Déserteur ou disciple ?

Déserteur ou disciple ?

Supposons que Dieu, par son Esprit ou une parole de l’écriture, vous révèle ce qu’il attend de vous et que vous perceviez cet appel. Si par la suite vous désertez, vous serez dominé par d’autres manières de voir situées aux antipodes de la pensée du Seigneur.

« Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui (Jean 6 v. 66) ».
Peut-être dites-vous en pensant à quelqu’un : « Si avec de telles idées il prospère, pourquoi ne serais-je pas comme lui » ? Votre devoir est de marcher à la lumière de la révélation que Dieu vous a donnée. Vous n’avez pas à vous comparer aux autres, ni surtout à les juger, car c’est leur affaire et celle de Dieu. Quand vous vous apercevez qu’une manière de voir qui vous est chère, est en désaccord avec la vision céleste, et que vous hésitez entre les deux, vous voyez se développer en vous certaines tendances, le sentiment de vos droits et de votre valeur personnelle.

Jésus a toujours considéré cela comme la racine de l’inimitié contre lui : « La vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance ». Si nous ne comprenons pas cela, c’est que nous n’avons pas réalisé le sens profond de l’enseignement du Seigneur.

Nous nous plaisons à regarder en arrière, et à nous remémorer les merveilleuses expériences que nous avons faites. Or, si vous refusez d’obéir à un seul commandement du nouveau testament révélé, par la lumière de Dieu, vous êtes sur la mauvaise pente ; cela prouve que votre conscience n’est plus docile à la vérité.

Le moment est venu de vous décider à être un vrai disciple de Jésus-Christ, ou un déserteur.

L’individualité

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même (Matthieu 16 v. 24) ».
L’individualité est l’enveloppe extérieure de notre personne morale. Elle est exclusive, joue des coudes et nous isole des autres. Elle est l’apanage naturel et normal de la vie de l’enfant, mais si nous la maintenons, nous nous replions sur nous-mêmes. Elle forme une coquille extérieure destinée par Dieu à protéger le germe fragile de notre personnalité.

Mais il faut qu’elle s’ouvre, qu’elle se brise, pour permettre à la personne morale de s’épanouir et de s’unir à Dieu.

L’individualité est un simulacre de la personne comme la convoitise est un simulacre de l’amour. Dieu a créé l’homme pour sa gloire ; l’individualité accapare l’homme pour sa propre gloire.
L’individualité a pour caractère l’indépendance et l’affirmation de soi. Cette constante affirmation de soi-même s’oppose à notre vie spirituelle. Si vous dites : « Je ne peux pas croire », c’est parce que votre individualité n’a pas la capacité de croire. La personnalité, elle, vit de la foi ; elle ne peut être incrédule. Voyez comment agit en vous le Saint-Esprit.

Il vous pousse jusqu’aux dernières frontières de votre individualité. Là vous avez à choisir : Ou bien résister, ou bien capituler, briser la coquille, laisser se manifester votre personnalité. Le Saint-Esprit concentre toujours son action sur un point particulier (voir Matthieu 5 v. 23 et 24). « Va d’abord te réconcilier avec ton frère ». Ce qui s’oppose à cette réconciliation, c’est votre individualité. Dieu veut vous unir à lui, mais il ne le peut pas, tant que vous ne renoncez pas à votre droit sur vous-même.

« Qu’il renonce à lui-même », à son indépendance, dit Jésus, et la vie véritable pourra grandir en lui.

Dieu ne fait pas acception de personne.

« Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés (Hébreux 10 v. 14) ».

Si nous pensons être pardonnés parce que nous regrettons nos péchés, nous foulons aux pieds le Fils de Dieu. La seule explication possible du pardon de Dieu, et de l'insondable mystère de l'oubli de nos péchés, c'est la mort de Jésus-christ. Notre repentance est seulement le résultat de la connaissance que nous prenons de cette Expiation, qu'il a accomplie pour nous : « Jésus-Christ a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption ».

Lorsque nous comprenons que Christ est tout cela pour nous, la joie parfaite de Dieu nous envahit. Mais quand cette joie est absente, la sentence de mort n'est pas encore levée.

Oui quoi que nous soyons, quoi que nous ayons fait, la communion entre nous et Dieu est pleinement rétablie par la mort de Jésus-Christ. Rien d'autre ne peut produire cette réconciliation. Elle n'est pas obtenue parce que Jésus-Christ plaide en notre faveur, mais parce qu'il est mort pour nous. Nous n'avons pas à gagner cette grâce, mais à l'accepter.

Ceux qui refusent délibérément d'accepter la croix frappent à une autre porte que celle que Jésus a ouverte. « Je ne veux pas accepter de passer par là ; il est trop humiliant d'être accueilli comme un pécheur ». La Bible répond : « Il n'y a pas d'autre Nom... » La sévérité apparente de Dieu révèle en réalité son amour, puisque le chemin vers lui est ouvert à tous : « Nous avons la rémission de nos péchés par son sang ».

Accepter pour nous-même la mort de Jésus, c'est accepter que soit mis à mort, en nous, tout ce qui est contraire au caractère et à la personne de Jésus. Dieu n'est juste en sauvant des hommes méchants et mauvais que parce qu'il a le pouvoir de les rendre bons. Le Seigneur ne prétend pas que tout va bien en nous alors que tout va mal. L'expiation, c'est l’œuvre par laquelle Dieu rend saint l'homme pécheur, à cause de la mort de Jésus.

Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis.

« ...et sa grâce envers moi n'a pas été vaine (1 Corinthiens 15 v. 10) ».

Nos lamentations au sujet de notre incompétence sont une insulte à notre Créateur, si nous l'accusons de ne pas s'occuper de nous. Prenez l'habitude d'examiner du point de vue spirituel tous ces propos qui paraissent pleins de modestie, et vous serez stupéfait de constater combien ils sont impertinents à l'égard de Dieu. « Je ne voudrais pas dire, certes, que j'ai atteint la sainteté ; je ne suis pas un saint ! »

Dire cela devant Dieu, signifie : « Seigneur il est tout à fait impossible que tu me sauves et me sanctifies, je n'ai pas eu de chance ; il me manque tellement de choses dans mon corps et dans mon esprit ; non, Seigneur, ce n'est pas possible ! » Cela peut paraître une attitude humble aux yeux des hommes, mais c'est mépriser Dieu ouvertement.

D'autre part, ce qui sera humble aux yeux de Dieu paraîtra peut-être orgueilleux aux yeux des hommes. Si vous dites : « Merci, Seigneur, par ta grâce, je sais que je suis sauvé et sanctifié », c'est pour Dieu la plus parfaite humilité, puisque vous vous êtes totalement abandonné à lui, et que vous croyez à sa parole. Ne vous tourmentez jamais pour savoir si ce que vous dites aux gens donne l'impression de l'humilité, ou non, mais soyez humble devant Dieu, et laissez-lui être tout en vous.

Une seule chose est importante pour vous, c'est votre communion personnelle avec votre Rédempteur et Sauveur. Laissez aller tout le reste, mais conservez à tout prix cette relation essentielle, et Dieu accomplira ses desseins par vous. Car une seule vie humaine peut avoir pour Dieu une valeur incalculable dans l'accomplissement de ses desseins. Et votre vie peut être cette vie-là.

 

Arthur KatzUn message de Oswald Chambers
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