1. Guide vers le Sauveur

1. Guide vers le Sauveur

Chap: 1 - Les conditions pour parvenir à la sainteté - La sainteté ne s’obtient pas en attendant simplement « le temps de Dieu ». Elle ne s’obtient pas par les œuvres de la loi. Elle ne s’obtient pas par des efforts directs pour produire de bons sentiments.

Elle ne s’obtient pas par des efforts visant à obtenir la grâce au moyen des œuvres de la loi. Elle ne s’obtient pas en copiant l’expérience des autres. Elle ne s’obtient pas en attendant de longues préparations.

Elle ne s’obtient pas en assistant à des réunions ou en multipliant les moyens extérieurs. Elle ne s’obtient pas en attendant des visions particulières de Christ. Elle ne s’obtient pas en suivant un chemin que l’on s’est soi-même tracé. Elle ne s’obtient pas en fixant un temps, un lieu ou une circonstance précise. La sainteté s’obtient uniquement par la foi. Et la sanctification par la foi n’est nullement opposée à la sanctification par le Saint-Esprit ! »

Conditions pour parvenir à la sainteté.

On ne peut jamais atteindre un état de sanctification totale en attendant passivement « le moment de Dieu ».
On ne l’atteint pas non plus par des œuvres de la loi.

Surtout pas par des actions accomplies uniquement par sa propre force, indépendamment de la grâce de Dieu. Je ne veux pas dire que, si vous décidiez d’utiliser correctement vos capacités naturelles, vous ne pourriez pas obéir à la loi par vos propres forces et continuer ainsi. Mais je veux dire que, puisque vous êtes naturellement incapables d’user de vos facultés de la bonne manière, sans la grâce de Dieu, aucun effort accompli uniquement par vos propres forces, indépendamment de sa grâce, ne pourra jamais produire une sanctification totale.

On ne l’atteint pas non plus par des efforts directs pour « se sentir bien ».

Beaucoup passent leur temps à essayer, en vain, de se forcer à ressentir des bons sentiments. Il faut comprendre une fois pour toutes que la religion ne consiste pas en un simple ressenti, une émotion ou une affection involontaire. Les sentiments ne naissent pas d’un effort direct pour les produire. Au contraire, ils surgissent spontanément lorsque l’esprit se concentre profondément sur les objets, vérités, faits ou réalités qui suscitent naturellement ces émotions. Dans ces conditions, ces sentiments sont l’état le plus simple et naturel de l’esprit ; il faudrait plutôt un effort pour les empêcher que pour les provoquer. C’est tellement vrai que, lorsque quelqu’un est dans l’exercice de ces affections, il ne rencontre aucune difficulté à les vivre et s’étonne que d’autres puissent ne pas ressentir la même chose. Cela lui paraît si naturel, si facile, presque inévitable, qu’il exprime souvent sa surprise que certains trouvent difficile d’éprouver ces sentiments.

Mais beaucoup abordent la religion d’une manière étrange : ils se placent eux-mêmes, leur état et leur intérêt personnel, au centre de toutes leurs pensées. Leur égoïsme est tel que leurs propres intérêts, leur bonheur et leur salut, occupent tout leur champ de vision. Leur esprit et leurs inquiétudes tournent sans cesse autour de leur salut personnel ; ils se plaignent alors d’avoir un cœur dur, de ne pas pouvoir aimer Dieu, de ne pas se repentir, de ne pas croire. Ils considèrent manifestement l’amour pour Dieu, la repentance, la foi et toute la religion comme de simples sentiments.

Conscients de ne pas « ressentir correctement », ils se préoccupent encore plus d’eux-mêmes, ce qui ne fait qu’accroître leur malaise et leur difficultéà exercer ce qu’ils appellent de « bons sentiments ». Moins ils ressentent, plus ils essaient de ressentir ; plus ils s’efforcent sans succès, plus leur égoïsme se renforce et plus leurs pensées restent centrées sur leurs propres intérêts. Ils s’éloignent ainsi de plus en plus d’un véritable état spirituel. Leurs inquiétudes égoïstes engendrent des efforts vains, qui ne font qu’approfondir leurs angoisses.

Et si, dans cet état, la mort se présentait devant eux, ou si la trompette finale retentissait, les appelant au Jugement solennel, cela ne ferait qu’accroître leur confusion, renforcer leur égoïsme presque jusqu’à l’omnipotence, et rendre leur sanctification moralement impossible.

Il ne faut jamais oublier que toute vraie religion consiste en des actes volontaires de l’esprit, et que la seule manière d’y parvenir est de voir clairement ce qui doit être fait, puis de se livrer immédiatement à l’acte volontaire requis.

Non par des efforts pour obtenir la grâce par les œuvres de la loi.

Dans ma conférence sur la foi, publiée dans le premier volume de « The Evangelist », j’ai dit ceci :

  • Si l’on posait la question à un Juif : « Que dois-je faire pour accomplir les œuvres de Dieu ? », il répondrait : « Observe la loi, à la fois morale et cérémonielle, c’est-à-dire garde les commandements ! »
  • À la même question, un Arminien répondrait : « Améliore la grâce commune, et tu obtiendras la grâce de conversion. Autrement dit, utilise les moyens de grâce selon la lumière que tu as, et tu recevras la grâce du salut ! » Dans cette réponse, on suppose que le chercheur n’a pas encore la foi, mais qu’il est dans l’incrédulité et cherche la grâce de conversion. En réalité, cela revient à dire : tu dois obtenir la grâce de conversion par des œuvres impénitentes ; tu dois devenir saint par ton hypocrisie ; tu dois produire la sanctification par le péché.
  • À cette question, la plupart des Calvinistes professants répondraient en substance de la même manière. Ils rejetteraient les mots, mais garderaient l’idée. Leur réponse impliquerait soit que le chercheur a déjà la foi, soit qu’il doit accomplir certaines œuvres pour l’obtenir ; autrement dit, qu’il doit obtenir la grâce par les œuvres de la loi.

Un écrivain calviniste récent admet que la sanctification entière et permanente est possible, mais il rejette l’idée qu’elle puisse être réellement atteinte dans cette vie. Selon lui, la condition pour y parvenir est l’usage diligent des moyens de grâce, et les croyants sont sanctifiés dans la mesure où ils utilisent ces moyens.

Mais comme il nie que quiconque ait jamais utilisé tous les moyens avec une diligence suffisante, il conclut que la sanctification entière n’est jamais atteinte ici-bas. Ainsi, si on lui demandait : « Que dois-je faire pour accomplir les œuvres de Dieu, c’est-à-dire obtenir une sanctification entière et permanente ? », sa réponse serait : « Utilise avec diligence tous les moyens de grâce ! » Autrement dit, tu dois obtenir la grâce par les œuvres, ou, comme l’Arminien, améliorer la grâce commune pour obtenir la grâce sanctifiante.

Ni l’Arminien ni le Calviniste ne diraient formellement que la loi est le fondement de la justification. Mais presque toute l’Église donnerait des conseils qui reviennent au même. Leur réponse serait légale, et non évangélique. Car toute réponse qui ne reconnaît pas clairement la foi comme condition de la sainteté durable chez les chrétiens, est une réponse de la loi. À moins que le chercheur ne comprenne que c’est là son premier devoir fondamental, sans lequel toute vertu, tout renoncement au péché, toute obéissance acceptable est impossible, il est mal dirigé. On lui fait croire qu’il est possible de plaire à Dieu sans la foi, et d’obtenir la grâce par les œuvres de la loi.

Il n’existe que deux sortes d’œuvres : les œuvres de la loi et les œuvres de la foi. Si le chercheur n’a pas la « foi qui agit par l’amour », le mettre sur une voie d’œuvres pour l’obtenir, c’est forcément lui demander d’obtenir la foi par les œuvres de la loi. Toute parole qui ne transmet pas clairement la vérité que la justification et la sanctification viennent par la foi, sans les œuvres de la loi, est de la loi et non de l’Évangile. Rien, avant ou sans la foi, ne peut être accompli par quiconque, sinon des œuvres de la loi. Son premier devoir est donc la foi ; et toute tentative d’obtenir la foi par des œuvres incrédules revient à poser les œuvres comme fondement et à faire de la grâce un résultat.

C’est l’exact contraire de la vérité de l’Évangile.

Les faits quotidiens le confirment, chez presque tous les croyants et non-croyants. Quand un pécheur commence sérieusement à se demander : «Que dois-je faire pour être sauvé ? », il décide d’abord de se détourner de ses péchés, mais dans l’incrédulité. Sa réforme est donc seulement extérieure. Il se promet de faire mieux, de se corriger dans tel ou tel domaine, et ainsi de se préparer à être converti. Il ne s’attend pas à être sauvé sans grâce ni foi, mais il essaie d’obtenir la grâce par les œuvres de la loi.

Il en va de même pour une multitude de chrétiens anxieux, qui se demandent comment vaincre le monde, la chair et le diable. Ils oublient que « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5.4), et que c’est « avec le bouclier de la foi » qu’ils doivent « éteindre tous les traits enflammés du malin » (Éphésiens 6.16).

Ils se demandent : « Pourquoi suis-je vaincu par le péché ? Pourquoi ne puis-je pas m’élever au-dessus de sa puissance ? Pourquoi suis-je esclave de mes appétits et passions, jouet du diable ? » Ils cherchent la cause de leur misère spirituelle : parfois dans la négligence d’un devoir, parfois dans la pratique d’un péché particulier. Ils s’efforcent de réparer d’un côté, mais déchirent de l’autre.

Ils passent des années à tourner en rond, à dresser des digues de sable contre le courant de leurs habitudes. Au lieu de purifier leur cœur par la foi, ils essaient de contenir les eaux amères de leurs penchants.

Ils concluent : « Je pèche parce que je néglige tel devoir, autrement dit, parce que je pèche ! » Et pour s’en débarrasser : « Je dois accomplir mon devoir, c’est-à-dire cesser de pécher ! » Mais la vraie question est : pourquoi négligent-ils leur devoir ? Pourquoi pèchent-ils ? Où est la racine de tout ce mal ? Est-ce dans la force de la tentation, la faiblesse du cœur, la puissance des mauvaises habitudes ? Mais cela nous ramène à la question essentielle: comment vaincre tout cela ? Ma réponse est : par la foi seule. Aucune œuvre de la loi n’a le moindre pouvoir pour vaincre nos péchés ; elles ne font que renforcer l’âme dans sa propre justice et son incrédulité.

Le grand péché fondamental.

Le grand péché, qui est à la racine de tous les autres, c’est l’incrédulité. La première chose à abandonner, c’est cela: croire à la Parole de Dieu. On ne peut se détourner d’aucun péché sans expérimenter la foi : « Tout ce qui n’est pas le fruit de la foi est péché » (Romains 14.23). « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » (Hébreux 11.6).

Ainsi, le rétrograde ou le pécheur convaincu, lorsqu’il lutte pour vaincre le péché, se tourne presque toujours vers les œuvres de la loi pour obtenir la foi. Il jeûne, prie, lit, lutte, se réforme extérieurement, et cherche ainsi à obtenir la grâce. Mais tout cela est vain et faux. Faut-il alors ne rien faire ? S’asseoir dans une sécurité antinomienne et dans l’inaction ? Non ! Vous devez faire tout ce que Dieu commande ; mais commencez là où Il vous dit de commencer, et faites-le de la manière qu’Il ordonne: dans l’exercice de la foi qui agit par l’amour.

Purifiez vos cœurs par la foi. Croyez au Fils de Dieu. Ne dites pas en votre cœur : « Qui montera au ciel pour en faire descendre Christ ? Qui descendra dans l’abîme pour en faire remonter Christ d’entre les morts ? » (Romains 10.6-7). Mais que dit l’Écriture ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur : c’est la parole de la foi que nous prêchons » (Romains 10.8).

Ces faits montrent que, même sous l’Évangile, beaucoup de croyants, tout en rejetant la justification juive par les œuvres de la loi, adoptent malgré tout un substitut ruineux: ils pensent obtenir la grâce par leurs œuvres.

Non en imitant l’expérience des autres.

On ne peut atteindre la sanctification entière en essayant de copier l’expérience des autres. Il est courant que des pécheurs convaincus ou des chrétiens en quête de sanctification demandent à d’autres de raconter leur expérience, puis cherchent à reproduire les mêmes sentiments. Mais on ne peut pas ressentir exactement comme un autre, pas plus qu’on ne peut lui ressembler physiquement. Les expériences humaines diffèrent comme les visages diffèrent.

Il est donc essentiel de comprendre que vous ne pouvez pas être des imitateurs en matière d’expérience religieuse véritable. Vous êtes en grand danger d’être trompés par Satan si vous essayez de copier les expériences des autres. Les expériences chrétiennes authentiques se ressemblent dans leurs grandes lignes, comme les traits d’un visage révèlent l’appartenance à l’humanité. Mais elles ne sont jamais identiques dans le détail.

Rappelez-vous que la sanctification ne consiste pas dans les émotions ou affections dont parlent les chrétiens, souvent confondues avec la vraie religion. La sanctification consiste en une consécration totale. Les émotions ne constituent pas la religion ; elles en sont parfois le fruit. La seule manière de les obtenir est de mettre la volonté en ordre ; les émotions suivront naturellement.

Non en attendant de longues préparations.

N’imaginez pas que l’état de consécration totale à Dieu doive être précédé d’une longue série d’exercices préparatoires. Beaucoup pensent être empêchés par le manque de telle ou telle disposition. Mais la vraie difficulté est simple : le choix volontaire de soi-même, la consécration à ses propres intérêts et plaisirs. C’est cela, et seulement cela, qu’il faut vaincre.

Non en dépendant des réunions ou des prières des autres.

Assister à des réunions, demander les prières des autres, ou dépendre de moyens extérieurs ne vous fera pas entrer dans cet état. Ces moyens ne sont pas inutiles, mais si vous vous reposez sur eux, votre esprit est détourné du vrai point, et vous n’atteindrez jamais la sanctification.

Non en attendant des visions particulières de Christ.

Certains disent : « Si j’avais les mêmes visions de Christ que ceux qui vivent par la foi, je pourrais croire!» Mais ces visions sont le fruit de la foi, non sa condition. Croyez aux promesses de l’Esprit : Il vous révélera Christ selon vos besoins. Prenez Dieu au mot, croyez qu’Il dit vrai, et vous serez aussitôt dans l’état que vous recherchez.

Non en traçant vous-même votre chemin.

Beaucoup imaginent à l’avance comment ils seront exercés, quelles visions ou sentiments ils auront. Mais ils sont toujours déçus. Dieu dit : « Je conduirai les aveugles par un chemin qu’ils ne connaissent pas » (Ésaïe 42.16). Si vous insistez pour suivre le chemin spirituel que votre imagination a tracé, vous retardez l’œuvre de Dieu, vous attristez son Esprit, et vous risquez de le perdre.

Non en fixant un temps, un lieu ou une manière.

Si vous fixez dans votre imagination un moment, un lieu ou une circonstance particulière pour votre sanctification, vous serez probablement trompé ou déçu. Vous découvrirez que la sagesse humaine est folie devant Dieu, et que ses voies sont infiniment plus hautes que les vôtres.

Cet état s’obtient par la foi seule.

Qu’on se le rappelle toujours : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » (Hébreux 11.6), et « tout ce qui n’est pas le fruit de la foi est péché » (Romains 14.23).

La justification comme la sanctification s’obtiennent de la même manière, par la foi seule : « Puisqu’il y a un seul Dieu, qui justifiera les circoncis par la foi et les incirconcis par la foi » (Romains 3.30).

« Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5.1).

« Que dirons-nous donc ? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, celle qui vient de la foi. Mais Israël, qui cherchait une loi de justice, n’a pas atteint cette loi. Pourquoi ? Parce qu’ils l’ont cherchée non par la foi, mais comme si elle devait venir des œuvres de la loi » (Romains 9.30-31).

La sanctification par la foi n’est pas séparée de l’Esprit.

Il ne faut pas que l’on comprenne mes paroles, comme si j’enseignais une sanctification par la foi, distincte ou opposée à la sanctification par le Saint-Esprit, ou, ce qui revient au même, par Christ vivant et régnant dans le cœur comme notre sanctification. La foi est l’instrument, la condition, et non l’agent efficace qui produit l’état de sanctification présente et permanente.

La foi reçoit simplement Christ comme Roi, pour qu’Il vive et règne dans l’âme. C’est Christ, dans l’exercice de ses divers offices et dans ses relations adaptées aux besoins de l’âme, qui assure notre sanctification, par la foi. Il le fait en révélant à l’âme ses propres perfections divines et sa plénitude. La condition de ces révélations est la foi et l’obéissance.

« Celui qui a mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; je l’aimerai et je me manifesterai à lui. Judas (non l’Iscariot) lui dit : Seigneur, comment se fait-il que tu te manifestes à nous et non au monde ? Jésus répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14.21-23).

Je dois attirer plus largement votre attention sur Christ comme notre sanctification, mais cela viendra par la suite.

 

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