Quelle différence entre un simple idéal moral et une révélation de Dieu ! L'idéal est abstrait, la révélation nous inspire.

 

La révélation nécessaire

« Là où il n'y a pas de révélation, le peuple est sans frein (Proverbes 29:18). » L'idéal n'amène guère à l'action. On peut se faire une conception de Dieu qui justifie notre inaction, en présence du devoir.

Jonas nous en offre un exemple. « Je savais bien, s'écrie-t-il, que tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et prêt à renoncer au châtiment (Jonas 4:2). » C'est ainsi qu'il excuse sa première désobéissance. Une conception de Dieu, même exacte, peut me fournir un prétexte à ne pas faire mon devoir. Tandis que la révélation que je reçois directement me pousse à l'action.

Le plus bel idéal peut être pour nous un opium qui nous endort et nous mène à la mort. Regardez-en vous-même ; n'avez-vous pour vous guider qu'un idéal abstrait, ou bien Dieu se révèle-t-il à vous directement ? Il faut, par la vision de Dieu, atteindre au-delà de ce que nous avons sous la main.

Quand cette vision nous manque, « quand il n'y a pas de révélation », nous aussi, nous sommes « sans frein ». Nous cessons de prier, nous ne cherchons plus la direction de Dieu en toute chose, nous agissons d'après notre propre initiative.

Nous sommes en train de descendre la pente. Où en sommes-nous ? Est-ce que nous sommes aujourd'hui orientés d'après la vision de Dieu ? Comptons-nous sur Lui pour faire de plus grandes choses qu'Il n'a jamais faites ? Sommes-nous, spirituellement, forts, frais et dispos ?

 

La révélation parfaite

« En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien (Jean 16:23). » « En ce jour-là. » C'est-à-dire quand le Sauveur glorifié nous aura fait entrer dans la communion du Père. Jusqu'à ce moment-là, vous avez bien des questions à me poser.

Mais une fois que vous êtes dans la communion de Dieu, les questions s'évanouissent, il n'en reste plus. Votre vie s'est transformée parce qu'elle s'est identifiée à celle du Christ ressuscité, et vous êtes en parfait accord avec les desseins de Dieu. Peut-on vraiment dire cela de vous ? Mais pourquoi pas ?

Il peut y avoir une foule de choses qui restent obscures pour votre intelligence, mais elles n'ont pas à intervenir entre votre cœur et Dieu. « Ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. » À quoi bon poser des questions, puisque vous savez que Dieu arrangera toutes choses pour que sa volonté se réalise de point en point. Votre cœur ne se trouble point, puisque vous vous confiez en Jésus.

Si vous rencontrez quelque difficulté quelque obstacle à votre foi, n'en cherchez pas la solution dans votre intelligence, mais bien dans vos dispositions intérieures, c'est là qu'il y a quelque chose à corriger. Quand vous serez parfaitement disposé à vous soumettre à Jésus, votre intelligence y verra parfaitement clair, vous serez tout près de Dieu, comme l'enfant qui tient la main de son père, et ce jour-là vous n'aurez plus de questions à poser.

 

Expérience ou révélation

« Nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce (1 Corinthiens 2:12). »
La Réalité, c'est la Rédemption elle-même et non l'expérience que j'en fais. Mais la Rédemption ne signifie rien pour moi tant je ne puis la saisir de façon concrète. Quand je nais de nouveau, l'Esprit de Dieu me fait sortir de moi-même et de mes expériences personnelles, et m'identifie à Jésus-Christ.

 

Si je reste confiné dans le monde étroit de mon expérience, c'est qu'elle n'est pas vraiment l’œuvre de la Rédemption. Ce qui prouve que mon expérience est le fruit de la Rédemption, c'est qu'elle me détourne sans cesse de moi-même. Je ne regarde plus à mes impressions mais à la Réalité qui en est la cause. Mes expériences n'ont aucune valeur, si elles ne me conduisent pas à leur Source, qui est Jésus-Christ.

 

Si vous essayez d'enfermer le Saint-Esprit en vous, pour qu'il vous procure des émotions religieuses, vous verrez qu'il franchira toutes les barrières et vous ramènera au Christ historique et réel. Ne cultivez pas une expérience qui n'a pas sa source en Dieu et n'aboutit pas à la foi.

Si vous le faites, votre expérience est anti-chrétienne, quelles que soient les visions que vous avez eues. Jésus-Christ est-il le Maître de vos expériences, ou bien essayez-vous de les gouverner à sa place ? Une de vos expériences vous tient-elle plus à cœur que le Seigneur lui-même ? Le temps viendra où grâce à Dieu, vous ne vous soucierez plus de vos expériences, car vous vous confierez pleinement en lui.

Ne vous laissez pas aller à parler de vos expériences ; la foi qui se confie en elle-même n'est pas la foi ; la foi qui se confie en Dieu est la seule véritable.
Le devoir du messager de l'Évangile est de dénoncer le péché et de révéler Jésus-Christ comme le Sauveur.

 

L'autorité de la révélation

« Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous (Jacques 4:8). » Il est très important de donner à tous l'occasion de mettre en pratique chaque vérité divine. Nous ne pouvons le faire pour eux, la responsabilité leur en est laissée. Ils doivent agir délibérément car le message de l'Évangile doit toujours pousser à l'action.

Le refus d'agir est une paralysie qui laisse l'homme inchangé ; mais celui qui agit n'est plus jamais le même. Cela semble être une folie, et c'est ce qui retient tant de personnes qui pourtant ont été convaincues par le Saint-Esprit. À l'instant même où je me lance dans l'action, je vis enfin, alors qu'auparavant je végétais. Lorsque toute ma volonté s'élance vers l'action, je vis véritablement.

Chaque fois qu'une vérité divine vous est révélée, mettez-la en pratique, pas nécessairement en agissant aussitôt, mais en prenant une ferme résolution d'agir, un engagement écrit. Alors, l'enfant de Dieu le plus faible, est affranchi de sa faiblesse ; toute la merveilleuse puissance de Dieu vient en lui.

Quand la vérité divine nous apparaît d'abord, nous reconnaissons nos fautes, mais nous y retombons souvent ; nous connaissons ainsi des hauts et des bas, jusqu'à ce que nous comprenions que nous ne devons plus reculer. Il nous faut saisir une parole de notre Seigneur et Sauveur, et nous en servir pour passer un contrat avec lui.

C'est la pensée du Seigneur, quand il nous dit : « Venez à moi », il veut dire, « liez-vous à moi par un contrat ». Nous avons du mal à nous y décider. Mais celui qui se décide enfin voit à l'instant même la vie divine envahir son cœur.

La puissance de domination du monde, de notre « moi », de Satan, est paralysée, non par l'acte lui-même, mais par la puissance divine que cet acte a déclenchée.

 


 


 

 

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