Édification Chrétienne

Les podcasts de bible-Foi

 

 

 

 

 

Que personne donc ne se laisse arrêter par la crainte de ne pouvoir persévérer. C'est Jésus qui se charge de nous conserver la grâce promise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VII. Comment conserver cette grâce ?

« Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l'amour de Dieu... Or, à Celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensible et dans l'allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps et maintenant, et dans tous les siècles. Amen (Jude 1. 20 : 25) ».

Après avoir reçu la plénitude de la bénédiction de la Pentecôte, peut-on la perdre ? Bien certainement. Dieu ne la confère pas de telle façon qu'on soit contraint de la conserver bon gré mal gré. C'est un talent à faire valoir, et dont on ne jouit qu'à cette condition. Après avoir été baptisé du Saint-Esprit. Jésus eut encore à marcher dans une vie parfaite, qui augmentait sans cesse en lumière et en force ; en perfection par l'obéissance aux directions de l'Esprit. De même, le chrétien doit veiller à ne point perdre la bénédiction reçue, mais à l'accroître de jour en jour.

Comment cela ? Simplement en la confiant à la garde du Seigneur. C'est ainsi que Paul écrit à Timothée : « Il a la puissance de garder mon dépôt », et : « Garde le bon dépôt, — par le Saint-Esprit qui habite en nous (2 Timothée 1. 12 : 14) ». Et Jude de même : « Maintenez-vous dans l'amour de Dieu », ajoutant la doxologie : « À Celui qui peut vous préserver ... (Jude 1. 21 : 24) ». Il en est de cette bénédiction comme de la manne au désert, elle doit descendre du ciel toute fraîche chaque matin. Comme la vie naturelle, la vie spirituelle a constamment besoin de l'air pur et vivifiant qui vient du dehors et d'En-Haut.

Examinons maintenant comment nous pouvons maintenir ce contact perpétuel.

 

1. C'est Jésus qui nous a donné la bénédiction : À Lui de nous la garder.

Il est « Celui qui garde Israël », et Il est fidèle à Son nom. Comme Dieu garde et soutient le monde qu'Il a créé, Jésus maintient aussi à chaque instant de nos vies la grâce donnée à la Pentecôte. Le Saint-Esprit n'est pas une puissance dont nous puissions disposer à notre gré ; c'est Lui qui domine sur nous, et qui agit en nous. La seule attitude qui nous convienne est celle d'une absolue dépendance, dans le sentiment de notre néant et de notre impuissance, de sorte que Jésus puisse faire en nous Son œuvre comme Il l’entend.

Faute de le comprendre, on redoute parfois d'entrer en possession de la bénédiction promise, de peur de ne pouvoir persévérer. La question de savoir comment se maintenir à un niveau si élevé : C'est avoir une bien pauvre idée de la réalité. Si Jésus vient établir Sa demeure dans mon cœur, c'est pour prendre toute ma vie intérieure sous Son contrôle, et en faire l'objet de Sa sollicitude. Sans doute, nous avons à veiller, mais sans anxiété, et sans cesser d'être joyeux. C'est en Souverain que le Seigneur est entré dans Son sanctuaire, et tout ce qu'Il demande, c'est que l'âme Le reconnaisse et L'honore comme son fidèle Berger, son tout-puissant Gardien.

 

2. C'est par la foi que s'obtient la bénédiction, et par la foi qu'elle se maintient.

À tous les degrés de la vie spirituelle, règne la même grande loi du Royaume : « Qu'il vous soit fait selon votre foi (Matthieu 9 : 29) ». Grain de moutarde au début, la foi va grandissant sans cesse, s'emparant à chaque pas de trésors nouveaux : « Je vis, non plus moi-même, mais Christ vit en moi, et ce que je vis encore dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu (Galates 2 : 20) ». La foi de l'apôtre grandissait selon les besoins de sa vie et de son œuvre ; ce n'était plus lui qui vivait, il laissait Jésus agir librement en lui.

La plénitude de l'Esprit n'est pas un don accordé une fois pour toutes. Elle est plutôt semblable à ce torrent d'eau de la vie qui jaillit de dessous le trône de Dieu et de l'Agneau. C'est une communication incessante de la vie et de l'amour de Jésus, qui n'est possible que dans une intime communion avec Lui. Il ne demande qu'à poursuivre et à mener à bien l'œuvre commencée, pourvu qu'on se livre avec une joyeuse confiance à Sa souveraineté.

 

3. Il faut donc demeurer dans la communion avec Jésus, pour qu'Il puisse nous conserver cette grâce.

Le but même de la bénédiction de la Pentecôte est de nous révéler Jésus comme un Sauveur tout-puissant. Le Saint-Esprit n'est pas venu prendre la place de Jésus, mais Lui unir Ses disciples plus étroitement, plus profondément et plus parfaitement. Cette puissance d'En Haut ne devenait pas leur propriété en aucune manière : Elle restait inséparable du Seigneur Jésus et du Saint-Esprit. Toute opération de cette puissance était l'œuvre directe de Dieu en eux, et avait pour effet de rendre plus étroites leurs relations avec leur Maître.

De même l'Esprit glorifiera toujours Jésus en nous, comme l'unique Seigneur, de qui vient tout ce qui est glorieux. Une étroite communion avec Dieu, une vie de sanctuaire, la recherche de Sa volonté dans Sa Parole, le sacrifice de notre temps, de nos affaires, de nos rapports de société, seront souvent indispensables pour ne pas perdre la bénédiction. C'est celui qui met Sa communion au-dessus de tout qui sait ce que c'est que d'être gardé.

 

4. C'est dans le sentier de l’obéissance que nous serons gardés.

En promettant le Saint-Esprit, le Seigneur Jésus réclama par trois fois l'obéissance : « Si vous M'aimez, gardez mes commandements, et Je prierai le Père, et Il vous donnera un autre Consolateur (Jean 14. 15 : 16 ; 14. 21 : 23) ». Pierre parle du Saint-Esprit que Dieu a donné à ceux qui Lui obéissent (Actes 5 : 32). Du Seigneur Lui-même il est écrit qu’ « Il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort... C'est pourquoi aussi Dieu L'a souverainement élevé (Philippiens 2. 8 : 9) ». L'obéissance est ce que Dieu se doit d'exiger, comme étant le devoir et le bonheur de la créature. Seule, elle relève les ruines accumulées par la chute. Aussi Jésus est venu la rétablir : C'est Sa vie même.

 

L'exercice de cette obéissance affermit puissamment notre confiance en Dieu, de sorte que nous pouvoir tout attendre de Lui. Pour que la foi soit forte, il faut que la volonté soit forte, et il n'y a rien de tel pour fortifier la volonté que l'obéissance, l'unique voie du progrès indéfini.

 

5. C'est par la communion fraternelle que se maintient la bénédiction reçue.

Au début, on ne pense guère qu'à soi ; même après avoir reçu la plénitude de l'Esprit, on se préoccupe d'abord de ne pas la perdre. Mais on ne tarde pas à apprendre sous la direction de l'Esprit qu'aucun membre du corps ne saurait jouir d'une santé florissante en se tenant à l'écart des autres. On commence à comprendre qu'il y a « un seul corps et un seul Esprit (Éphésiens 4 : 4) », une seule sève vivifiante qui circule dans tout le corps.

De ce principe découlent des leçons de la plus haute importance. Tout ce que nous avons reçu appartient aux autres et doit s'employer à leur service. De même, tout ce qu'ont les autres nous appartient aussi et nous est indispensable. Il faut que les membres du corps de Christ agissent à l'unisson pour que l'Esprit puisse faire Son œuvre. Il nous faut déclarer ce que le Seigneur a fait pour nous, réclamer l'intercession des autres, rechercher la communion avec eux, les aider selon notre pouvoir avec ce que nous avons reçu, en prenant à cœur l'état misérable de l'Eglise, non pas dans un esprit de jugement et de récriminations, mais bien plutôt dans un esprit d'humilité et de prière, de bienveillance et de douceur. Nous apprendrons à l'école de Jésus comment « la plus grande de ces choses, c'est l'amour (1 Corinthiens 13 : 13) », et Jésus se servira de notre dévouement à Sa cause pour faire abonder en nous l'action de l'Esprit.

 

6. Mettons au service du Royaume toute grâce reçue, et elle nous sera conservée.

Nous l'avons dit déjà, l'Esprit a été donné comme un moyen d'action, une force pour servir. Le nom même de Jésus-Christ implique une entière consécration à l'œuvre de Dieu, un amour des âmes allant jusqu'au sacrifice. Il n'a vécu ici-bas que pour cela, Il ne vit au ciel que pour cela. Comment pourrait-on s'imaginer avoir l'Esprit de Christ en abondance, alors qu'on n'a pas l'amour des âmes ? Il nous faut donc rattacher étroitement les deux opérations majeures de l'Esprit : Il n'agit en nous qu'en vue de ce qu'Il veut faire par nous. Nous n'obtiendrons de bénédiction réelle et durable que si nous nous mettons nous-mêmes au service de l'Esprit pour accomplir Son œuvre, et non la nôtre.

Cette bénédiction n'est pas toujours accordée avec la même intensité. Il se peut qu'on ne l'obtienne qu'à la suite d'expériences préparatoires, car on perdrait le bénéfice en voulant en jouir égoïstement. Qu'on se livre au contraire au Seigneur pour se laisser utiliser par Lui comme Il le jugera bon, et l'on constatera que, loin d'épuiser ou d'appauvrir le trésor reçu, le travail le conserve et l'enrichit.

 

7. Relevons maintenant un dernier point. C'est en demeurant Lui-même en nous que Jésus nous maintient en possession de la bénédiction de la Pentecôte.

Il peut sembler presque incroyable qu'étant sur la terre, nous restions en communion ininterrompue avec le Seigneur du ciel. Mais cela devient tout simple dès que l'Esprit nous apprend à chercher Christ, non plus dans les profondeurs du ciel, mais dans notre cœur. Notre cœur est devenu Sa demeure, Son sanctuaire, Son temple ; et cela de telle sorte qu'Il devient comme l'âme même de notre âme ; âme qu'il façonne à Son image, qu'Il inspire et qu'Il anime.

Comme le soleil, du haut du firmament, fait pénétrer sa chaleur jusque dans mes moelles les plus intimes. Ainsi du haut du ciel, le Seigneur agit en moi par Son Esprit, de telle façon que ma nature même, ma manière de vouloir, de penser et de sentir, en est transformée. Je ne suis pas sous la protection d'un gardien extérieur ; c'est du dedans que l'Esprit communique à ma personnalité le caractère, et la nature divine de mon Sauveur.

Que personne donc ne se laisse arrêter par la crainte de ne pouvoir persévérer. C'est Jésus qui se charge de nous conserver la grâce promise. Qu'on ne s'achoppe pas non plus au fait qu'on n'en saisit pas bien le secret. Comme aux jours de Sa chair Jésus-Christ était constamment avec Ses disciples, de même Il veut par Son Esprit être tous les jours et tout le jour votre vie, vivre en vous Sa vie. Nul ne peut se rendre exactement compte de la vue dont on jouit au sommet d'une montagne, avant d'y avoir été lui-même. Sans attendre de tout comprendre, croyez que le Seigneur Jésus n'a envoyé Son Esprit que pour vous avoir et vous garder à Sa disposition.

Rejetant donc toute entrave, laissez-Le répandre en vous, à flots et dans sa plénitude la bénédiction de la Pentecôte, pour qu'elle jaillisse en vous, en vie éternelle.




VIII. Comment accroitre encore notre trésor.

« Celui qui croit en moi n'aura jamais soif (Jean 6 : 35) ». – « Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive jailliront de son sein (Jean 7 : 38) ». Peut-on remplir davantage ce qui est déjà plein ? Bien certainement : On peut le faire constamment déborder. Et c'est bien là la caractéristique et la loi de cette bénédiction.

Les passages bibliques mentionnés renferment une double promesse ; d'abord l'apaisement de la soif, tous les besoins de l'âme étant satisfaits ; puis les fleuves d'eau vive, le pouvoir d'étancher la soif des autres. Voilà la différence entre la vie pleine et la vie débordante.

Il en est des fleuves d'eau vive comme de certaines sources ; elles ne coulent d'abord que faiblement, mais plus on y puise, plus l'eau arrive abondante. Cherchons dans quelle mesure cela se réalise dans le domaine spirituel, et quelles sont les conditions à remplir pour que la plénitude de l'Esprit aille toujours croissant et débordant.

 

1. Retenez ferme ce que vous avez.

Assurez-vous de la réalité de ce que vous avez reçu, ne vous forgez pas des notions fausses à ce sujet. Ne vous figurez pas devoir nécessairement jouir aussitôt d'une surabondance de joie et de puissance. Dans l'état de stagnation dont souffre actuellement l'Eglise, la convalescence peut être lente. La vie nouvelle n'est d'abord qu'un grain de semence dans lequel se cache un germe. Lorsqu'on s'est livré à Dieu pour recevoir cette grande grâce, on poursuit sa route avec joie en se répétant au fond du cœur : « La plénitude de l'Esprit est pour moi ».

On n'éprouve pas toujours exactement les sentiments que l'on attendait ; ou, s'ils viennent, ils ne durent pas. Alors on commence à se demander si l'on ne s'est pas trompé ; si l'on n'a pas pris une simple émotion pour la grande bénédiction de la Pentecôte. Et, loin d'aller en augmentant, la joie et la vie font place au découragement.

C'est qu'on a manqué de foi. On n'est que trop porté à marcher par la vue et par les impressions, à oublier qu'il s'agit d'une grâce qui est du domaine de la foi. Même chez les chrétiens les plus avancés, la foi ne repose pas sur ce qu'ils peuvent voir ou expérimenter de l'action de Dieu en eux, mais sur Son action invisible, cachée, insaisissable. Donc, point de découragement ! Si vous vous êtes donné à Dieu d'un cœur entier, si d'autre part vous avez la certitude que Dieu se dispose de tout Son cœur à accomplir en vous Sa promesse, attendez tranquillement, en vous tenant en Sa présence sans varier dans votre attitude spirituelle.

Quand même l'hiver avec ses frimas semble tout ensevelir dans son linceul, redites avec Habacuc (Habacuc 3. 17 : 18) : « Le figuier ne fleurira pas, la vigne ne produira rien… toutefois je veux me réjouir en l'Eternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut ». Alors vous apprendrez à connaître Dieu, et Dieu vous reconnaîtra comme Sien. Si vous êtes sûr de vous être offert à Dieu comme un vase vide, mis à part et purifié pour être rempli de l'Esprit, restez simplement dans les mêmes dispositions, et attendez. Croyez que Dieu vous a accepté comme un vase purifié par Jésus-Christ, moyennant votre foi et votre consécration ; persévérez dans cette attitude, et soyez-en assuré, la bénédiction deviendra abondante et surabondante : « Celui qui croit ne sera pas confus (1 Pierre 2 : 6) ».

 

2. Persévérez dans une attitude d'entier renoncement à vous-même et à toutes choses.

Plus un réservoir est vaste, plus il peut obtenir d'eau, et plus aussi sera abondant le flot qui en jaillira quand on lui frayera un passage. C'est en toute droiture et loyauté que vous vous êtes offert à Dieu en Lui demandant cette bénédiction ; et votre consécration a été agréée de Dieu. Mais rendez-vous bien compte de toute la portée de vos paroles ? Le Seigneur a peut-être encore beaucoup de choses à vous apprendre quant à votre MOI ; quelles racines profondes et corrompues il possède ; quelle action il exerce encore sur ce que vous dites et sur ce que vous faites. Renoncez constamment et totalement à toute vie propre, à toute recherche de vous-même, et l'Esprit sera toujours prêt à venir remplir tous les vides. Vous confessez que vous avez tout donné ; mais laissez-vous éclairer par l'Esprit, et Il vous mènera plus en avant. La bénédiction ne sera répandue dans sa plénitude sur l'Eglise que lorsqu'on prendra pour règle et modèle à suivre l'abnégation parfaite de Christ.

Il suffit parfois de bien peu de chose pour couper court aux progrès spirituels : Un insignifiant désaccord entre amis, qui vient mettre au jour un manque de support et d'esprit de pardon ; un brin de susceptibilité, ou de cet orgueil qui n'aime pas s’assoir au dernier rang ; un peu d'attachement aux biens terrestres, comme si nous en étions les propriétaires, et non simplement les gérants ; encore un peu trop de sollicitude pour la chair, à propos du manger ou du boire ; ou bien il y a relâchement dans le renoncement à soi, à propos de plaisirs légitimes et innocents en eux-mêmes, mais qui ne conviennent guère à qui fait profession d'être conduit par l'Esprit de Dieu, et de vouloir ressembler à Jésus.

 

 

3. Regardez-vous comme ne vivant que pour rendre les autres heureux.

Dieu est amour. Pour Lui, vivre, c'est se donner pour rendre la créature participante de Sa sainteté et de Sa félicité. Sa gloire est de mettre tout ce qu'Il a à la disposition de ses créatures. Jésus-Christ, le Fils de Son amour, en est le Porteur et le Dispensateur. Il est venu le rendre visible ici-bas par Sa vie et par Sa mort à la gloire du Père ; montrant que Dieu n'a d'autre ambition que de bénir les hommes et de les rendre heureux. Il est venu nous apprendre qu'il n'y a pas de plus grand honneur ni de plus grand bonheur que de donner et de se donner.

Le Saint-Esprit, l'Esprit du Père et du Fils, est venu nous rendre participants de cette nature divine, en répandant dans nos cœurs l'amour de Dieu, en faisant habiter Christ dans nos cœurs de telle manière qu'Il soit réellement formé en nous et que notre « homme intérieur » porte Son empreinte et revête Son caractère.

N'est-il donc pas évident qu'on ne peut jouir de la plénitude de l'Esprit que si l'on est prêt à s'enrôler au service de l'amour ? L'Esprit vient chasser la recherche de nous-même. La plénitude de l'Esprit implique la disposition à se consacrer au bonheur et au service de tous, avec un dévouement toujours croissant. L'Esprit est l'effusion de la vie de Dieu : Livrons-nous à Lui, et Il sera ces fleuves d'eau vive qui jaillissent des profondeurs de notre cœur. Ainsi, pour accroître notre précieux trésor, commençons par vivre que pour servir d'instruments à l'amour divin. Tous ceux qui nous entourent, aimons-les de cet amour divin répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit.

 

 

4. Que par votre foi, Jésus-Christ soit tout pour vous.

Il est écrit : « Il a plu au Père que toute plénitude habitât en Lui, afin qu'Il tînt le premier rang en toutes choses (Colossiens 1. 18 : 19) » : Et « toutes les promesses de Dieu sont oui et Amen en Lui, afin que Dieu soit glorifié par nous (2 Corinthiens 1 : 20) ». La promesse des « fleuves d'eau vive », est rattachée à la foi en Lui : « Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive jailliront de son sein (Jean 7 : 38) ». Ce mot « croit » devrait suffire comme réponse à la question qui nous occupe.

Croire, c'est d'abord voir en Jésus, un torrent d'amour divin ; c'est voir que l'Esprit Lui-même jaillit toujours de Christ, le Porteur de la vie produite par cet amour, et qui n'est qu'un torrent d'amour. Croire, ensuite, c'est s'emparer de la promesse, c'est s'approprier la bénédiction apportée par Christ, la regarder comme une réalité certaine, pour laquelle on rend grâces d'avance. Croire enfin, c'est tenir ouverte la porte de son cœur, de sorte que Christ puisse venir en prendre possession et le remplir de Son Esprit. La foi devient ainsi le lien le plus intime et le plus solide entre l'âme et son divin Roi, établi par l'Esprit sur Son trône dans le cœur.

« Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (Jean 11 : 40) ». Voilà la leçon qu'il nous faut apprendre. Que tous les doutes, toutes les contrariétés nous trouvent pleins de confiance et de joie en Jésus ; assuré qu'Il poursuit Son œuvre en nous. Il y a deux méthodes pour tenir tête au mal : Ou bien résister par un effort énergique, en puisant sa force dans la Parole et dans la prière, c'est alors une question de force de volonté ; ou bien se tourner simplement vers le Seigneur en Lui disant avec foi : « Seigneur, je suis sans force. Tu es Celui qui me garde (Psaumes 121 : 5) ». C'est la méthode de la foi : « La victoire par laquelle le monde est vaincu, c'est notre foi (1 Jean 5 : 4) ». Voilà bien « la seule chose nécessaire », puisque c'est l'unique moyen qui permette à Jésus de poursuivre en nous l'œuvre de Son Esprit.

Il faut qu’à chaque instant, Christ soit tout pour nous. Tout comme nous avons besoin à tout moment d'oxygène pour vivre, il faut aussi que Dieu renouvelle sans cesse en nous la vie divine, et Il le fait par notre communion avec Christ, puisque Christ n'est autre chose que la plénitude de Dieu, mis à notre portée et à notre disposition. L'Esprit-Saint est simplement la plénitude de Christ ; nous enveloppant de Sa vie et de Son amour, comme l'air enveloppe notre corps.

Croyons que nous sommes en Christ, qu’Il nous enveloppe de Sa céleste puissance, ardemment désireux de faire jaillir de nos cœurs les fleuves d'eau vive ! Gardons la joyeuse assurance que le Tout-Puissant tiendra glorieusement parole, et que notre suprême allégresse est de tout sacrifier pour Lui. Nous ferons alors l'expérience que des fleuves d'eau vive jaillissent en effet du sein de celui qui croit en Lui.


Amen.

 

Livre : « La bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude ».
Vous pouvez télécharger le livre en fichier PDF et EPUB ici !

 


 © Diffusion gratuite uniquement en indiquant la source : http://456-bible.123-bible.com.


 

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