Édification Chrétienne

Les podcasts de bible-Foi

 

 

 

 

 

Réalisons-nous que notre état d’esprit est un facteur déterminant pour notre croissance spirituelle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’avoir négligé, le peuple d’Israël s’est vu refuser l’entrée du pays de la promesse ! Il en est de même pour beaucoup d’enfants de Dieu aujourd’hui, Dieu ne les fait pas sortir du désert de leur âme parce qu’ils sont terriblement négligents quant à leur état d’esprit envers Christ. La paresse spirituelle, l’amour des plaisirs de l’Égypte non abandonnés, et le manque de soif de vérité, sont dans les mains de Satan de redoutables somnifères spirituels. Nous avons dans cet exemple de la vie du peuple de Dieu la démonstration flagrante que : L’HERITAGE DE CERTAINES PROMESSES DE DIEU DANS NOS VIES EST CONDITIONNE D’UNE MANIÈRE INDUBITABLE A NOTRE ÉTAT D’ESPRIT.

 

 

Distraits par nos occupations.

« A qui jura-t-Il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, si ce n’est à ceux qui avaient désobéi ? Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité (Hébreux 3 : 18) ».
Nous avons eu le choix d’accepter ou de refuser la grâce de Dieu pour découvrir son salut en Jésus-Christ ; nous avons aujourd’hui le choix, après notre conversion, d’accepter ou de refuser de continuer à chercher le Dieu de notre salut, pour découvrir et recevoir les autres promesses qu’Il a pour nous. Imaginons-nous un instant Moïse, voyant le buisson en feu, n’y prêtant aucune attention et continuant son chemin comme si de rien n’était : « Moïse dit : Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point (Exode 3 : 3) ». Et pourtant, combien d’enfants de Dieu réagissent comme cela face aux « buissons ardents » que Dieu leur présente, pour les attirer à de nouvelles perspectives spirituelles.

Dans la parabole du fils prodigue, il est très aisé d’y reconnaître la marque de ce terrible fléau, un état d’esprit négligeant. Certains doigts se pointent vers les chrétiens et chrétiennes chancelants, qui ont du mal à vivre leur foi, dont la conduite peut être certes réprimandable ; et pourtant ces mêmes doigts peuvent appartenir à des enfants de Dieu qui n’ont peut-être pas de problèmes apparents, mais qui négligent les miséricordes de la table du Seigneur. Des « fils aînés » qui ont peut-être un comportement extérieur irréprochable, servant le Seigneur dans leur Église, mais qui négligent les bienfaits que leur père tient encore à leur disposition ; au point de ne même plus savoir le goût qu’ils ont.

 

 

« …Marthe était absorbée par les nombreux soucis du service ; elle survint et dit : Seigneur, tu ne te mets pas en peine de ce que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m’aider…/…Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Or une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée. (Luc 10. 40 : 42) ». Jésus ne privilège pas l'adoration au détriment du service, et Il veut que nous soyons autant Marthe que Marie ; ce qu’Il nous enseigne c’est que nos vies peuvent être trop consacrées à beaucoup de choses secondaires. Le « syndrome de Marthe » touche aussi les disciples de Christ ! Nous sommes si souvent absorbés et distraits par « beaucoup de service (Luc 10 : 40) », que nous en perdons de vue l'essentiel. Saisissons-donc que « la bonne part (Luc 10 : 41) », peut nous être ôtée, et avec elle : Notre croissance en Christ.

Une vérité incontestable est celle qui consiste à croire que Dieu nous donne avec abondance les richesses de son amour ; il en est une autre qui consiste à croire que Dieu attend aussi de notre part une démarche personnelle, pour venir nous servir à sa table : Car « une seule chose est nécessaire (Luc 10 : 41) », et cette chose englobera tout ce qui entre dans la composition de cette parole : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu (Matthieu 6 : 33) ». Il est tellement important de continuer à rechercher, des années après notre conversion, Celui qui fait la joie de notre cœur, Celui à qui nous avons été fiancés, Celui qui est l’objet de notre amour, Celui qui est pour nous le « pays de la promesse », et donc un grand et vaste pays aux richesses inconnues, Celui qui nous dit : « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire (Jean 16 : 12) ».

« …tu rechercheras l’Eternel, ton Dieu ; tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme (Deutéronome 4 : 29) ». Cela peut mettre des jours, des mois, des années, peu importe ; la promesse est certaine : « Vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me chercherez de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous… (Jérémie 29. 13 : 14) ».

 

 

Être animé d'un autre esprit.

Que de choses peuvent nous détourner de ce qui est prioritaire et indispensable pour nos vies, l’accomplissement des promesses de Dieu. La recherche de notre identification en Christ, notre terre promise, notre « Canaan » céleste, qui seule peut nous satisfaire au plus profond de nous-mêmes et durablement. Qui a encore soif aujourd’hui que Christ se réalise dans sa vie pour jouir de ce que la Bible appelle « la plénitude de Dieu ».

« … parce que mon serviteur Caleb a été animé d'un autre esprit, et qu'il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il est allé, et ses descendants le posséderont (Nombres 14 : 24). » - « (…) ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs ; l’un à droite, l’autre à gauche. L’un des malfaiteurs suspendus en croix blasphémait contre lui. Mais l’autre lui fit des reproches et dit… Pour nous, c’est justice (…) Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis (Luc 23. 33 : 43) ».

L’esprit de Caleb c’est l’esprit de conquête d’un chrétien qui va suivre pleinement la voie de Dieu, par Sa grâce. Il va laisser Dieu faire son œuvre en lui afin de pouvoir entrer dans d’autres sphères spirituelles plus profondes. Pour se faire, il va laisser son Dieu utiliser les circonstances de la vie pour le conduire sur la croix, cela toutes les fois qu’il le faudra. Chaque jour que Dieu choisira pour crucifier sa volonté propre et la faire mourir, sera pour lui un pas de plus dans sa croissance personnelle. Ce chrétien va apprendre à renoncer à lui-même ; il va laisser la lumière divine lui révéler sa véritable nature de « brigand », son véritable « Jacob » afin de le transformer en « Israël ». L’Esprit-Saint lui révélera que pour lui, progresser dans la connaissance du Christ implique de porter sa croix. Il va comprendre que la croix dans sa vie est plus que nécessaire, qu’elle est justice de Dieu.

Ce n’est pas un chemin facile, ni plébiscité ; mais quelle récompense, lorsqu’il entendra jour après jour, avec les oreilles de son cœur, Jésus lui-même lui dire : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis (Luc 23 : 43) ». Autrement dit : « Aujourd’hui, parce que tu es animé d’un autre état d’esprit, tu vas entrer plus profondément dans la bénédiction de Dieu ». Oui, l’esprit de Caleb est un esprit de vainqueur qui accepte la croix, et qui de ce fait pénètre le royaume de Dieu plus en avant. Il reçoit en héritage du Père la « manne cachée » ; et par révélation, une connaissance toujours plus grande de Jésus-Christ : « … parce que mon serviteur Caleb a été animé d'un autre esprit, et qu'il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il est allé, et ses descendants le posséderont (Nombres 14 : 24) ».

 

 

La réelle signification de nos « déserts ».

« Il t’a nourri de la manne que tu ne connaissais pas et (…) afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel (…) reconnais en ton cœur que l’Eternel, ton Dieu, t’éduque comme un homme éduque son fils (Deutéronome 8. 3 : 5). »

« L’Eternel dit à Moïse : Je vais faire pleuvoir pour vous du pain, du haut du ciel. Le peuple sortira et en recueillera, jour par jour, la quantité nécessaire, ainsi je le mettrai à l’épreuve et verrai s’il marche, oui ou non, selon ma loi (…) il y avait à la surface du désert quelque chose de menu, de granuleux, quelque chose de menu comme le givre sur la terre (…) Moïse leur dit : C’est le pain que l’Eternel vous donne pour nourriture (…) Recueillez-en chacun ce qu’il lui faut pour sa nourriture (…) Chacun recueillait ce qu’il lui fallait pour sa nourriture (…) Moïse leur dit : Que personne n’en laisse jusqu’au matin…il y eut des gens qui en laissèrent jusqu’au matin ; mais il s’y mit des vers, et cela devint infect (…)Tous les matins, chacun recueillait ce qu’il lui fallait pour sa nourriture ; et quand venait la chaleur du soleil, cela fondait (…) La maison d’Israël donna le nom de manne à cette nourriture (…) ( Exode 16. 4 : 31) ».

« Au vainqueur, je donnerai de la manne cachée… (Apocalypse 2 : 17) ».

« En vérité, en vérité, je vous le dis (…) mon Père vous donne le vrai pain venu du ciel ; car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde (…) moi, je suis le pain de vie. (Jean 6) ».

 

Quelle grâce pour nous que d’accepter sans murmurer les déserts spirituels que Dieu nous propose ou nous impose ; ils sont sources de profondes purifications. C’est un endroit où nous allons souffrir d’une faim spirituelle de Jésus-Christ qui est la manne céleste ; un endroit qui va, certes nous humilier, mais qui va nous être grandement favorable, et qui va nous disposer à recevoir de Dieu Sa propre nourriture céleste. Les brûlures et la sécheresse ont pour mission de nous aider à mettre notre propre volonté de côté et à accepter ce que le Seigneur veut nous donner sans rien vouloir changer. Il n’y a là plus de place pour nos goûts propres « made in Egypte ». Nous allons être purifiés par le feu de nos épreuves pour être libérés de toutes nos impuretés ; et c’est la providence divine qui va nous y introduire. Plus notre foi sera purifiée, plus elle grandira pour atteindre les objectifs du Seigneur.

 

Le désert est un endroit où Dieu va pouvoir nous donner exactement la nourriture dont nous avons besoin le jour même. Il va nous enrichir d’un renouveau inconnu à notre esprit : « Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim et il t’a nourri de la manne que tu ne connaissais pas (Deutéronome 8 : 3) ». En effet, ne nous y trompons pas, c’est au désert, et nulle part ailleurs, que nous allons apprendre par l’expérience, « que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel » ; nous allons discerner progressivement que notre Père nous éduque comme ses fils et ses filles, des fils et des filles qu’Il chérie tendrement, avec beaucoup de compréhension et de patience. Cette éducation servira exclusivement à nous préparer à entrer dans la plénitude de Jésus-Christ ; nous devons recevoir cette divine pédagogie pour être prêts à vivre sous le règne de Christ, apprendre véritablement que ce n’est pas à cause de notre justice que Dieu nous donnera ses promesses, mais par Sa grâce : « Moi, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur (Osée 2 : 16) ».

 

 

Les déserts ont toujours un sens profond pour nos vies, quelque chose que nous nous devons absolument d’expérimenter pour découvrir leurs réelles significations. Ils signifient : « Être vidés de nous-mêmes, être mis de côté, pour être en capacité de recevoir le gouvernement de Christ, et de laisser Sa Royauté s’installer dans nos vies, selon Son bon vouloir ». Nous ne pouvons être une personne qui a de l’importance dans le désert, nous ne pouvons être une personne autosuffisante, une personne sûre d’elle-même… Le désert nous impose sa stérilité, sa désolation, l’inutilité, et nous pousse à regarder vers Christ. Si nous pouvions comprendre que nos épreuves sont en fait des bénédictions de Dieu. C’est la mise à mort de l’Egypte en nous, avec tous ses principes et son état d’esprit, c’est arrêter de faire pour être, afin de laisser Dieu s’occuper de tout. C’est ainsi qu’Il voudra et pourra se glorifier dans une vie, lorsqu’Il la gouverne enfin.

 

 

Il va répondre incontestablement à notre faim en faisant pleuvoir pour nous du pain, du haut du ciel : « Au vainqueur, je donnerai de la manne cachée… (Apocalypse 2 : 17) ». Josué et Caleb, animés d’un autre état d’esprit, croient. Au-delà des murmures du reste du peuple incrédule, au-delà des tentations du diable qui voudraient les ramener aux « délices » de l’Egypte, au-delà de leur chair qui montre souvent de la ténacité à résister à Dieu ; ils attendent d’entrer dans ce beau pays comme on attend Celui qui doit revenir avec la nuées (Apocalypse 1 : 7), comme quelque chose d’indispensable. Peut-être même provoqueront- ils ce rendez-vous par une profonde intersession, tant ils en reconnaissent le besoin. Tout ce qu’ils vont goûter alors de leur expédition, en tant qu’espions de « voies nouvelles », les attire inexorablement vers une plus grande bénédiction : « Soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu (Éphésiens 3. 17 : 19) ».

« Car l’Eternel, ton Dieu, va te faire entrer dans un bon pays, pays de cours d’eau, de sources et de nappes souterraines qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes ; pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers ; pays d’oliviers et de miel ; pays où tu mangeras du pain sans avoir à te rationner, où tu ne manqueras de rien ; pays dont les pierres sont du fer, et des montagnes duquel tu extrairas le bronze. Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l’Eternel, ton Dieu, pour le bon pays qu’il t’a donné (Deutéronome 8. 7 : 10) ».

Frères et sœurs, tout cela nous parle de la plénitude de Jésus-Christ. N’ayons aucune crainte de poursuivre notre marche de pèlerin, nous sommes étrangers et voyageurs et sommes appelés à aller toujours plus loin dans notre marche spirituelle. Dieu a encore une multitude de merveilleuses bénédictions à nous donner. Certains cantiques ou prédications nous présentent Canaan comme étant notre patrie céleste, or il en est rien, au ciel il ne s’y trouvera ni guerre ni péché. Frères et sœurs, Canaan préfigure bien une étape de plénitude spirituelle de nos vies chrétiennes, de plus en plus ignorée aujourd’hui.

 

 

La route céleste est encore longue.

Fondamentalement, cela nous apporte quoi de savoir que d’autres ont goûté à cette pleine présence du Seigneur, si nous-mêmes nous n’en connaissons pas la saveur. Quelles sont ces « montagnes géantes » qui nous accaparent, et qui nous font nous contenter bien souvent de peu. Qu’est ce qui nous trouble, au point de placer notre destinée dans la parole de chrétiens « endormis ». Non ! La route céleste est encore longue et ne peut être empruntée que par des « Josué et des Caleb », animés de cet esprit de vainqueur : « Montons, emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs ! (Nombres 13 : 30) ». C’est avec eux uniquement que le Seigneur Jésus-Christ pourra réaliser Ses projets ; avec des hommes et des femmes qui relèvent le défi des choses célestes ; quitte à affronter les montagnes, et les « enfants d'Anak, de la race des géants (Nombres 13 : 33) ».

« C‘est par la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues et saluées de loin, en confessant qu’ils étaient étrangers et résidents temporaires sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils cherchent une patrie. Et s’ils avaient eu la nostalgie de celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu l’occasion d’y retourner. Mais en réalité ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste (Hébreux 11 : 13) ».

Sommes-nous disposés à fuir nos habitudes religieuses, et à nous mettre en marche vers notre « patrie », sans nostalgie de l’ancienne. L’insatisfaction spirituelle dont nous sommes affectés va bientôt se transformer en un magnifique jardin « d’Eden » verdoyant. Être introduit dans cette terre promise c’est être introduit concrètement dans la présence du Roi des rois, libéré définitivement (non pas des combats) mais des prisons de notre âme. Nous pénétrons alors au-delà du voile « là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, devenu souverain sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédek (Hébreux 6 : 19) ». C’est ici que nous serons utiles entre Ses mains, c’est cela l’appel céleste.

Dieu a besoin de telles personnes, en ces jours de terrible baisse du niveau spirituel de l’Eglise, et de cette tendance plus que présente à se conformer de plus en plus aux standards du monde. Il cherche des « Josué et des Caleb » qui réagissent à cela selon son Esprit, en rejetant énergiquement les cadres et les manières d’agir de ce monde pour réaliser l’œuvre céleste : « En conséquence, roi Agrippa, je n'ai point résisté à la vision céleste (Actes 26 : 19) ». Il veut trouver ce genre d’hommes et de femmes qui vont avoir une grande influence sur Son peuple comme Josué et Caleb ont pu avoir sur la deuxième génération afin de les amener plus loin dans le plan Royal, plus loin dans l’union avec le Christ, par l’enseignement d’une connaissance vivante de Celui-ci.

Il nous faut tout apprendre du début à la fin, et personne ne peut le faire à notre place. Par contre nous pouvons stagner dans notre religiosité chrétienne, et risquer de voir le Seigneur nous laisser définitivement dans nos déserts spirituels. La première génération d’Israël vivait dans une certaine communion avec Dieu et expérimentait des choses miraculeuses peu banales, mais elle ne se voyait pas étrangère et résidente temporaire sur la terre. Son discours ne montrait en rien qu’elle cherchait une patrie, elle était nostalgique de l’Egypte, et rêvait secrètement d’y retourner. Dieu nous précise même dans hébreux 3 qu’ils virent Ses œuvres pendant quarante ans et pourtant, leurs cœurs s’égaraient toujours, parce qu’ils ne se sont pas disciplinés à chercher à connaître une plus grande part de leur héritage.

Ils faisaient partie de ces chrétiens qui souhaitent jouir uniquement des bienfaits de Dieu, et vivre leur religion au rythme de leur interprétation charnelle de la vie. Savez-vous bien aimés, que chercher les bienfaits de Dieu en occultant sa personne est appelé désobéissance, et que le fruit de cette désobéissance n’est autre qu’un grand stop dans notre évolution spirituelle ? « A qui jura-t-Il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, si ce n’est à ceux qui avaient désobéi ? Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité (Hébreux 3 ! 18) ».

 

 

Si nous préférons jouir simplement des dons du ciel, croyant que la vie chrétienne se borne uniquement à ce genre de considération, nous ne serons pas vraiment d’une grande utilité pour Dieu, et pas vraiment une menace pour le Diable. Cela c’est connaître Jésus comme Sauveur mais en aucun cas comme Seigneur et gouverneur de nos vies. Avons-nous remarqué que ce n’est pas en Egypte, lorsque se faisaient encore sentir les affres de l’esclavage, mais à l’approche de Canaan, que les Israelites ont commencé à endurcir leurs cœurs. Il en est malheureusement ainsi pour beaucoup de chrétiens aujourd’hui, une fois expérimentée la grâce du salut, ils se relâchent dans leur premier amour et c’est au bout d’un certain temps que l’on peut rencontrer chez eux de l’endurcissement. Ils profitent de leurs pauvres petits acquis spirituels et ne répondent plus à l’appel du total abandon du Seigneur, ils s’attiédissent. Nous pouvons servir le Seigneur de tout cœur et cependant rester emprisonnés dans notre âme, prêcher aux gens ce que devrait être la « marche par l’Esprit » et ne pas la vivre pour autant. Nous pouvons expérimenter des miracles de Dieu, mais sans chercher une plus grande révélation des pensées de Dieu.

C’est la deuxième génération qui va avoir le privilège d’expérimenter ce qui était destiné à la première, vous savez pourquoi ? parce que la deuxième n’était pas née en Egypte et de ce fait ne résistait pas à Dieu pour continuer sa marche, elle était disponible pour autre chose que ses plaisirs. Ce qui veut dire très clairement que si un chrétien résiste à la vision céleste, non seulement il n’entrera pas dans son héritage, mais en plus, Dieu cherchera quelqu’un d’autre pour accomplir Son œuvre. Il cherchera quelqu’un de disponible, quelqu’un d’assoiffé de vérité, qui acceptera de passer par la mort de la croix.

 

 

Une expérience spirituelle indispensable pour notre marche.

« Vous leur direz : C’est que les eaux du Jourdain ont été coupées devant l’arche de l’alliance de l’Eternel. Lorsqu’elle traversa le Jourdain, les eaux du Jourdain ont été coupées. Ces pierres serviront de mémorial aux Israélites, à jamais (Josué 4 : 7) ». Que l’Esprit nous révèle que ce « mémorial » de l’ancienne alliance (comme beaucoup d’autres d’ailleurs), est bien une expérience spirituelle chrétienne de la nouvelle alliance indispensable pour notre marche.

Les pierres prises dans le lit du fleuve signifient notre union avec Jésus dans sa mort et son ensevelissement. Les pierres prises hors du fleuve et dressées pour mémorial sur l’autre rive typifient merveilleusement notre union avec Lui dans sa résurrection. C’est là la signification de notre baptême d’eau : « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisé en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie (Romains 6 : 3) ». Ce passage du Jourdain est une illustration remarquable de ce que signifie être crucifié avec Christ et enseveli en sa mort. Nous avons été ensevelis en Christ, nous sommes donc morts au péché, au monde et à nous-mêmes.

La vie des hébreux dans le désert représente pour nous une vie dans notre âme principalement, alors que notre vocation est de vivre dans et par l’Esprit de Jésus-Christ. Nous pouvons avoir expérimenté la délivrance du péché mais rester esclave de notre vieille nature, de notre moi psychique. C’est un comportement essentiellement basé sur l’émotivité, les sentiments, la jouissance. Les vies chrétiennes sont des vies appelées alors « en dents de scie » ; il ne s’y trouve que des hauts et des bas, une alternance d’exaltations et d’effondrements. Les victoires se font rares et la communion avec le Seigneur n’est pas ce que l’on souhaiterait. Cette façon de vivre ne doit être qu’une étape, comme le désert n’était qu’une étape pour les hébreux.

Beaucoup croient que c’est là la vie chrétienne normale alors que ce n’est qu’une transition. Un jour, par la grâce de Dieu, nous avons cherché avec ferveur et foi d’être sauvés de nos péchés et ainsi ce fut, maintenant nous nous devons de chercher avec cette même ferveur d’être délivrés de notre vieille nature, là aussi il faut une intervention divine. Si ces phrases n’évoquent rien en vous, c’est justement le signe que vous êtes encore dominés par votre chair, ne vous mentez pas à vous-même, cherchez Dieu de tout votre cœur et demandez-Lui de vous expliquer cette vérité. Le désert de l’âme n’est qu’une étape et il faut vite en sortir.

 

 

Citation

 

« Avon-nous été réduits à rien ? Nous avons été ensevelis avec Lui, afin que... nous aussi nous puissions vivre d'une vie nouvelle, et marcher en avant (Romains 6 : 4). Il est impossible d'entrer dans la voie de la sanctification totale sans que notre moi, notre « vieil homme » soit dûment enseveli.
Tant que nous n'avons pas été réduits à rien, la sanctification n'est qu'un rêve. Il nous faut mourir, d'une mort où l'on ressuscite, pour vivre de la vie de Jésus, de la vie que rien ne peut détruire ; de la vie où l'on est un avec Dieu, où l'on a un seul but : Être témoin de Dieu. En êtes-vous là réellement, et non pas seulement en imagination ? Pour être enseveli, il ne s'agit pas de se monter la tête, il s'agit de cesser de vivre.

 

Acceptez-vous ce que Dieu vous demande, de cesser d'être le chrétien consciencieux et appliqué que vous avez été jusqu'ici ? Nous louvoyons autour du cimetière, mais nous refusons d'y entrer. Pourtant ce qu'il nous faut, c'est être baptisés, c'est-à-dire plongés dans la mort du Christ. Encore une fois, en êtes-vous là ? Ou bien, à l'égard de la vie de votre âme, continuerez-vous à jouer la comédie ? Pouvez-vous dire, en regardant en arrière ; pouvez-vous dire, avec une très douce, très apaisante, avec une immense reconnaissance : « Tel jour, je suis mort à moi-même et j'ai fait ma paix avec Dieu » ? Si vous ne l'avez pas fait encore, ne voulez-vous pas le faire aujourd'hui ? Cela dépend uniquement de vous (Oswald Chambers). »

 

 

« En conséquence, roi Agrippa, je n'ai point résisté à la vision céleste (Actes 26 : 19) ». De quelle génération sommes-nous : Celle du désert ou celle de l’avancement dans les projets de Dieu ? Pas en ce qui concerne notre savoir doctrinal, mais dans notre expérience de vie. Résistons-nous à la vision céleste ? « Ainsi parle l'Éternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : Nous n'y marcherons pas (Jérémie 6 : 16) ». Les espions envoyés par Moise ne voulurent pas emprunter la « bonne voie » ; Dieu leur a alors refusé des perspectives nouvelles, malgré tout l’amour qu’Il portait à Son peuple. Frères et sœurs, voici la raison pour laquelle, de nombreux chrétiens, sauvés par grâce, n’ont pourtant pas encore trouvé le véritable repos de leur âme. Ils ne sont pas encore totalement abandonnés à Christ.

Et nous ! Qu’allons-nous répondre au Seigneur ? Désirons-nous vraiment le repos pour nos âmes fatiguées par la chaleur de notre désert spirituel ? Le Seigneur a un repos pour nous, et notre volonté de lui abandonner toutes nos vies aidera à décider de l’action divine : « Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui (Jean 6 : 66) ». Sommes-nous de ces disciples qui préfèrent vivre leur vie chrétienne sans Christ, le chemin du renoncement est-il trop exigeant, la Parole de Dieu trop dure ? Comme le disait Chambers : « Sommes-nous disciples ou déserteurs ? ».

Pourquoi la Parole de Dieu dit-elle que : « …j’ai aimé Jacob, et j’ai eu de la haine pour Ésaü (Malachie 1 : 3) » ? Pourquoi ce terrible : « …j’ai eu de la haine pour Ésaü » ? Parce qu’Ésaü, de par ses choix de vie, a refusé son droit d’aînesse ; il a refusé ce que Dieu lui proposait de plus pour sa vie ; il a refusé de prendre possession de son héritage ; il a refusé d’entrer dans un plus grand abandon de sa vie pour une plus large bénédiction ; ça a été son choix. C’est ici cette catégorie d’enfants de Dieu qui restent profondément charnels, qui ne sortent pas de l’enfance spirituelle, et qui errent douloureusement dans le désert d’une vie où se côtoient immaturité et défaites spirituelles.

 

 

Citation

 

« Les Israélites avaient bien débuté, c’est par la foi qu’ils avaient fait la Pâque et l’aspersion du sang ; par la foi, ils avaient traversé la Mer Rouge comme un lieu sec. Mais, mis à l’épreuve pour voir s’ils retiendraient fermement jusqu’à la fin leur assurance, la plupart avaient faibli. Ils avaient eu la foi pour sortie d’Egypte, mais non pour entrer en Canaan. Il y avait parmi les Hébreux des « croyants » de cette espèce, et il y en a aussi un grand nombre dans l’Eglise de nos jours. Ils sont sortis d’Egypte, mais ils n’ont jamais été plus loin que la foi initiale qui produit la conversion. Ils n’aspirent pas de tout leur cœur ; ils ne sont pas résolus à poursuivre une vie de sainteté ; ils ne sont pas prêts à tout sacrifier pour entrer dans la terre promise du repos et de la victoire (Andrew Murray). »

 

 

Et pourquoi ce : « J’ai aimé Jacob » ? Parce que Jacob, outre le fait qu’il devra lui aussi placer toute sa vie sur « la croix » et mourir à lui-même, va être animé de cet état d’esprit que Dieu agrée particulièrement : « Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni (Genèse 32 : 26) ». Voici un esprit de conquérant, un esprit de quelqu’un qui veut hériter de toutes les promesses. Jacob est passionné par les trésors célestes, par la plénitude de Dieu et ne veut en aucun cas résister à la vision céleste. Il sait qu’il y a encore une multitude de choses à recevoir des cieux, alors plus d’hésitation, il accepte le gouvernement total de Dieu sur sa vie. Cette sorte de chrétiens s’applique à suivre le Seigneur de très près partout où Il va, et entre progressivement dans une vie de repos et de victoire.

 

 

Certainement que notre désir de plénitude sera éprouvé par Dieu, il est normal qu’Il mesure exactement notre détermination et connaisse vraiment jusqu’où nous sommes prêts à aller. Mais quelle félicité lorsque nous verrons le ciel s’ouvrir pour nous accorder ce à quoi nous aspirons, depuis peut-être des années. Cela va être le cas pour Elisée (2 Rois 2), lorsque l’Eternel fit monter Elie au ciel dans un tourbillon, Elie n’aura de cesse que de vouloir que son serviteur Elisée reste dans différents endroits par lesquels ils passaient. L’esprit de pionnier d’Elisée va l’emporter sur l’épreuve, à chaque tentative d’Elie il aura la même réponse : « L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! Je ne t’abandonnerai pas ». Il veut tout de Dieu, même les choses qu’il ne connaît pas encore. Il est prêt à en payer le prix, alors Dieu ne pourra faire autrement que de lui accorder ce que son cœur désire. Lui aussi cherche premièrement le royaume et la justice de Dieu, il cherche de tout son cœur alors il va recevoir selon sa foi.

 

 

Alors en marche frères et sœurs.

Courage, prenons notre bâton de pèlerin et remettons-nous en marche comme de vrais pionniers. Le Dieu vivant et vrai que nous aimons nous donnera une foi vivante pour nous unir à ses projets, nous ne nous contenterons jamais plus de moins que Sa plénitude : « Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance (Hébreux 4 : 11) ». Ne nous laissons pas endurcir par toutes les séductions du péché et des hommes paresseux, mais cherchons à connaître par révélation la bonne voie afin d’y marcher. Il nous faudra certainement abandonner certaines choses en route mais qu’importe, ce que nous allons trouver nous le garderons jusque dans la vie éternelle. Il est vrai que nous aurons besoin de persévérance car on ne s’impose pas dans les parvis du Maître, il faudra attendre la suprême invitation. C’est en effet sur Sa Parole que nous quitterons la douloureuse servitude de l’ancienne alliance, afin de découvrir la nouvelle dans une marche nouvelle par l’Esprit. Dieu nous rendra capable de prendre possession de choses nouvelles par la force de son bras puissant, notre seule devise sera celle de Caleb : « Nous voulons posséder ce pays et rien ne nous ralentira ». « Parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit (Nombres 14 : 24) ».

« Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : Je jurai dans ma colère : Ils n'entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses œuvres eussent été achevées depuis la création du monde (Hébreux 4 : 3) ». Frères et sœurs, la Bible dit : « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos », c’est la voie royale, nous l’avons empruntée nous qui avons cru. La bénédiction est nôtre pourvu que nous retenions l’assurance que nous avions au commencement, notre foi toute première ; celle qui nous a fait sortir d’Egypte nous mènera immanquablement dans notre terre promise. La foi se repose sur l’intervention d’un autre et non sur ses propres forces ou efforts. Qu’aucune défaite, ni égarement, ni péché, ne nous amènent à désespérer et à tomber dans l’incrédulité. Celui qui a été capable de nous faire sortir d’Egypte sera capable de nous donner ce pays promis. Il aura soin de poursuivre son œuvre et de la rendre parfaite, ce n’est pas à nous de porter cette tâche. Laissons-nous entraîner par notre « Josué » céleste dans la mort du Jourdain, pour pouvoir jouir pleinement de Sa Vie de résurrection : « Vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me chercherez de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous… (Jérémie 29. 13 : 14) ».

Bannissons de notre cœur la peur de l’inconnu ; il y a une prudence spirituelle qui n’a d’autre fondement que l’incrédulité. Tout comme ces espions qui sont revenus effrayés à la pensée de vivre quelque chose de nouveau avec Dieu. Ils n’ont communiqué au reste du peuple que l’inverse de ce que Dieu voulait. Il est évident que je ne donne pas ici quitus à toutes les nouveautés qui fleurissent dans l’Eglise du Seigneur aujourd’hui, il y a beaucoup de déchets. Mais cela ne veut pas dire non plus qu’il faille tout rejeter systématiquement, attention, le Seigneur veut nous faire aller plus loin dans notre spiritualité. Il est sûr qu’il nous est demandé une grande part de foi, une foi qui croit au secours et à la providence de Dieu sur ces chemins anciens qui nous paraîtront peut-être nouveaux : « C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait (Hébreux 11 : 8) ».

« Seulement fortifie-toi, aie bon courage, en observant et en mettant en pratique toute la loi… (Josué 1 : 7) ». C’est fortifié jour et nuit par la Parole vivante de Dieu que nous marcherons de victoire en victoire, remplis d’audace et d’énergie divine. Après le Jourdain nous ferons l’expérience de notre « Guilgal », l’expérience du couteau pénétrant dans notre chair, la circoncision du cœur qui ne vient pas de la main d’un homme mais de l’Esprit. C’est l’épée de la Parole qui sépare en nous la chair et l’esprit afin de ne pas entreprendre ce que nous voudrions (même dans le service de Dieu). Cette circoncision du cœur nous rendra capable d’affronter les puissances des ténèbres et de prendre possession de tout notre héritage, de recevoir toute la plénitude de notre Père : Son Fils bien aimé.

« Ne t’ai-je pas donné cet ordre ; fortifie-toi et prends courage ? Ne t’effraie pas et ne t’épouvante pas, car l’Eternel ton Dieu, est avec toi partout où tu iras (Josué 1 : 9) ».

« Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils cherchent une patrie. Et s’ils avaient eu la nostalgie de celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu l’occasion d’y retourner. Mais en réalité ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste (Hébreux 11 : 13) ».

« …maintenant, lève-toi, traverse le Jourdain que voici, toi et tout ce peuple, en direction du pays que je donne… (Josué 1 : 2) ».

Alléluia, gloire à Dieu dans les hauts cieux, le pays est à nous…

Soyez richement bénis !



 © Reproduction gratuite autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source www.bible-foi.com soit indiquée.


 

Ajouter un Commentaire

En publiant un commentaire, vous vous soumettez aux conditions d’utilisations relatives aux Mentions Légales !


0.png0.png1.png8.png2.png6.png2.png5.png1.png
AUJOURD'HUI119
HIER215
CETTE SEMAINE1391
CE MOIS1782
TOTAL cumulé avec bible-foi.org - depuis 20101826251

Visiteurs en ligne

1
En ligne

9 août 2020
Web Traffic