L’Esprit  du  Christ.1&2

L’Esprit du Christ.1&2

« L'esprit nouveau et l'Esprit de Dieu » - « Le baptême de l'Esprit ». Il nous faut comprendre le rapport qui existe entre la régénération et l’habitation en nous du Saint-Esprit.

1. L'esprit nouveau et l'Esprit de Dieu.

« Je vous donnerai un nouveau cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau. Je mettrai mon Esprit au dedans de vous » (Ézéchiel 36 v. 26 et 27).

Dieu s’est révélé à nous dans deux économies successives. La première était un temps de promesses et de préparation ; la seconde est le temps de l’accomplissement de ces promesses. Sous l’ancienne alliance l’Esprit de Dieu descendait à certains moments sur les hommes et agissait en eux du dehors au dedans, tandis que sous la nouvelle alliance le Saint-Esprit entre en l’homme et demeure en lui, opérant du dedans au dehors. Dans le premier cas, l’Esprit est l’Esprit du Dieu tout puissant, du Dieu saint ; dans l’autre, il est l’Esprit du Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

La promesse que nous transmet Ézéchiel, expose d’une manière frappante les deux grâces successives que Dieu accorde par son Esprit. Nous lisons d’abord : « Je mettrai en vous un esprit nouveau », c’est-à-dire que l’esprit de l’homme sera renouvelé par l’Esprit de Dieu ; et quand ceci a eu lieu, vient aussi l’autre grâce promise : « Je mettrai mon Esprit au-dedans de vous », c’est-à-dire que l’Esprit de Dieu viendra demeurer dans l’esprit renouvelé. Quand Dieu veut habiter quelque part, il faut qu’il ait une demeure. De même pour nous : un nouveau cœur, un esprit nouveau nous sont donnés comme condition indispensable à la présence de l’Esprit de Dieu en nous. Notre esprit renouvelé devient la demeure du Saint-Esprit de Dieu, et celui-ci tout en restant distinct de notre esprit, témoigne en lui, avec lui et par lui.

Il est facile de reconnaître l’importance de cette distinction. Elle nous fait comprendre le rapport qui existe entre la régénération et l’habitation en nous du Saint-Esprit. Par la régénération, le Saint-Esprit vient nous convaincre de péché, nous amener à la repentance, à la foi en Christ, et nous donner une nouvelle nature. Mais c’est seulement quand le croyant saisit la promesse de Dieu tout entière, quand il croit qu’il y a pour lui quelque chose de mieux encore que la nouvelle nature, quand il comprend que l’Esprit du Père et du Fils veulent réellement habiter le temple préparé en lui, que s’ouvre pour lui toute une merveilleuse perspective de sainteté et de grâces nouvelles.

Ces deux parties de la promesse divine s’accomplissent-elles simultanément ou successivement ? De la part de Dieu, ce double don est simultané. L’Esprit ne peut pas se partager. En nous donnant son Esprit, Dieu se donne lui-même à nous avec tout ce qu’il est. C’est ce qui eut lieu le jour de la Pentecôte. C’est après avoir cru et confessé leurs péchés sous l’influence de leur esprit renouvelé, que ces nouveaux convertis reçurent le baptême du Saint-Esprit, la présence de l’Esprit en eux. Il en est encore de même dans les temps de réveil, lorsque l’Esprit de Dieu agit avec puissance (Actes 8 v. 5 et 14 à 17 ; 19 v. 2). L’Esprit commence par agir sur l’homme et en lui par des paroles et des faits, avant d’entrer et de demeurer en lui. Il faut toujours distinguer entre l’action de l’Esprit en l’homme et son habitation en lui.

« Au dedans de vous ! » Cette expression est un des traits distinctifs de la « nouvelle alliance » : « Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, et je l’écrirai dans leur cœur » (Jérémie 31 v. 31 à 33). Dieu avait créé le cœur de l’homme pour y habiter. C’est au-dedans de nous que nous devons chercher l’accomplissement de la nouvelle alliance. L’Esprit même de Christ doit être en nous puissance de vie. Ce n’est pas seulement au Calvaire, ou à la résurrection, ou sur le trône de Dieu que doit se voir la gloire du Christ vainqueur, c’est aussi dans notre cœur. C’est au dedans de nous, oui, au dedans de nous que se manifeste la véritable gloire de sa rédemption.

« Ô mon Dieu ! Je te remercie de cette double grâce. Je te remercie d’avoir édifié en moi un temple saint et merveilleux où tu veux habiter, de m’avoir donné un esprit nouveau. Je te remercie aussi de la présence encore plus merveilleuse de ton Esprit divin que tu fais habiter en moi pour me révéler la présence du Père et du Fils.

Ô mon Dieu ! Je te prie d’ouvrir mes yeux sur ce mystère de ton amour. Que ces mots « au-dedans de vous » m’amènent à reconnaître avec crainte et tremblement ta bienveillance pour moi et que tout mon désir soit de voir mon esprit devenir réellement la demeure de ton Esprit. Que ces mots élèvent mes regards vers toi, avec la sainte confiance qui saisit tout ce que comprend ta promesse.

  Ô mon Père ! Je te remercie de ce que ton Esprit demeure en moi. Que sa présence se manifeste avec puissance en moi en me donnant une communion vivante avec toi.

  L’Esprit nous est envoyé, et pour construire le temple, et pour l’habiter ensuite. Impossible d’habiter une maison avant qu’elle soit bâtie. Quand le Saint-Esprit bâtit son temple, c’est pour l’habiter lui-même. Il faut qu’il y ait accord entre la maison et celui qui l’occupe. Le Saint-Esprit est l’essence même du Père et du Fils. Mon esprit est ce qui constitue mon individualité. C’est lui que le Saint-Esprit vient renouveler pour en faire sa demeure et le remplir de sa présence. L’Esprit de Dieu devient ainsi pour moi ce qu’il était pour Jésus sur la terre, la vie même de mon individualité. Avec un saint recueillement, avec un saint respect, je me prosterne devant toi, ô mon Père, pour te dire : Je te rends grâce ; ton Saint Esprit demeure en moi, au-dedans de moi-même ».

Amen.

2. Le baptême de l'Esprit.

« Jean rendit encore ce témoignage et dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit » (Jean 1 v. 32 et 33).

La prédication de Jean-Baptiste parlait de Christ comme de « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde », et comme de « celui qui baptiserait ses disciples du Saint-Esprit et de feu » (Jean 1 v. 29 ; Luc 3 v. 16). Le sang de l’Agneau et le baptême de l’Esprit : voilà les deux vérités centrales de la profession de foi et de la prédication de Jean-Baptiste ; elles sont en effet inséparables.

Le péché n’entraînait pas seulement culpabilité et condamnation, mais corruption et mort. Non seulement il faisait perdre à l’homme la faveur de Dieu, mais il le rendait indigne de communier avec Dieu, et sans cette communion intime, l’amour divin qui avait créé l’homme ne pouvait pas être satisfait. Dieu voulait réellement nous avoir tout à lui ; il voulait que notre cœur, nos facultés aimantes, et tout ce qui constitue notre individualité lui fussent une demeure où pût habiter son amour, un temple où il fut adoré. La prédication de Jean-Baptiste embrassait donc la rédemption tout entière, du commencement à la fin. Le sang de l’Agneau devait purifier le temple de Dieu, et rétablir son trône dans le cœur de l’homme, mais ensuite il ne fallait rien moins que le baptême du Saint-Esprit, que son habitation dans le cœur, pour satisfaire soit Dieu, soit l’homme.

« Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit ». Cette parole s’adresse à nous, aussi bien qu’à Jean. Tout ce que Jésus nous donne, il a commencé par le recevoir lui-même et se l’approprier personnellement ; et tout ce qu’il a acquis est à nous, il veut que nous le possédions, nous aussi. « Celui sur qui nous voyons l’Esprit s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit ».

Ce baptême, c’est l’Esprit même de Christ qui vient demeurer en nous avec la suprême puissance de sa nature glorifiée ; c’est « l’Esprit de vie de Jésus-Christ qui nous affranchit de la loi du péché et de la mort » (Romains 8 v. 2) ; c’est l’affranchissement du péché que Christ nous a acquis par la rédemption. Demandons au Père de nous révéler tout ce que son amour a encore à nous donner, demandons-le-lui jusqu’à ce que notre cœur soit tout plein de cette promesse : « C’est lui qui baptise du Saint-Esprit ». Demandons-le en renonçant à nous-mêmes.

 Pendant trois ans, Jésus a préparé ses disciples à ce baptême, et ce n’est qu’après cette école préparatoire que cette grâce leur fut accordée. Soyez, vous aussi, son disciple obéissant et docile, confiez-vous en lui, et vous serez ainsi préparé à recevoir le baptême de l’Esprit.

« Seigneur Jésus ! De tout mon cœur je t’adore, toi qui es assis sur le trône de Dieu et qui baptises du Saint-Esprit. Du haut de ta gloire, daigne te révéler à moi et me faire connaître tout ce que je puis attendre de toi. Je te remercie de m’avoir appris par ta propre vie quelle est la préparation nécessaire pour être rempli du Saint-Esprit. Pendant ta vie terrestre à Nazareth, l’Esprit était toujours avec toi ; mais ce n’est qu’après avoir voulu « accomplir tout ce qui est juste » (Matthieu 3 v. 15), qu’après avoir reçu le baptême de Jean, qu’après t’être ainsi solidarisé avec les pécheurs que tu venais sauver, que tu as reçu du Père une nouvelle effusion du Saint-Esprit. Ce baptême fut pour toi le sceau de son amour, la révélation de sa présence en toi, la force nécessaire pour le servir. Et a présent toi, sur qui est descendu l’Esprit, toi, en qui il demeure, tu fais pour nous ce que le Père a fait pour toi. Nous t’en bénissons ».

  Que notre foi saisisse toujours les deux vérités inséparables que Jean-Baptiste a prêchées : Jésus, l’Agneau qui ôte les péchés, Jésus, l’Oint de Dieu qui baptise du Saint-Esprit. C’est parce que Jésus a versé son sang qu’il a reçu la puissance de communiquer le Saint-Esprit. Ce n’est que là où on prêche la croix de Christ, que le Saint-Esprit opère. Ce n’est qu’en croyant au sang qui purifie de tout péché, ce n’est qu’en ayant la conscience purifiée par le sang de Christ, que je puis recevoir l’onction de l’Esprit ».

Amen.

 

Un message de Andrew Murray
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