Si nous relisons les messages donnés au cours des précédentes réunions, nous pouvons comprendre pourquoi le sujet du réveil peut à présent être abordé. Au cours du réveil du Pays de Galles, le message essentiel était celui du Calvaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

list arrow  Nous publions ici une série d'articles correspondant aux différents chapitres d'un livre écrit par Jessie Penn-Lewis. Cette série d'articles est destinée à nous permettre d'approfondir l'œuvre de la croix, essentielle pour notre sanctification.

 

 

Chapitre 9

 

La croix et le réveil.

Le réveil ne devient possible que lorsque nous mettons la croix au centre de l'Évangile, car il est le fondement de toute l'action du Saint-Esprit. Efforçons-nous maintenant de comprendre certaines des lois, et certains des périls des réveils, même quand nous connaissons les divers aspects de l'œuvre de la croix. En abordant ce sujet, je ferai référence au contenu d'un écrit qui devait faire partie du dernier chapitre de « La guerre aux saints », et qui, finalement, n'avait pas été inclus dans cet ouvrage. Ce texte intègre les leçons que nous avons retirées du réveil du Pays de Galles.

Tout d'abord, je dirai qu'un réveil, dans son essence, peut être défini comme une effusion de l'Esprit de Dieu dans l'esprit de l'homme. Cette définition est en harmonie avec ce que Fausset, le célèbre commentateur évangélique, disait à propos de l'esprit humain : « L'esprit de l'homme (régénéré) est le réceptacle du Saint-Esprit. Il est l'organe dans lequel habite l'Esprit de Dieu, et par lequel ce dernier agit ». Par cette simple définition, vous comprendrez de quelle manière vitale toutes les vérités incluses dans l'œuvre de la croix concernent directement le problème du réveil.

Posons-nous à présent la question suivante : « À part la prière, quelles sont les conditions fondamentales d'un réveil ? » Elles concernent en tout premier lieu le déblaiement de tous les obstacles à l'effusion du Saint-Esprit. Cela fait tout d'abord appel à l'œuvre de la croix, fondement de l'action de l'Esprit de Dieu. En second lieu, il nous faut comprendre de manière positive comment coopérer avec le Saint-Esprit de Dieu. Cela fait référence au côté positif de la croix, celui de la vie de résurrection, ainsi qu'à l'apprentissage pratique de la marche par l'esprit par le Chrétien.

 

 

Voici à présent quelques-uns des principaux obstacles au réveil.

- Une attitude inflexible et rancunière, et le besoin de contrôler toutes choses.
- Une ignorance concrète de la différence entre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, ce qui conduit le Chrétien à tolérer des choses qui éloignent et attristent le Saint-Esprit.
- Sur le plan du service de Dieu, un refus de parler des choses de Dieu et de témoigner.

 

Pour ôter ces obstacles, il est nécessaire.

- De se repentir et d'être purifié de tout esprit de dureté (2 Corinthiens 7 : 1).
- De pardonner à tous ceux qui nous ont offensé.
- D'abandonner tout esprit de contrôle, en abandonnant toutes choses au Seigneur.
- De rechercher la lumière de Dieu, pour qu'Il nous montre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas dans notre vie de tous les jours, et pour mettre toutes choses en règle, à mesure que nous recevons la lumière.
- De nous abandonner à Dieu, dans le désir sincère d'obéir aux directions du Saint-Esprit, notamment sur le plan du témoignage pratique.

C'est alors que le Sang de Jésus peut nous purifier de tout ce que révèle la lumière divine, et que nous pouvons bénéficier de la puissance libératrice de la croix. Nous sommes libérés par notre identification à Christ dans Sa mort, et par une révélation concrète donnée par le Saint-Esprit.

 

Parlons à présent brièvement des dangers associés aux réveils.

- Danger de se laisser dominer ou contrôler par les « sensations », ou par la vie des sens, au lieu d'être conduit par la vie de l'esprit.
- Danger de se laisser séduire par des mauvais esprits, qui s'efforcent de contrefaire l'action du Saint-Esprit.

 

À part l'intrusion intempestive des émotions et des sensations, les principaux périls que court un réveil proviennent du monde invisible des esprits méchants. Le Menteur est à l'affût, pour glisser ses contrefaçons dans le cours du réveil, à la place des manifestations divines authentiques. Cela nous est apparu de plus en plus clairement lors du réveil du Pays de Galles, en 1905. Il est donc possible qu'un réveil commence par une pure action de l'Esprit de Dieu, et que le Malin réussisse à y introduire ses contrefaçons, à cause de l'ignorance des âmes saisies par le réveil. Les mêmes manifestations continuent à se produire, mais leur source n'est plus la même, et la plupart des gens ne s'en rendent pas compte. Le principal danger que court un réveil est donc le changement de la source des manifestations, sans que les Chrétiens s'en rendent compte. Il suffit d'une faible intrusion d'un élément spirituel provenant du Malin pour provoquer un mélange nuisible. Au début, ce mélange peut très bien ne pas être discerné. Mais, tôt ou tard, il produit un fruit de trouble et de confusion.

Compte tenu de ce danger, le principal danger à mon avis, si nous prions pour un réveil, nous devons prier que Dieu prépare des enfants de Dieu intelligents et spirituellement équipés pour guider et aider Son peuple. Ces conducteurs doivent connaître les voies de Dieu, mais aussi celles de l'ennemi. Ils doivent avoir réellement reçu de Dieu le don de discernement des esprits, afin de pouvoir intervenir immédiatement, quand la source des phénomènes spirituels n'est plus la même. Ce don permet en effet de discerner quand l'esprit qui agit dans une réunion n'est plus le même, et quand un esprit de contrefaçon a remplacé l'action de l'Esprit de Dieu. Il faut alors être capable d'intervenir, pour ramener le cours de la réunion sous la pure direction de l'Esprit de Dieu. Cela s'est souvent produit au cours du réveil du Pays de Galles. Il était merveilleux de voir alors de quelle manière certains conducteurs pouvaient discerner les esprits qui étaient à l'œuvre.

Je me rappelle avoir un jour assisté à une réunion en Angleterre. L'atmosphère spirituelle de cette réunion était pure comme du cristal. Quand nous connaissons Dieu, notre esprit peut ressentir l'atmosphère spirituelle d'une réunion. Quand Dieu est présent avec une grande puissance, cela nous rappelle le « terrible cristal » dont Ézéchiel parle dans son chapitre premier. Il nous semble alors que l'atmosphère est tellement transparente que tout ce qui n'est pas en harmonie avec Dieu semble aussitôt pénible et repoussant. Au moment même où l'atmosphère de cette réunion était telle que je viens de la décrire, l'un des assistants se leva pour prier. Immédiatement, il nous sembla qu'un flot de boue envahissait la réunion, remplissant l'atmosphère d'une pénible pesanteur spirituelle. La sensation magnifique et pure, belle comme le cristal, de la sainte présence de Dieu, s'évanouit aussitôt. La prière de cette personne provenait de la source sensuelle de la vie de son âme, et non de son esprit.

Ceux qui possèdent ce discernement aigu de l'origine charnelle ou spirituelle de tout phénomène savent en général reconnaître cette origine en écoutant le son de la voix. Quand quelqu'un fait appel aux ressources de sa nature charnelle et humaine, sa voix devient métallique et dure. Mais quand c'est son esprit qui s'exprime, sa voix manifeste une douceur et une pureté exquises, qui lui donnent un ton de toute beauté. Oui, tout ce qui provient de l'Esprit de Dieu manifeste cette beauté. Il n'y a rien de repoussant, rien de répugnant, dans l'action de l'Esprit.

 

Faites donc bien attention à ne jamais vous forcer à accepter comme venant de Dieu, ce qui est ressenti comme répugnant par votre esprit. Aujourd'hui, beaucoup de Chrétiens sont attirés par des contrefaçons, parce qu'ils ont oublié cette vérité. Nous devons donc avoir une juste conception de la présence manifestée de Dieu. Quand Il Se manifeste avec puissance, nous pouvons avoir un avant-goût du Ciel. C'est notre esprit qui ressent cette présence, pas notre âme, ni nos sens physiques. Car « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité (Jean 4 : 24) ».

 

Hélas, trop de Chrétiens sont séduits aujourd'hui, et se trompent quant à leur véritable état spirituel, en raison des efforts déployés par tant d'églises pour en appeler à nos sens, à notre amour naturel pour tout ce qui est beau, à la belle musique, ou aux magnifiques chorales ! Dans l'éternité, rien de tout cela ne sera compté à notre crédit ! S'il est vrai que Dieu est Esprit, et que ceux qui l'adorent doivent l'adorer en esprit et en vérité, quelle est donc la valeur réelle de toute l'adoration charnelle qui ne satisfait et n'apaise que les désirs de l'âme, mais qui ne traduit aucune connaissance réelle de Dieu ni de Son Évangile ! Veillons donc, pour ce qui nous concerne, à ce que notre adoration du Seigneur soit en esprit et en vérité !

 

Nous l'avons vu, le principal danger que court un réveil, dès le moment où Dieu commence à œuvrer d'une manière puissante et surnaturelle, est dû au fait que le Malin en profite pour glisser ses contrefaçons. Quelqu'un l'a justement écrit, c'est comme si les « oiseaux du ciel d'un ordre élevé, c'est-à-dire les esprits religieux, commençaient à planer sur les hauts sommets de la vie spirituelle », des sommets que n'avaient jamais atteints en général ceux qui les gravissent. Il ne s'agit pas là d'esprits grossiers et repoussants, mais d'esprits raffinés et de toute beauté. Ce sont ceux dont nous devons nous méfier le plus ! Quand Paul dit que Satan lui-même se transforme en « ange de lumière », il veut clairement dire que Satan est capable d'apparaître sous la forme d'un « ange de lumière », lui qui n'est que ténèbres. Il peut donc distribuer des « rayons de lumière », ou même des « flots de lumière », et remplir le lieu où nous sommes réunis de sa fausse lumière. Pouvez-vous discerner immédiatement toute « lumière » qui provient de l'ennemi ?

Tout ce que nous avons appris à propos de la croix nous équipera pour affronter ces périls. Par conséquent, si nous désirons un réveil, et si nous prions pour cela, nous devons demander au Seigneur de nous donner la capacité de recevoir les vérités qui vont nous rendre capables d'être employés par Lui quand Il va Se manifester.

 

 

Pour conclure.

Je voudrais aborder rapidement certains conseils pratiques sur la manière de conduire les réunions préparatoires à un réveil, ou au cours d'un réveil, c'est-à-dire au cours de ce temps béni où l'Esprit de Dieu travaille avec une grande puissance. Bien entendu, ces conseils doivent être appliqués avec souplesse, car on ne peut pas produire de force un véritable réveil, à l'aide de méthodes et de techniques. Il s'agit simplement de voir comment nous pouvons coopérer avec le Saint-Esprit au bon moment, afin de Lui donner une pleine liberté d'expression.

Nous avons vu qu'un réveil peut être défini comme l'effusion de l'Esprit de Dieu dans notre esprit humain régénéré. Le baptême du Saint-Esprit, ou encore le revêtement de puissance, nous permet d'acquérir une conscience aiguë de l'action de notre esprit. Si nous apprenons à comprendre correctement de quelle manière agit notre esprit, il nous enseignera à coopérer intelligemment avec le Saint-Esprit pour diriger une réunion. Nous saurons alors discerner l'action du Saint-Esprit, non seulement dans notre esprit, mais aussi dans l'esprit des autres.

 

 

Tout d'abord, en ce qui concerne celui qui dirige la réunion.

- Le conducteur doit réellement avoir été choisi par Dieu, et revêtu de la puissance du Saint-Esprit. Il doit donc être baptisé dans le Saint-Esprit, afin de posséder ce discernement spirituel dont je viens de parler, de pouvoir connaître la pensée de l'Esprit, et de discerner aussi l'action du Saint-Esprit chez les autres.

- Le conducteur doit donc être lui-même ouvert à la direction du Saint-Esprit. Il doit être prêt à intervenir à tout moment dans la réunion, lorsque le besoin s'en fait sentir, sans jamais dépendre de ses notes, de ses fiches, ou de ses aide-mémoire. Afin de pouvoir correctement diriger une réunion sous la conduite du Saint-Esprit, il doit être capable de prendre la parole « selon que l'Esprit lui donne de s'exprimer », au bon moment, et avec un message approprié.

- Le conducteur ne doit jamais « lâcher les rênes » de la réunion. Il doit en garder le contrôle spirituel jusqu'au bout, même si, apparemment, il semble ne pas y prendre part, parce qu'il n'intervient pas. J'aimerais illustrer l'importance de ce point par un exemple concret. J'ai assisté un jour à une grande réunion, confiée à la direction d'un homme qui avait été puissamment utilisé dans un réveil à l'étranger. Il se contenta de prononcer quelques paroles introductives, plaça sa montre sur le pupitre, courba la tête pour prier, puis laissa délibérément la réunion se poursuivre, comme s'il n'avait plus rien à y faire. Il était clair qu'il avait décidé de ne pas intervenir, quoi qu'il arrive. En d'autres termes, il n'était pas intérieurement vigilant, pour observer ce qui se passait et être prêt à intervenir en cas de besoin.

Le résultat fut surprenant ! Dès qu'il laissa libre cours à la réunion, il se produisit un déchaînement violent à un certain endroit de la salle, quelque chose d'indescriptible. On entendait comme des serpents siffler, et des hurlements, comme le hurlement d'un vent violent agitant un navire dans la tempête. Le conducteur ne fit rien pour intervenir, et il ne reprit pas le contrôle spirituel de la réunion, qui s'acheva en fait lamentablement. Dans une telle atmosphère, Dieu ne pouvait aucunement agir. Cela nous montre que lorsque Dieu confie à quelqu'un la direction d'une réunion, il est responsable de veiller à ce qu'elle se déroule conformément à la volonté de Dieu, et de s'appuyer sur le Saint-Esprit pour s'opposer immédiatement et directement à toute intervention des esprits de Satan. Car personne ne pourrait prétendre que la scène à laquelle j'ai assisté était inspirée par Dieu !

- Le conducteur doit donc surveiller attentivement le déroulement de la réunion, en cherchant la direction du Seigneur, pour discerner si, et à quel moment, il doit intervenir dans le cours de la réunion, ou s'il doit la laisser se poursuivre. Il doit veiller à ce que tout se déroule conformément à la volonté et à la direction de Dieu, qu'il s'agisse des cantiques, des prières, ou du message qui est apporté.

 

 

En second lieu, en ce qui concerne la réunion proprement dite.

Un programme ou un plan préparés d'avance ne représentent pas un problème, car ils peuvent être utilisés si l'on ne discerne aucune action visible du Saint-Esprit chez les participants. Mais le conducteur doit être prêt à abandonner son programme dès que le Saint-Esprit le lui montre. Toutefois, on ne doit jamais laisser la réunion divaguer dans tous les sens, tant que le Saint-Esprit n'est manifestement pas en train d'agir.

Nous avons pu le constater aujourd'hui dans notre réunion de prière. Nous avons assisté à une action bénie du Saint-Esprit, qui a contrôlé la réunion. Au cours du dernier quart d'heure en particulier, tous ceux qui ont prié ont prié dans l'esprit. C'est un signe important que le Saint-Esprit est à l'œuvre, quand les gens font des prières courtes et denses, sans que la chair cherche à s'étaler. Il est important de pouvoir évaluer l'atmosphère spirituelle. Quand Dieu contrôle pleinement la réunion, vous verrez que le conducteur n'a pratiquement pas besoin d'intervenir.

Il faut pouvoir immédiatement intervenir contre toute manifestation charnelle, dès qu'elle se produit. On peut le faire en proposant la prière, ou par une intervention de celui qui dirige la réunion. On ne devrait jamais permettre à la chair de prendre le contrôle d'une réunion, ni même de la laisser se manifester pendant une courte période. Le conducteur doit être capable de discerner cette manifestation de la chair, et d'éliminer ses effets par une intervention guidée par le Saint-Esprit.

- Le conducteur doit être particulièrement sur ses gardes contre les mauvais esprits, et toute manifestation de leur part. Chaque fois que Dieu agit, les mauvais esprits cherchent aussitôt à se manifester. Grâce au don de discernement des esprits, reçu avec le revêtement de puissance conféré par le baptême de l'Esprit, le conducteur qui connaît la vie de l'Esprit peut immédiatement discerner la moindre action des mauvais esprits. Il n'a pas nécessairement besoin d'en avertir l'auditoire, mais il peut contrer l'action de ces mauvais esprits par la prière, par une parole de vérité donnée à propos, ou par une simple résistance spirituelle silencieuse.

 

 

Troisièmement, comment « libérer » une réunion pesante et lourde.

Il faut tout d'abord permettre aux participants de se libérer de tous leurs fardeaux, en leur proposant de prier à voix haute, ou d'exprimer leurs besoins. Les gens vont souvent aux réunions lourdement chargés de problèmes personnels. Leur esprit est lourd ou abattu. Dans cet état spirituel, ils ne sont pas ouverts à l'action du Seigneur, à cause de leurs fardeaux. Parfois le conducteur commence par s'adresser à eux, en leur reprochant leur dureté de cœur. Mais il ne s'agit pas toujours de dureté de cœur, ils sont simplement chargés de fardeaux. Cela libère souvent la réunion, quand les participants peuvent avoir la liberté d'exprimer ce qu'ils ressentent, soit par la prière, soit en demandant la prière des autres.

- Le conducteur, quand il sent cette lourdeur, doit prendre le temps de « libérer » la réunion. Si cette lourdeur, ou ce poids spirituel, peut être évacué, le conducteur se rendra compte que son message passera beaucoup plus facilement.

- Le conducteur doit lui-même marcher dans la victoire, afin de pouvoir aider les participants à se libérer. Il ne doit pas dépendre lui-même du secours des autres, pour être libéré de ses propres fardeaux. Parfois, un conducteur se rend à la réunion lui-même lourdement chargé, espérant être renouvelé par les autres pendant la réunion. Mais ce n'est pas ce que souhaite le Seigneur. L'orateur ne doit pas dépendre de l'atmosphère spirituelle de la réunion. Mais il doit être capable de changer cette atmosphère, et d'apporter aux autres la liberté qui leur manque. En d'autres termes, le conducteur ne doit pas se servir de la réunion comme d'une « béquille » pour obtenir sa propre libération, parce qu'il n'a pas assez prié ou qu'il ne s'est pas suffisamment préparé.

 

S'il a un message à donner, le conducteur doit l'apporter hardiment, même s'il est conscient d'une opposition aux vérités qu'il expose, que cette opposition provienne des puissances des ténèbres, ou des auditeurs. En agissant ainsi, le Saint-Esprit sera à l'œuvre, et la réunion sera soumise à la puissance de la vérité. Le diable sera mis en échec, et ne pourra pas prendre le contrôle de la réunion. Nous avons parlé d'un revêtement de puissance effectif. Je crois que la puissance de Dieu peut, au travers de nous, maîtriser complètement n'importe quelle réunion. Le secret de cette puissance réside dans la vie du « grain de blé ». Si nous sommes complètement immergés dans la mort de Christ, nous pourrons être l'instrument puissant de la vie du Saint-Esprit, qui s'écoule depuis le trône de Dieu. C'est quelque chose de bien plus grand qu'une simple bénédiction individuelle. Quelle que soit la puissance de l'onction divine que nous avons déjà reçue, il y aura toujours de nouvelles et pures réserves de la puissance de l'Esprit dans notre esprit, si nous apprenons toujours mieux les conditions de la manifestation de Sa puissance.

De toutes manières, il est préférable que le conducteur d'une réunion ne mette pas toujours la mauvaise qualité d'une réunion sur le compte de l'état spirituel défectueux des participants, mais qu'il saisisse cette occasion pour s'examiner plus profondément à la lumière de la croix, pour renouveler sa communion avec le Seigneur, dans l'expérience du « grain de blé » tombé en terre.

Tous les participants d'une réunion doivent prendre la liberté d'apporter leur contribution, et il ne faut jamais se laisser lier par l'horaire. Il faut laisser la réunion se poursuivre, jusqu'à ce qu'il soit évident que le Saint-Esprit y a mis un terme. C'est l'un des plus grands besoins de tout réveil, mais il est très difficile d'obtenir une telle liberté. Si souvent il a fallu conclure une réunion, au moment même où l'action du Saint-Esprit était la plus puissante ! Dieu seul peut montrer à Ses serviteurs à quel moment il faut conclure une réunion. Qu'Il puisse tous nous enseigner à collaborer avec Lui dans la puissance d'un vrai réveil !

 

 

Note.

Nous pourrions nous demander si nous devons prier pour un réveil avant le retour du Seigneur, ou même nous attendre à un tel réveil. Il est clair que nous assistons aujourd'hui à un renouveau de prières en faveur d'un réveil. De plus en plus de Chrétiens ont la conviction que la seule manière d'empêcher une « révolution » serait d'obtenir un réveil, ou de voir survenir le retour du Seigneur. Beaucoup font référence à l'histoire de la Révolution française, ou de la manière dont une telle Révolution fut épargnée à l'Angleterre, grâce au réveil provoqué par Wesley. Sur le plan historique, il est souvent arrivé que Dieu soit intervenu, en réponse au cri de Son peuple, au moment même où les ténèbres spirituelles sur l'Angleterre étaient aussi épaisses que dans les contrées les plus enténébrées de l'Afrique Noire.

Mais « le retour du Seigneur est proche » ! Que le réveil précède ce glorieux événement, ou qu'il le suive, nous n'en savons rien. Le jour de la Pentecôte, l'apôtre Pierre a dit que l'effusion de l'Esprit n'était qu'un avant-goût du plein accomplissement de la prophétie de Joël concernant les derniers jours. Cela suffit à nous prouver que nous pouvons nous attendre à un réveil, soit avant, soit après le retour du Seigneur. Dans tous les cas, nous pouvons donc prier pour un réveil et en préparer les conditions, que nous y participions ou pas, que nous soyons « dans notre corps » ou pas.

 

Note de Parole de Vie.

Sur cette question du réveil, il est clair que le Seigneur a dit à Ses disciples, en parlant de Son retour et de Son avènement, que ce retour ne les surprendrait pas dans leur sommeil (spirituel). La prédication de la croix, et l'apprentissage de la marche par l'esprit, sont justement destinés à nous réveiller de toute léthargie spirituelle, pour nous faire en tout temps marcher dans la vie et la lumière de l'Esprit. Nous devons donc prier pour un tel réveil du Corps de Christ avant le retour du Seigneur, et nous y attendre.

En revanche, nous ne croyons nullement au réveil annoncé par certains faux prophètes actuels, qui annoncent que le monde entier va être visité par l'Esprit de Dieu, que des pays entiers, des villes complètes, vont être bouleversés par une puissante action du Saint-Esprit. Même si, localement, cela peut être possible, le monde entier va plutôt s'enfoncer dans le péché et les ténèbres, et la plus grande partie de l'Église visible dans l'apostasie et la préparation de la manifestation de l'Antichrist. L'amour du plus grand nombre se refroidira, et la vraie foi se fera rare ! Mais l'Épouse du Seigneur sera pleinement réveillée et parfaitement prête à rencontrer son Seigneur !

 

Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.

 

Livre : « Le caractère central de la croix » - chapitre 9.
Vous pouvez télécharger le livre en fichier PDF et EPUB ici !

 

 


 


 

 

 

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