En réalité ce qui compte, dans notre marche chrétienne, c’est notre compréhension de la justice de Dieu en Jésus-Christ.

 

 

 

 

 

 

Voici les deux paraboles très connues, Matthieu 18. 23 : 35 et Luc 15. 11 : 32. Je voudrais simplement soulever quelques idées, non pas pour que nous soyons seulement remplis de connaissance, mais aussi pour que nous les mettions en pratique. La parole est aisée mais la pratique, ce n’est pas toujours facile...

 

L’amour de Dieu.

Matthieu : Le royaume est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. On a généralement tendance à parler de ces deux hommes : L’un, le premier à qui le roi a remis sa dette ; puis le deuxième à qui sa dette n’a pas été remise par son premier créancier et qui fut jeté en prison, puis la colère du roi. Puis on nous enseigne le pardon et de nous aimer les uns les autres.

Ce qu’il faut savoir dans cette parabole, c’est que le personnage central n’est ni le méchant serviteur, ni celui qui a été jeté en prison par son compagnon. Mais le personnage central, c’est le roi. C’est le caractère du roi qui est révélé dans ce passage ; et le roi c’est Dieu. C’est une image de Dieu. Et Jésus l’a utilisée très clairement pour montrer qu’elle était la nature profonde de Dieu, en l’occurrence le roi.

Au verset 23, le roi demande des comptes à ses serviteurs : « On lui en amena un qui devait dix mille talents ». En premier lieu, le roi lui dit qu’il sera vendu, lui, sa femme, ses enfants. C’était la justice du roi. Parce que le roi a le droit d’être juste, et c’est son devoir d’être juste. S’il n’y a plus de justice dans un pays, c’est l’anarchie. Donc, le roi va ordonner que cet homme ainsi que sa famille soient livrés. Cet homme tombe à genoux et implore la miséricorde et implore la pitié. Le roi annule sa sentence, a pitié de lui, et lui remet sa dette.

 

 

Au verset 26, Dieu exerce son jugement, et cet homme tombe à terre, pleure, demande pardon, invoque non pas des excuses - il n’en a pas - si le roi l’avait condamné, c’était juste parce qu’il méritait la condamnation. Cet homme tombe à genoux, et il pense à sa femme et à ses enfants. Il voit sa vie fichue. Il pense probablement à ses erreurs. Il réalise qu’humainement il est fichu. Il n’a qu’une solution, c’est implorer la grâce et la miséricorde de son maître, de son roi. En un mot, sa prière, sa supplication, ses larmes vont le délivrer de la condamnation. La nature de Dieu est juste ; Il n’a pas de compromis. Non. La justice de Dieu est claire. Il n’y a qu’une façon d’y échapper, c’est par la repentance et en implorant la grâce et la miséricorde de Dieu. Parce que si dans la nature de Dieu, il y a la justice, dans le caractère de Dieu, il y a la pitié, la miséricorde. C’est extrêmement important de comprendre ces deux dualités. Tant que tu fais appel à la miséricorde de Dieu, sincèrement, tu peux échapper à la justice de Dieu. Si tu piétines la miséricorde de Dieu, tu auras à faire à la justice de Dieu.

Dieu n’est pas seulement quelqu’un qui est capable d’être miséricordieux, c’est sa nature : « Lent à la colère, riche en bonté et en miséricorde ; sa miséricorde se renouvelle chaque matin… ». Nous connaissons bien tous les attributs qui sont donnés à Dieu. La Bible est remplie des mots de Son caractère d’amour : « Dieu est lumière ; Dieu est amour » ; de Son caractère de bonté : « autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il éloigne de nous nos transgressions, autant sa bonté est grande pour tous ceux qui le craignent... ». Ce sont tant de textes qui dans nos combats et dans nos luttes personnelles, nous avons serrés sur nos cœurs chacun pour notre part. Vous les proclamez, vous les répétez ; c’est comme une bouée à laquelle vous vous accrochez. Dieu est bon. Ce qui est important, ce n’est pas seulement que Dieu soit bon, mais quand sa bonté est touchée par nos larmes de repentir, par nos supplications, par nos prières, Sa bonté devient active.

Au verset 27, le roi se laisse toucher par les larmes de cet homme. Non seulement, il ne le met pas en prison mais Il lui remet même sa dette. Dans le caractère de Dieu, la bonté de Dieu n’est pas simplement une histoire d’émotion - on fait sa petite crise émotionnelle - puis on recommence ensuite avec notre mauvais caractère. C’est de l’émotion pure et simple.

 

 

 

Un Dieu qui agit.

Dans bonté de Dieu, il n’y a pas seulement le roi qui voit cet homme qui pleure, mais le roi agit. Dès que nous touchons la pitié, la bonté, la compassion de Dieu, ce n’est pas seulement une émotion que nous réveillons en Dieu, mais c’est une action que nous provoquons de la part de Dieu ; une action de compassion, de pardon : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner et nous purifier de toute iniquité ». Il ne nous pardonne pas seulement, Il nous purifie de toute iniquité. Il relève notre tête. Il agit. Amen. Ce n’est pas seulement nous qui sommes là devant Lui, mais Il est en action parce qu’Il est le Seigneur.

Au verset 27 et 28, la dette de cet homme lui fut remise. Cet homme tombe sur un de ses débiteurs et le prend à la gorge : « Paie moi ce que tu me dois ». L’autre le supplie. C’est le test de Dieu pour cet homme-là. Et il tombe dans le piège. Dans la même situation, il ne réagit pas comme son maître. Il ne réagit pas comme le roi. Il ne réagit pas comme Dieu. Il frappe et met en prison son compagnon. Ses compagnons racontent au roi ce qui s’est passé. Et le roi le fait rappeler : « Je t’avais remis ta dette en entier.... tu es complètement fou, tu as été insensé et non seulement tu as été dur, mais tu n’as pas été droit, tu n’as pas été juste, tu n’es pas honnête avec ta conscience... tu devras payer jusqu’au dernier quadrant ». Cet homme et toute sa famille ont fini en prison ; pour nous c’est l’enfer.

 

Frère et sœur, vous connaissez la prière de Jésus : « Père, pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Si vous ne pardonnez pas les offenses aux hommes, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. Cette parole est très claire. Quand nous considérons tous les problèmes de zizanie entre les chrétiens, les méchantes langues, des condamnations, des critiques ; quand nous réalisons l’atmosphère qui existe dans le peuple de Dieu, quand vous voyez que les chrétiens ne s’aiment pas ; que certains ne tôlèrent pas les autres, ne se supportent pas... on peut comprendre pourquoi ça va mal dans le peuple de Dieu.

 

Parce que les gens se laissent aller à n’importe quelles manifestations de caractère, de réaction, de jugement, de condamnation. Et sans se rendre compte qu’en faisant cela, ils tombent spirituellement sur le terrain de ce débiteur libéré de sa dette qui frappe l’autre, qui punit l’autre, qui condamne l’autre et qui va maintenant payer. Et le maître lui dit : « Livrez-le aux bourreaux... ». C’est pour cette raison que bien des chrétiens ont besoin de délivrance, parce que les démons ont trouvé accès dans leurs vies parce qu’ils ont jugé, critiqué ou condamné. Nous ne pouvons jouer avec ces choses-là parce que nous sommes devenus, chacun pour notre part, le temple de Dieu.

 

 

Dans l’Ancien Testament, il est question d’onction.

Mais aujourd’hui, derrière toute onction, il faut savoir ce qu’il y a ! Une bêtise peut être dite dans l’onction ; et cela ne veut pas dire que l’onction confirme la bêtise... Non, mais l’onction confirme le ministère. Souvent on pense que l’onction est comme un nuage dans l’encens du tabernacle et qu’il va couvrir remplir la salle du chandelier ; je le souhaite..., mais ce n’est pas cela réellement. Le temple ce n’est pas les bâtiments. Le bâtiment, c’est vous ! Le bâtiment, c’est moi ! Le bâtiment, c’est votre corps. Vous êtes le temple du Saint-Esprit, et ensemble, nous sommes le temple du Saint-Esprit. Le problème n’est pas dans le temple ; le problème est dans notre temple à nous.

Très souvent, quand nous entrons dans la louange, il nous faut un certain temps de préparation. Pourquoi ? Parce que quand nous arrivons, nous ne sommes pas remplis de l’onction alors que nous devrions déjà l’être. Ce n’est pas la réunion qui doit nous remplir ; c’est nous qui devons amener la plénitude à la réunion et alors l’onction descend sur l’ensemble. La nuée de l’onction va remplir tout mon corps, tout mon être. Cette onction doit émaner de moi. Et si nous émanons tous l’onction, alors cela va être terrible !

Pour revenir à notre parabole, au verset 34, le maître va juger et va condamner cet homme. Et nous avons l’exemple du cœur de Dieu. Dieu est bon. Dieu est juste. Ne faîtes jamais de la bonté de Dieu, une bonté humaine qui couvre le péché : « Ton péché te retrouvera tôt ou tard ». Dieu est tellement bon, qu’Il frappera. Mais nous pouvons échapper à cela, si nous revenons à Lui et que nous confessons notre péché, si nous nous repentons devant Lui. Alors la compassion du Père va se manifester.

 

 

Un ministère de réconciliation.

Ce que je voudrais souligner dans ce récit, ce n’est pas que le maître a eu compassion. Mais qu’est-ce que le roi reproche ? « Tu aurais dû toi aussi avoir compassion de cet homme. Voilà, il t’a été fait grâce ; ta dette t’a été remise ; il te fallait en faire autant ». La pensée profonde simple mais claire qui ressort de ce passage, c’est que Dieu nous offre la miséricorde ; nous invoquons par notre demande de pardon la miséricorde de Dieu, et nous devons faire miséricorde aux autres. Et à qui que ce soit.

Nous n’avons plus un ministère de condamnation. Nous n’avons plus le droit. Nous n’avons pas un ministère de jugement, mais de réconciliation. C’est la seule part que Dieu te laisse dans ce temps de dispensation de la grâce. Le jugement est pour plus tard et c’est le Seigneur qui l’accomplira. Mais nous, nous avons un ministère de réconciliation. C’est le seul ministère que l’on ait. Et le Saint-Esprit nous est donné pour arriver en plénitude à ce ministère de la réconciliation. Le Saint-Esprit ne nous a pas été donné pour qu’on se manifeste des dons spirituels. Mais pour que le plan de Dieu pour notre vie, trouve son accomplissement pleinement. Les dons ne sont qu’un aspect de ce plan. Le Saint-Esprit vous a été donné pour vous amener à la pleine maturité de ce plan.

Laissons couler les réalités invisibles de Dieu dans nos vies : « Aimons-nous les uns les autres comme Lui nous a aimés. » - « Nous l’aimons en ce que Lui nous a aimés le premier. » - « Celui qui dit qu’il aime Dieu et qui n’aime pas son frère est un menteur. »

 

 

Le fils prodigue.

Luc : Le jeune homme qui part pour une vie de débauche. Il prend « armes et bagages » et il s’en va. Et quand il est au fond du trou, il se rappelle qu’après tout, la soupe à l’oignon chez son père n’était pas si mauvaise que cela. Il a mis un mouchoir sur son orgueil, sur sa vanité de jeune, sur son aplomb de jeune. Puis il dit : « J’irai vers mon père et je lui dirai, mon père j’ai péché contre le ciel contre toi ; je ne suis pas digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. »

 

Vous remarquerez une chose, c’est que le père ne le retient pas. On est loin des méthodes humaines pour retenir certaines personnes par pressions affectives qui ne les changent pas. Tant que le cœur et la bonne volonté ne sont pas touchés, cette personne ne changera pas. Nos habitudes d’amour doivent aller plus loin que simplement des attitudes ; il faut ramener le cœur. Le père, lui, ne bouge pas. Ce n’est pas qu’il n’a pas d’amour. Mais il sait très bien que c’est son fils qui doit revenir pour qu’il n’y ait pas une fausse conversion comme il y en a tellement dans les églises ; des faux retours ; des fausses repentances qu’il faut sans cesse recommencer. Au verset 20, la Bible nous dit : « Alors que le fils était encore loin, son père l’attendait il le vit... ». Il n’était pas méchant « le papa » ; il aimait son fils mais il fallait que son fils passe par son propre cheminement pour revenir totalement guéri de sa propre personnalité.

 

Du verset 20 à 24, nous avons l’image du Père ; c’est Dieu. Il attend son fils ; il ne force pas son retour par des manipulations comme toutes sortes de publicités évangéliques. Non. Il parle à la conscience. Mais dès que le fils bouge, le père se lève parce qu’il n’attend que son retour. Et quand le fils arrive, il court au-devant de lui. Le personnage central, ce n’est pas le fils prodigue ou le fils aîné, mais le père. C’est Dieu. Le père a compassion. Il court vers son fils. Il le prend dans ses bras. Dieu est amour. Ému de compassion. « Emu » cela veut dire, que c’est toute son âme, toute ses entrailles qui sont touchées.

Au verset 22, il lui met la bague au doigt. C’est la restauration dans la famille. Réintégration dans la famille et puis on lui donne la plus belle robe. Il lui donne des sandales aux pieds et c’en est fini du va-nu pied. Fini le marginal. Fini l’éloigné. Et le revêtement de la robe. La robe a toujours été le symbole du vêtement. Les sacrificateurs se revêtaient du vêtement du salut : « Nous avons revêtu Jésus-Christ. »

Rappelons-nous le jour où, sincèrement, un peu comme ce fils prodigue, nous sommes venus au Père, où nous avons baissé les bras en nous humiliant, et alors, le Père nous a pris dans ses bras. Puis le Père a dit aux anges de nous revêtir de la robe du salut, et nous avons revêtu Jésus-Christ.

1 Corinthiens 1 : 30 nous dit : « Or, c’est par Lui que vous êtes en Jésus-Christ, qui par la volonté de Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption... ». C’est une clé pour nous. Je pense qu’il faut qu’on réalise que ce n’est pas parce que nous nous repentons plusieurs fois, ce n’est pas parce que nous avons jeûné ou parce que nous avons confessé nos péchés ; ce n’est même pas parce que nous avons voulu être purs en déchirant notre cœur devant Dieu, que Dieu va nous bénir ! Non. C’est encore une de nos bonnes œuvres pour mériter Dieu !

 

La clé formidable que j’aimerais vous laisser entre les mains, c’est qu’avant de jeûner, avant de pleurer, avant de vous lamenter, avant de vous humilier, avant de recommencer le cycle complet dans le sens de constamment fouiller nos cœurs ou de nos entrailles, pour chercher des soi-disant péchés qui n’y sont plus, apprenons que ces choses-là peuvent devenir terriblement dangereuses quand elles sont mal comprises. Parce qu’en réalité ce qui compte, dans notre marche chrétienne, c’est notre compréhension de la justice de Dieu en Jésus-Christ.

 

 Cela veut dire que lorsque nous sommes dans un besoin particulier, dans une lutte ou un combat particuliers et que nous nous mettons à prier pour mettre notre vie en ordre, Dieu n’écoute pas notre prière parce que nous mettons notre vie en ordre ; Dieu écoute notre prière parce que nous prions au nom de Jésus. Prier au nom de Jésus, c’est se réclamer de toute la justice que Jésus a accomplie pour nous. Nous n’avons pas reçu l’Esprit de Dieu parce que nous avons jeûné ; nous n’avons pas été baptisés du Saint-Esprit parce que nous nous sommes bien repentis, mais tout simplement parce que nous avons cru ! Nous avons reçu l’Esprit, non pas par les œuvres mais par la foi !

 

 

Et quand constamment nous nous approchons de Dieu - que nous soyons bien ou non - nous nous approchons au nom de la justice de Jésus ! Parce que ce n’est pas notre justice qui va permettre à Dieu de nous bénir. Mais c’est tout simplement le Christ en nous qui permet à Dieu de nous bénir. Amen. Toute notre vie sera centrée sur Christ et ses mérites, sur son œuvre, sur sa justice, sur sa bonté. C’est par le caractère du Christ, c’est en Christ que nous pouvons nous tenir devant Dieu. Et c’est dans la bonté de Jésus que le Saint-Esprit nous permettra de nous approcher de Dieu, mais en nous faisant voir ce qui nous sépare de la bonté de Jésus. Et Il nous fera voir tel péché, tel mauvais trait de caractère, ou autre. Alors nous confesserons ces choses mauvaises, non pas pour avoir un droit de nous approcher de Dieu. Mais pour permettre, pleinement, sans obstacles à toute la justice du Christ, de se manifester devant Dieu pour notre vie.

La réalité d’une vraie stature en Christ, ce n’est pas de nous lamenter sur notre mauvais caractère qui a encore pu se révéler dans tel ou tel problème avec telle ou telle personne. Mais de reconnaître notre erreur et notre besoin de changer, et de nous laisser couvrir par la justice de Jésus. Et à ce moment-là, nous avons droit à l’onction ; et pour demeurer dans cette onction, nous devons régler notre problème. La Bible nous rappelle « de ne pas faire un prétexte de la liberté dans l’Esprit pour vivre selon la chair ». Si nous comprenons cela, nous deviendrons des chrétiens libres. Notre relation avec Dieu ne dépendra plus de nos réussites ou de nos échecs, de nos mauvaises humeurs ou de nos fautes. Notre prise de relation avec Dieu dépendra de la compréhension incroyable que nous avons de la justice de Dieu en Jésus-Christ. C’est Lui notre justice.

Lorsque nous avons enfin compris cette pensée, nous savons qu’il n’y a plus de mérite pour nous ; il n’y a plus à gagner une bénédiction de Dieu ou une approbation de Dieu. Non. Parce que nous le recevons uniquement par notre foi dans la justice et dans la vie de Jésus en nous.

Dans 2 Corinthiens 12 : 9, Jésus dira à Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ». Plus nous comprendrons qu’aucune de nos bonnes œuvres ne nous permet d’être acceptés par Dieu, et plus nous réalisons que nous sommes faibles, alors, plus à ce moment-là nous nous confions dans la grâce, dans la compassion, dans l’amour, dans la puissance du Seigneur Lui-même. À ce moment-là notre vie, à cause de notre foi, - et non pas à cause de notre cœur pur, mais seulement à cause de notre foi - l’action du Saint-Esprit va nous pousser à purifier notre cœur. Ce ne sera plus un légalisme religieux, nous obligeant à agir pour être bénis ; mais c’est justement parce que nous sommes bénis que le Saint-Esprit nous pousse à la repentance. Ce sera un fruit de l’Esprit un non pas un légalisme religieux, un acte de légalisme de la loi pour nous rendre meilleurs.

 

 

Cachés avec Christ en Dieu.

Souvent nos caractères ne changent parce qu’on a peur de se laisser à cette démarche. Quand tout va mal, souvent on veut tellement prier..., jeûner..., alors qu’il faut apprendre à nous abandonner dans les mains de Jésus : « Cachés avec Christ en Dieu », le repos. Reposons-nous dans la justice en Dieu et non dans la nôtre. Le Saint-Esprit changera nos cœurs dans notre faiblesse, alors que nous nous ne pourrons jamais le faire. Souvent pour comprendre ces choses-là, Dieu nous fait passer par la souffrance, pour qu’elles puissent entrer au plus profond de notre être.

Dans Hébreux 11. 13 : 40, nous avons tous les témoins de la foi qui vainquirent. Et je voudrais vous encourager afin que vous ne soyez pas emportés dans les temps mauvais qui viennent : Vous allez souffrir. Nous allons souffrir. Nous allons connaître des problèmes. Ceux qui brandissent une vie sans problèmes, ne seront pas là pour vous ramasser...! Les temps de la fin sont des temps difficiles, où nous aurons des bénédictions, des secours, et à la fois des souffrances aussi. David Wilkerson disait de ces temps-là, qu’il y aura un reste seulement dans les églises. Parce que les gens seront emportés étant rendus incapables de supporter les souffrances de la persécution, du rejet, de la trahison, de la pauvreté. Il faut nous préparer à ces temps. Dieu ne nous évitera pas ces temps difficiles. Pourquoi ? Parce que Dieu prépare le monde au jugement. Et Dieu nous prépare, nous, à l’éternité : « Une église sans tâche, ni ride, ni rien de semblable ». Il n’y a qu’en passant par la fournaise que ces choses pourront se faire en nous.

 

 

Causes de la souffrance.

Nous pouvons récupérer des souffrances parce que nous avons pris des mauvaises décisions. Le jeune homme qui s’est marié avec la jeune fille, ou la jeune fille qui s’est mariée avec le jeune homme en dehors du plan de Dieu, si plus tard ils souffrent, il ne faut pas qu’ils projettent le problème sur les autres, c’est lui ou elle qui aura pris une mauvaise décision, et il ou elle en payera les conséquences.

Nous pouvons récupérer des souffrances parce que nous avons fait des choses mauvaises : C’est le péché. Nous en supportons les conséquences. Si nous transgressons les lois que Dieu a établies, nous payerons.

Ces souffrances-là nous pouvons les éviter. Nos propres épreuves. Hébreux 11 nous parlent des héros de la souffrance. Il y a des peines, des souffrances qui guérissent parce qu’elles changent nos caractères en profondeur. Aucun d’entre nous ne pourra éviter d’avoir, un jour ou l’autre, des problèmes. Il y a des chrétiens malades, des chrétiens infirmes, d’autres qui sont au chômage. Et c’est facile de pointer du doigt et dire qu’ils ont péché... Élisée le prophète était atteint d’une maladie dont il est mort. Faisant attention, notre mauvaise langue peut faire des dégâts parfois dans ce domaine. Tout appartient à la souveraineté de Dieu : « Elle a du prix aux yeux de Dieu, la vie de ceux qui l’aiment. »

 

 

Nos défauts. Si nous sommes un caractère nerveux, coléreux, il va ressortir par toutes sortes de réactions. La Bible dit « que toute amertume, toute animosité, toute clameur, toute colère, toute calomnie et toute méchanceté soient ôtées du milieu de vous (Éphésiens 4 : 31) ». Dieu permet certains traitements sur nos vies par les uns par les autres par les circonstances, apparemment injustes, apparemment intolérables, apparemment incompréhensibles pour que des traits de caractère qui sont ancrés en nous et que nous n’avons jamais lâchés, soient purifiés par le feu. Dieu permet que tout soit mis en lumière et que par ces épreuves nous changions.

L’isolement. Parfois, il peut arriver que nous soyons dans la souffrance sans onction, plus de prière. Nous devenons froids, secs, seuls. Personne ne peut nous aider ; personne ne nous comprend. Nous sommes abandonnés. Un isolement total qui dure. Alors survient un esprit de condamnation et le diable arrive à nous dégager de la justice en Christ. Il va essayer de nous placer sous la condamnation de la loi. Il nous est dit du roi Ézéchias qu’un jour, Dieu l’abandonna pour l’éprouver et pour voir ce qu’il y avait réellement dans son cœur. Il y aura des moments où Dieu nous laissera, apparemment, à nous-mêmes. Et ce que nous sommes réellement au fond de nous, va sortir.

Passer au crible. Jésus a dit à Pierre : « Satan vous a criblés comme du froment, mais j’ai prié pour toi ». Lorsque nous sommes passés au crible, Jésus prie. Nous ressemblons à une crêpe, partout où on se tourne, ça chauffe ! Il n’y a pas un endroit où le diable n’ait pas frappé. Job, juste, intègre, criblé. Pourquoi ce criblage ? Premièrement. Pour que notre fichu orgueil, cet esprit de suffisance qui est en nous, comme du chiendent, soit enfin brûlé par le criblage de Satan que Dieu permet. Trop de suffisance dans nos vies. L’orgueil.

Deuxièmement. Pour que la compassion se manifeste. Tant que nous n’avons pas été criblés, nous avons un cœur dur. Tant que nous n’avons pas chuté, nous avons un cœur dur. Tant que nous n’avons pas réalisé le pardon, nous ne pouvons pas pardonner aux autres ou que du bout des lèvres. La compassion est quelque chose que nous devons découvrir.

Quand le fils prodigue est rentré, le fils aîné était furieux. Ne soyons pas comme le fils aîné qui a toujours été dans la maison du père, qui a toujours été obéissant, qui a été un pur et un dur, qui a travaillé, qui a donné sa dîme, qui a construit la maison alors que son frère faisait le vagabond ; ce n’est pas juste. Oui. Mais c’est la compassion de Dieu qui veut qu’aucun ne périsse, mais que tous parviennent à la repentance et soient sauvés. Amen : « Il y a plus de joie pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. »


Amen.

 


    Pierre Truschel

© Diffusé avec autorisation.


 

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