de notre impuissance absolue. Il ne nous restera que la pure grâce de Dieu et Sa toute-puissance pour nous conférer cette faveur suprême. Gardons seulement la paisible assurance que le Père est désireux de nous l'accorder, qu'il ne nous fera pas attendre un instant de plus que ce ne sera nécessaire, et que jamais une âme qui persévère à attendre dans une attitude d'humble dépendance et de renoncement à soi ne sera déçue dans son espoir d'être remplie de la gloire de Dieu.

 

 

IV. Combien peu jouissent de cette plénitude.

« Ma parole et ma prédication n'ont pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse, mais dans une démonstration d'Esprit et de puissance : Afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. (1 Corinthiens 2. 4 : 5) ».

Ainsi il y a deux sortes de prédications, produisant chacune une foi distincte. Tel est l'esprit du prédicateur, telle est la foi de l'assemblée. Il faut la « démonstration d'Esprit et de puissance » pour que la prédication produise une foi vraiment solide. C'est donc à la prédication et à la foi qui en est le fruit que l'on peut reconnaître dans quelle mesure une Eglise a reçu la plénitude de la bénédiction de la Pentecôte.

Mais où sont-elles, ces Eglises ? Où n'entend-on pas des plaintes et des lamentations ? Presque uniquement là où, par indifférence ou insouciance, on a pris son parti de végéter. Allons au fond des choses, et nous ne pourrons échapper à la conviction que l'Eglise dans son ensemble souffre d'impuissance, et que l'unique remède est un retour à la plénitude de la bénédiction de la Pentecôte. Plus nous souffrirons de nos déficits, plus nous serons pressés de recourir au remède. Ainsi une petite enquête ne manquera pas de nous être utile.

 

1. Remarquons, par exemple, combien peu d'enfants de Dieu sont habituellement vainqueurs du péché.

L'Esprit de la Pentecôte, le Saint-Esprit, ne peut être qu'un Esprit de divine sainteté. Aussi quelle transformation chez les disciples ! Au lieu des pensés charnelles, l’intelligencespirituelle ; au lieu de l'orgueil, l'humilité ; au lieu de l'égoïsme, l'amour ; au lieu de la crainte des hommes, le courage et la fidélité. La vie de Jésus et du ciel répandue dans leurs cœurs en avait chassé le péché.

La vie chrétienne normale est une vie de victoire ; mais elle n'est pas exempte de tentations extérieures ou mêmes intérieures. L'inclination au mal n'est pas nécessairement déracinée absolument. Mais il y a victoire dans ce sens que la présence du Sauveur demeurant en nous par l'Esprit maintient le péché subjugué, comme la lumière tient à distance les ténèbres.

 

 

2. Et combien la séparation entre les chrétiens et le monde est rare et incomplète !

En parlant du Consolateur, Jésus disait : « Lui que le monde ne peut recevoir (Jean 14 : 17) ». L'esprit de ce monde, attaché au visible, ne pourra jamais se concilier avec l'Esprit de Jésus, qui est du ciel, où la volonté de Dieu fait règle. Le monde a rejeté le Seigneur Jésus, et il est resté le même, en dépit du nombre de chrétien dont il s'affuble. Aussi Jésus disait-il : « Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde (Jean 17 : 16) ». Et Paul : « Nous n'avons pas reçu l'esprit de ce monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu (1 Corinthiens 2 : 12) ». Il y a lutte à mort entre ces deux esprits.

De là vient que Dieu appelle constamment les siens à se séparer du monde, et à vivre ici- bas en pèlerins dont le trésor et le cœur sont au ciel. Mais en est-il vraiment ainsi parmi les chrétiens ? Qui oserait l'affirmer ?

 

 

Celui qui ne se laisse pas remplir tout entier de l'Esprit d'En Haut retombe nécessairement sous le pouvoir de l'esprit du monde. N'entendez-vous pas le cri suppliant de l'Eglise de Christ ; « qui nous délivrera de cette tyrannie ? ». Rien ni personne que l'Esprit de Dieu. Il faut que je sois rempli de l'Esprit.

 

3. Combien rares sont les croyants qui vont de progrès en progrès !

Combien souvent, au contraire, on entend déplorer l'inconstance ou le recul de ceux mêmes sur qui l'on avait cru pouvoir compter ! Il a suffi de quelque influence réfrigérante, ou dela prospérité, ou de quelque autre tentation pour arrêter leur élan, qui a fini par se transformer en relâchement. Et d'où cela provient-il ?

Peut-être simplement de ce que la prédication consiste plutôt dans « les discours persuasifs de la sagesse » que dans « la démonstration d'Esprit et de puissance » ; de sorte que leur foi est « fondée sur la sagesse des hommes » plutôt que « sur la puissance de Dieu ».

 

 

Que cette constatation ne nous laisse pas indifférents, mais éveille en nos cœurs le soupir vibrant : « Esprit de Dieu, viens, souffle des quatre vents, souffle sur ces cadavres, afin qu'ils revivent ! (Ézéchiel 37 : 9) ».

 

4. Combien peu fructueuse est l'évangélisation !

Quel immense effort pour évangéliser nos pays chrétiens ! Que d'ouvriers divers ! Quelle variété dans les moyens employés ! Mais quels maigres résultats ! Quelles multitudes échappent à tous les filets des pécheurs d'hommes ! Et combien qui, sans être précisément indifférents, restent sur les confins du royaume des cieux, sans jamais se décider à faire le pas compromettant qui les séparerait du monde ! N'est-ce pas la preuve que la prédication manque de la puissance de l'Esprit ?

Est-ce la faute des prédicateurs ou celle des assemblées ? Des uns et des autres, à mon avis. Issus des assemblées, les prédicateurs ne peuvent que leur ressembler. En se montrant satisfaite de la prédication d'un jeune ministre, parce qu'elle est suffisamment intéressante et instructive, l'Eglise l'encourage à s'en contenter aussi, tandis que les membres plus expérimentés et plus spirituels de l'Eglise devraient l'aider à chercher de tout son cœur à obtenir la « démonstration d'Esprit et de puissance ».

Le pasteur qui ne met pas à profit toutes les occasions pour amener son Eglise à tout attendre de l'Esprit de Dieu s'expose à la tentation subtile de se confier dans la sagesse humaine ou dans l'effort humain, et d'entraîner son Eglise dans la même erreur. Au lieu de nous lamenter sur la mondanisation de l'Eglise, pénétrons-nous de cette certitude, que le grand remède à tous les déficits de l'Eglise est le don du Saint-Esprit puis sa plénitude.

 

5. Combien rare aussi l'esprit de sacrifice en faveur de l’extension du royaume de Dieu !

En quittant ses disciples, Jésus leur promit le Saint-Esprit comme la puissance qui devait les rendre capables de travailler pour Lui ! « Vous recevrez la puissance du Saint-Esprit… et vous serez mes témoins (Actes 1 : 8) ». La Pentecôte n'était destinée qu'à compléter leur équipement d'ouvriers du Seigneur. Aussitôt que l'Esprit fut descendu sur eux, ils se mirent à rendre témoignage à leur Roi, remplis d'un amour ardent et d'une sainte hardiesse, prêts à braver tous les mépris et tous les dangers pour faire connaître leur divin Sauveur. L'Esprit de la Pentecôte est donc le véritable esprit missionnaire, désireux de gagner à Jésus-Christ le monde entier.

On entend dire que l'esprit missionnaire va progressant de nos jours. Combien peu cependant nous dépensons en faveur des missions en regard de ce que nous prodiguons pour nos intérêts personnels ! Nous demandons-nous sérieusement quel sacrifice nous pourrions faire encore pour Celui qui nous a aimés et qui s'est offert Lui-même en sacrifice pour nous ? Serait-ce trop de nous offrir aussi nous-mêmes, sans réserve, pour Lui et pour Son œuvre ? Il mesure la valeur de nos dons, on l'a dit avec raison, non à ce que nous donnons, mais à ce que nous gardons. Debout près du trésor, Il en voit qui donnent tout, comme la veuve. Mais combien qui, tout en donnant leurs écus ou leurs billets de cinquante ou de cent, ne se débarrassent que de leur superflu ! Ah ! Comme l'Esprit de la Pentecôte embraserait les cœurs d'une flamme tout autre, et avec quelle joie on donnerait tout pour proclamer l'amour infini du Sauveur !

 

 

Pensons-y constamment, parlons-en, faisons-en le sujet de nos ardentes prières, jusqu'à ce que cela devienne pour nous vraiment « la seule chose nécessaire », celle qui remplira nos cœurs. Si la réponse tarde, ne nous décourageons pas : Il fallut plusieurs années à Jésus pour préparer ses disciples à la Pentecôte. Continuons seulement à prier avec foi, nous rappelant que cette bénédiction nous appartient de droit. Nous ne serons pas déçus, si seulement nous persévérons à demander et à attendre avec foi les fleuves d'eau vive promis.

 

Livre : « La bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude ».
Vous pouvez télécharger le livre en fichier PDF et EPUB ici !

 


 © Diffusion gratuite uniquement en indiquant la source : http://456-bible.123-bible.com.


 

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