Car la langue est un domaine où les activités de la chair se manifestent de la manière la plus pénible et la plus désastreuse, même chez de véritables serviteurs de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

list arrow  Nous publions ici une série d'articles correspondant aux différents chapitres d'un livre écrit par Jessie Penn-Lewis. Cette série d'articles est destinée à nous permettre d'approfondir l'œuvre de la croix, essentielle pour notre sanctification.

 

 

Chapitre 8

 

La croix et la langue.

« Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant (Philippiens 3 : 18) ». Quand nous voulons savoir si nous sommes réellement identifiés avec Christ en Sa mort, et quel est notre degré de croissance dans la maturité de la vie de la nouvelle création, il nous suffit de savoir si nous avons remporté une pleine victoire sur les péchés de la langue, surtout quand nous parlons de ceux que nous considérons comme des « ennemis de la croix », volontaires ou involontaires.

Car la langue est un domaine où les activités de la chair se manifestent de la manière la plus pénible et la plus désastreuse, même chez de véritables serviteurs de Dieu, quand ils parlent de ceux qui sont tombés dans l'apostasie que nous voyons se répandre aujourd'hui, quand ils évoquent ceux qui ont renié « le maître qui les a rachetés (2 Pierre 2 : 1) », ou ceux qui se sont laissé séduire d'une manière ou d'une autre par les ruses de Satan.

« Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride (Jacques 3 : 2) ». Le mot « parfait », dans ce verset, selon la Concordance de Young, signifie « complet », « achevé ». C'est le même mot qui est employé dans Éphésiens 4 : 13 : « … jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ». Nous retrouvons aussi ce mot dans Colossiens 1 : 28 : « C'est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ », ainsi que dans Colossiens 4 : 12 : « Epaphras, qui est des vôtres, vous salue : Serviteur de Jésus-Christ, il ne cesse de combattre pour vous dans ses prières, afin que, parfaits et pleinement persuadés, vous persistiez dans une entière soumission à la volonté de Dieu ». C'est un mot qui évoque donc la notion de « pleine maturité ». Enfin, nous retrouvons ce mot dans Philippiens 3 : 15, où l'apôtre Paul écrit : « Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ». Ainsi, l'homme « parfait » en Christ est l'antithèse du « bébé » en Christ.

Par conséquent, selon Jacques, la marque suprême de la perfection, de la pleine maturité de l'homme spirituel, consiste à ne pas « broncher en paroles ». L'homme spirituel « complet » manifeste pleinement la perfection de la nouvelle création en Jésus-Christ. Il a acquis une pleine maturité de jugement, et une pleine assurance dans la foi. Il n'est plus un enfant, « flottant et emporté à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, et par leur ruse dans les moyens de séduction (Éphésiens 4 : 14) ». Mais il est capable de dire la vérité avec amour, dans la pleine assurance de la foi, dans la paix et la connaissance tranquille que donne la véritable maturité en Christ.

Les temps actuels sont des temps où tous les enfants de Dieu sont secoués et vannés à tous les degrés de leur vie spirituelle. Les hommes spirituels auront l'occasion de prouver leur maturité en ne bronchant pas en paroles, au milieu de la détresse actuelle. Des paroles dures, des réactions de hâte et de panique, ne peuvent pas coexister avec la « pleine assurance de la foi » et la profonde connaissance de Dieu, dont doit faire preuve l'homme vraiment spirituel. L'esprit de l'homme vraiment mûr dans son jugement peut être décrit par ces paroles de l'apôtre Paul : « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant (Philippiens 3. 17 : 18) ».

 

 

« En pleurant… ! »

Ah ! L'esprit d'un homme spirituel ! Celui qui est capable de pleurer en parlant des ennemis de la croix ne bronchera jamais en paroles ! Il n'attristera jamais le Saint-Esprit par le fruit de ses lèvres. Nous devons dire la vérité avec amour à ceux qui se sont égarés, mais « dans une grande affliction, le cœur angoissé, et avec beaucoup de larmes (2 Corinthiens 2 : 4) ». Et n'oublions pas que la « vérité » n'est pas ce que nous considérons comme vrai à propos de quelqu'un. Mais c'est rendre témoignage à la vérité de Dieu, telle qu'elle est écrite dans la Parole, tout en la mettant nous-mêmes en pratique dans notre vie.

Le fait de ne pas broncher en paroles est directement associé à la puissance de notre vie de prière, et au fait que nous nous maintenons dans une position spirituelle où Dieu peut nous écouter, et où nous pouvons aussi persuader les hommes. Si l'adversaire peut nous faire sortir de cette position où nous sommes « cachés avec Christ en Dieu », il ne manquera pas de le faire. Si nous sommes des combattants dans la prière, nous devons veiller soigneusement à demeurer dans une position où nous pouvons « élever des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées (1 Timothée 2 : 8) ». Si nous voulons vraiment demeurer dans le lieu très saint, nous ne devons pas « broncher en paroles ». Pourquoi donc ? Jacques nous en donne clairement la raison : « La source fait-elle jaillir par la même ouverture l'eau douce et l'eau amère ? (Jacques 3 : 11) ». Pouvons-nous, à un moment donné, prononcer des paroles amères et, le moment suivant, être un canal approprié pour l'eau cristalline et pure de la vie éternelle, qui sort du trône de Dieu et de l'Agneau ? Écoutons à nouveau Jacques, et entendons-le nous donner la raison pour laquelle un homme réellement sanctifié, dans son esprit, son âme et son corps, ne bronchera jamais en paroles.

 

Jacques nous dit que « la langue aussi est un feu ; c'est le monde de l'iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne (Jacques 3 : 6) ». Ce « cours de la vie » est celui de la vie adamique, que nous avons reçue à notre naissance terrestre. Ce « cours » est toujours enflammé par l'enfer, et par le serpent qui a empoisonné la vie reçue en Éden. L'arme la plus efficace du serpent est la langue, capable d'enflammer le cours de la vie en nous-même et chez les autres. D'où le surprenant et merveilleux silence dont Christ, le second Adam, a fait preuve, quand Il était accusé par le souverain sacrificateur et les prêtres. Il a laissé un exemple à Ses rachetés. Il n'a rien répondu : « Pilate lui dit : N'entends-tu pas de combien de choses ils t'accusent ? Et Jésus ne lui donna de réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur (Matthieu 27. 13 : 14) ».

 

Le Seigneur n'a ouvert la bouche que quand Il a dû rendre témoignage à la vérité. « Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix (Jean 18 : 37) ». Il doit en être de même aujourd'hui. Il y a des silences qui sont criminels, quand nous devons rendre témoignage. La voix et la trompette des conducteurs de l'Israël spirituel de Dieu ne doivent pas rendre un son confus au jour de la bataille. Mais, dans tous les rangs de l'armée de Dieu, le « cours de la nature » ne doit pas être enflammé par l'enfer, sinon il en résultera un désastre.

 

 

Ce « cours de la nature », dont nous avons hérité par notre nature terrestre, doit être maintenu continuellement sous la puissance de la croix de Christ, afin que la vie du Second Adam puisse grandir en nous, jusqu'à une pleine maturité. L'âme qui a ainsi été unie à Christ dans Sa mort sait qu'elle doit toujours demeurer dans la mort de Jésus, et rester cachée dans la fente du Rocher, loin des querelles de la langue, quand l'enfer utilise celle-ci pour enflammer la vie de la vieille nature, lorsqu'elle n'est pas maintenue crucifiée avec Christ.

Par conséquent, la marque d'un homme spirituel parvenu à une pleine maturité consiste à ne pas « broncher en paroles ». Nous pouvons à présent parfaitement le comprendre. Cet homme spirituel est parvenu à une pleine maturité, et tout son corps est maintenu sous le contrôle complet de l'Esprit de Dieu. Le poison mortel que le serpent transmet par la langue, pour enflammer le « cours de la vie » de la vieille nature, ne peut atteindre le Chrétien, quand il est profondément caché dans la mort de la croix.

Nous pouvons alors être utilisés par Dieu, pour prononcer des paroles de guérison, de bénédiction et d'amour, des paroles qui donnent la vie. Dans les temps que nous vivons, prenons donc garde, et demandons à Dieu qu'Il nous éclaire concernant les paroles de notre bouche, afin de ne pas perdre, sans le savoir, la puissance dont nous disposons dans le lieu très saint. Sachons distinguer ce qui est précieux de ce qui est vil. Sachons faire la différence, dans la lumière du Seigneur, entre les paroles qui viennent de Lui et celles qui viennent de nous-mêmes, afin que nous puissions être « comme Sa bouche (Jérémie 15 : 19) », en ces temps de crise.


Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.

 

Livre : « Le caractère central de la croix » - chapitre 8.
Vous pouvez télécharger le livre en fichier PDF et EPUB ici !

 

 


 


 

 

 

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