1. Moins de l’homme, plus de Dieu
Note et Introduction - Ce petit livre n’est pas né d’une volonté d’écrire, mais d’une nécessité intérieure de répondre à un appel à partager. Pendant des dizaines d’années, j’ai vu la beauté du Christ se voiler sous le poids de nos constructions humaines : tant d’efforts pour servir Dieu, et pourtant si peu de place laissée à Dieu Lui-même.
Note de l'auteur
Ce petit livre n’est pas né d’une volonté d’écrire, mais d’une nécessité intérieure de répondre à un appel à partager. Pendant des dizaines d’années, j’ai vu la beauté du Christ se voiler sous le poids de nos constructions humaines : tant d’efforts pour servir Dieu, et pourtant si peu de place laissée à Dieu Lui-même.
Ce murmure : « Il faut qu’Il croisse, et que je diminue » (Jean 3.30), s’est mis à brûler doucement en moi, tel un feu sacré, discret mais insatiable. Au fil du temps, il est devenu plus qu’un simple écho intérieur, il est devenu une parole vivante, déposée dans le cœur pour être offerte.
Je n’ai pas voulu transmettre une doctrine, mais une expérience de vie : celle de la main de Dieu qui dépouille pour mieux remplir, qui brise pour faire resplendir, qui réduit pour manifester Sa plénitude. Puisse ces pages vous aider à respirer quelque chose de vrai, d’authentique. Elles sont nées dans le silence, dans la prière, parfois dans la lutte et les pleurs.
Ces lignes n’appartiennent à aucune école, à aucun mouvement : elles appartiennent à Celui dont la voix se fait entendre encore dans le désert des âmes. Mon seul désir est qu’à travers ces pages, le lecteur puisse entendre un appel doux, ferme, irrésistible : celui de revenir à la source, de laisser Christ paraître dans sa vie dans toute Sa beauté, et redécouvrir la liberté qui naît quand l’homme s’efface pour que Dieu soit tout.
Que ces pages soient pour nous tous un lieu de rencontre : non avec un auteur et sa pensée, mais avec le Seigneur Lui-même. Si, en les lisant, vous sentez votre cœur s’incliner, reconnaissant ce désir de l’Esprit de diminuer pour qu’Il croisse, alors le but sera atteint.
« À Celui qui fait toutes choses nouvelles, à Jésus-Christ, le Seigneur de gloire, soit la louange, maintenant et à jamais ! »
Amen
Introduction
« Jean est celui qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète, lorsqu'il dit : C'est ici la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers » (Matthieu 3.3 ; Marc 1.3 ; Luc 3.4 ; Jean 1.23 ; Ésaïe 40.3).
À l’époque de Jean-Baptiste, le judaïsme était devenu une religion de formes. Les pharisiens et les sadducéens avaient transformé la loi divine en un système rigide, où l’obéissance extérieure primait sur la transformation intérieure. Les commandements de Dieu étaient noyés sous des centaines de règles humaines. Le Temple, lieu destiné à la rencontre avec le Dieu vivant, s’était transformé en marché. La maison de prière, sanctuaire de Sa présence, était devenue prisonnière des pensées charnelles (Matthieu 21.13).
Le peuple, tel Siméon, épuisé et oppressé, « attendait la consolation d’Israël » (Luc 2.25). Ce qu’il désirait n’était pas une réforme religieuse passagère, ni une image façonnée par la main des hommes (Exode 32.1).
Son attente était bien plus profonde : une visitation céleste, l’irruption de Dieu Lui-même, venant rétablir Sa pensée et inaugurer une Nouvelle Alliance. C’est là que se trouve l’espérance véritable : non dans les œuvres humaines, mais dans l’intervention souveraine du Seigneur qui vient consoler, restaurer et renouveler Son peuple. Non pas une image façonnée par la pensée humaine, mais la venue du Consolateur.
C’est là que s’ouvre le chemin : quitter les formes mortes pour entrer dans la réalité vivante du Royaume, où Dieu Lui-même devient notre consolation, notre lumière et notre vie.
Le contraste est profond : là où l’homme fabrique, Dieu se retire ; là où l’homme s’abandonne, Dieu se manifeste. Le veau d’or nous avertit : toute tentative de rendre Dieu visible, selon nos raisonnements, est une trahison de la vérité. Mais Siméon nous enseigne que Dieu se révèle à ceux qui acceptent de ne pas voir, pour mieux croire.
Jean-Baptiste surgit alors, miraculeusement, non dans le Temple ou sous la gouvernance des chefs religieux, mais dans le désert. Selon les Évangiles, il vivait dans les régions désertiques de Judée, vêtu de poils de chameau et se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage. Ce mode de vie austère symbolisait sa séparation du monde et son engagement total envers Dieu. Comme l’apôtre Paul, il était « crucifié » au monde (Galates 6.14). Sa voix n’était pas celle d’un prêtre, mais celle d’un prophète au message puissant. La parole des prêtres, bien que fondée sur la Loi, manquait de feu et d’autorité. Ils parlaient depuis une position d’autorité établie par la sagesse humaine, souvent plus soucieux de leur position que du bien être spirituel du peuple.
Jean ne proposait pas une nouvelle tradition, de nouvelles doctrines, une nouvelle théologie, mais un retour à l’essentiel : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers ». Il annonçait une visitation, celle du Messie, qui viendrait non pour réformer le système en place, mais pour l’accomplir et le transcender. Il y aurait beaucoup à dire concernant cette nuance. Jean ne prêchait pas un Dieu académique, mais vivant.
Plus de deux mille ans plus tard, la leçon n’a pas été retenue : l’histoire se répète. Le christianisme, né dans la puissance éclatante de la résurrection et dans le feu purificateur de la Pentecôte, s’est progressivement laissé envahir par les mêmes traditions humaines qui étouffaient jadis Israël. Les doctrines se sont figées, les liturgies se sont vidées de leur souffle, les ministères se sont centrés sur l’homme plutôt que sur Dieu, et le commerce s’est infiltré jusque dans les lieux saints.
Certes, au fil des siècles, de véritables œuvres de Dieu ont éclaté avec puissance : des réveils ont embrasé des nations, des vies ont été transformées, des miracles ont témoigné de la présence du Saint-Esprit. Mais dans l’ensemble, sauf à de rares exceptions, le monde évangélique d’aujourd’hui s’est assoupi. Il s’est installé dans le confort des habitudes, dans la sécurité des structures et de l’argent, oubliant souvent la voix du Maître et la radicalité de l’Évangile. Le feu s’est fait braise, et la braise menace de s’éteindre si elle n’est pas ravivée par une soif authentique de Dieu.
On parle de Dieu, mais on ne le rencontre plus, ou d’une manière superficielle, académique. On chante sa gloire, mais on ne la manifeste plus : « Le Seigneur dit : Quand ce peuple s'approche de moi, il m'honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine » (Ésaïe 29.13).
Aujourd’hui, la visitation de Dieu est trop souvent réduite à un concept théologique, émotionnel ou psychique, au lieu d’être une réalité tangible. L’Église, dans bien des endroits, ressemble à une structure bien « huilée », mais spirituellement stérile en vie de l’Esprit et surtout en sanctification ; une structure où la Parole de Dieu fait de moins en moins autorité.
Comme au temps de Jean-Baptiste, Dieu veut s’exprimer sans détour. Il cherche des voix dans le désert ; des disciples qui ne sont pas otages des systèmes religieux ; mais qui portent en eux le feu du ciel, afin de préparer correctement le chemin du Seigneur autour d’eux : « Voici, j’envoie mon messager devant toi, pour préparer ton chemin » (Marc 1.2).
Quand les traditions humaines prennent le dessus, l’ordre divin est renversé : « Vous annulez ainsi la parole de Dieu par votre tradition que vous avez transmise » (Marc 7.13). Ce n’est pas l’anarchie qui s’installe, mais une forme de religiosité qui donne l’apparence de la piété, tout en reniant la puissance. Or, Dieu ne visite pas pour entretenir les apparences. Il visite pour restaurer, pour purifier, pour établir son règne.
La visitation de Dieu n’est pas un réveil philosophique, c’est une invasion céleste. Elle vient avec puissance, mais aussi avec grâce. Elle ne cherche pas à humilier seulement, mais à relever. Elle ne vient pas pour détruire seulement, mais pour reconstruire sur des fondations saines.
Là où l’Esprit de Dieu est accueilli librement, le désordre des hommes est remplacé par l’ordre du Royaume.
Tout au long de cet article, j’ai choisi de revenir plusieurs fois sur ce point centrale : « moins de l’homme pour plus de Dieu ! », car il en est le cœur invisible. Trop souvent oublié ou mal compris, il mérite qu’on s’y attarde pour en saisir toute la portée. Revenir dessus nous permettra de comprendre non seulement les idées qui suivent, mais aussi le fil secret qui les relie. Ce thème, en résonance avec mon propre parcours, éclaire la logique qui m’a guidé jusque-là. Insister sur ce sujet n’est pas redondant, mais c’est plutôt une invitation à regarder de plus près ce qui fait la force et la cohérence de l’ensemble, pour le bien de nos propres vies.
« Seigneur, je t’implore pour un temps de grâce sur notre génération. Envoie ton souffle nouveau sur ceux qui cherchent, qui doutent, qui s’égarent parfois, qui sont dans l’immobilisme spirituel… mais dont le cœur peut encore être touché par ta lumière. Viens, Seigneur, viens rencontrer encore de nombreux Nathanaël ; ces âmes assoiffées de vérité, en quête d’une relation authentique et profonde avec le Christ. Beaucoup sont cachés sous le figuier de la solitude, du questionnement ou de la religiosité. Mais toi seul peux les appeler par leur nom, les bouleverser par ta présence, et les éveiller à la vie véritable. Prépare leur cœur à te recevoir, et fais de nous des témoins fidèles pour leur ouvrir tout grand le chemin : « J’ai vu ton cœur sous le figuier » (Jean 1.48).
Je prie aussi pour que se lèvent des témoins ardents, des voix sanctifiées comme celle de Jean-Baptiste ; des personnes qui ne recherchent ni l’approbation des foules ni le confort des systèmes, mais qui parlent avec autorité, parce qu’ils ont vu ta gloire, parce qu’ils ont entendu ta voix, parce qu’ils ont été transformés dans le secret avant d’être envoyés au grand jour. Des messagers du Royaume, porteurs de feu, qui ne flattent pas les oreilles mais réveillent les cœurs !
Comme Jean-Baptiste, que ces voix prophétiques osent dire ce qui doit être dit, sans compromis, sans crainte, avec la puissance de la vérité et la douceur de l’amour ; « Il ne t’est pas permis d’avoir cette femme… » (Matthieu 14.4) !
Amen » !
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