9. Moins de l’homme, plus de Dieu

9. Moins de l’homme, plus de Dieu

Chap: 8 - Une révélation pour ceux qui « meurent » - Frères et sœurs, la révélation de Christ ne s’arrête pas à Jean-Baptiste. Elle ne s’arrête pas à la prison, ni à la mort du précurseur. Elle continue, elle s’intensifie, elle s’accomplit dans le cœur de tous ceux qui acceptent de mourir à eux-mêmes.

Jésus n’a pas seulement enseigné la mort à soi-même à ses disciples, il en a été l’incarnation vivante. Lui qui était la Parole éternelle a accepté de s’effacer, de se dépouiller, de se taire devant ses accusateurs, de souffrir l’injustice, d’être incompris et rejeté, et finalement de mourir. À la croix, il s’est totalement retiré, laissant toute la place à l’œuvre de rédemption accomplie par son Père. Ce dépouillement volontaire n’était pas une faiblesse, mais l’expression parfaite de l’obéissance et de l’amour.

Ainsi, il nous montre l’exemple : la véritable vie passe par le renoncement à soi, par l’abandon de nos droits et de nos prétentions, afin que Dieu seul soit glorifié. Comme l’écrit Paul : « Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2.8). Et c’est précisément dans cette obéissance totale que s’est révélée la puissance de la résurrection et la victoire sur le péché et la mort.

Ce chemin de dépouillement est aussi celui qu’il trace pour nous. Mourir à nous-mêmes, c’est apprendre à céder la place à Dieu, à laisser son œuvre s’accomplir dans nos vies. La croix devient alors non seulement le lieu de notre salut, mais plus encore, aussi l’école de notre transformation.

Jean-Baptiste, le précurseur, a compris que son rôle n’était pas de durer, mais de préparer. Il a proclamé avec humilité : « Il faut qu’Il croisse et que je diminue » (Jean 3 v. 30). Et Dieu l’a exaucé. Jean est entré dans la prison, puis dans la mort, pour laisser toute la place au Seigneur. Il n’a pas résisté à l’effacement : il l’a embrassé. Sa mort est le sceau de sa mission.

Mais la révélation ne s’arrête pas là. Jésus lui-même, le Fils, a choisi de s’effacer à la croix.

Il n’a pas cherché sa propre gloire, mais celle de son Père : « Je ne cherche pas ma gloire… » (Jean 8.50). À la croix, Jésus s’est livré totalement. Il a accepté la mort, non comme une défaite, mais comme le chemin de la révélation du Père. Sa souffrance, son silence, son abandon ont ouvert la voie à l’œuvre de rédemption de Son Père : « Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2 v. 8).

Jean est mort → Christ est apparu. En Jean-Baptiste s’achève l’Ancienne Alliance, avec tout ce qu’elle portait de figures, de rites et d’attente. Il incarne la fin de notre vieille nature adamique, celle qui ne pouvait produire que l’ombre. Sa mort devient alors le signe du retrait de ce qui était provisoire, afin que la véritable lumière puisse se lever.

Je rappelle que Jean est le seuil entre deux mondes : il ferme la porte de la Loi et ouvre celle de la Grâce. Il est le dernier éclat du crépuscule avant le lever du soleil. Sa mission était de préparer, d’annoncer, de pointer vers l’Agneau de Dieu (Jean 1.29). Mais il devait disparaître pour que la réalité prenne toute la place. Ce n’est pas seulement sa confession, c’est aussi la nôtre.

Car ce mouvement est celui de toute vie chrétienne : mourir à l’ancien pour laisser croître le nouveau. Jean nous enseigne que l’ombre doit céder à la lumière, que la chair doit s’effacer devant l’Esprit, que l’Adam doit mourir pour que le Christ (le dernier Adam) règne en nous. Comme Paul l’écrit : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5.17).

Christ est mort → l’Eglise est apparue. Sa mort n’est pas seulement la fin d’une vie terrestre, elle est le cœur du mystère « pascal », le passage de l’ombre à la lumière, de la séparation à la communion. À la croix, le voile du Temple se déchire : l’accès au Père est ouvert, la distance est abolie, et une nouvelle réalité s’installe.

De son côté transpercé jaillit l’eau et le sang (Jean 19.34), signes de la naissance de l’Église, Corps mystique du Christ. À la Pentecôte, cette naissance se manifeste dans le feu et l’Esprit : un peuple nouveau surgit, uni non par la chair mais par la vie du Ressuscité. L’Église n’est pas une institution humaine, mais le fruit de la mort et de la résurrection du Fils.

Ainsi s’accomplit la parole : « Si le grain de blé ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12.24). La mort du Christ n’est pas stérile, elle est féconde. Elle engendre une multitude de frères et de sœurs, un peuple racheté, une communion vivante qui porte son nom et son témoignage jusqu’aux extrémités de la terre.

Ce mystère nous rappelle que l’Église n’existe que par la croix. Elle est née dans le sang, le feu et l’Esprit, et elle demeure vivante tant qu’elle reste attachée à Celui qui l’a engendrée. Mourir avec Christ, c’est entrer dans cette fécondité spirituelle : une vie donnée qui devient semence de résurrection et de communion.

L’Église doit mourir → pour que la gloire de Dieu soit manifestée à travers Christ. Cette mort n’est pas une disparition, mais un dépouillement, une purification, un brisement nécessaire. L’institution humaine doit passer par le feu afin que l’Épouse soit rendue pure et resplendissante. Ce chemin est eschatologique et mystique : il annonce non pas la fin de l’Église, mais sa transformation en Corps glorieux, uni à son Seigneur.

« L’Épouse s’est préparée » (Apocalypse 19.7) : cette préparation passe par la mort à elle-même, pour que seule la vie du Christ demeure. Comme dans la vision de l’Apocalypse, où l’enfant mâle naît au milieu des douleurs (Apocalypse 12.5), ainsi la véritable Église surgira dans la gloire, enfantée par l’Esprit, purifiée par le feu, et manifestant pleinement le Christ ressuscité.

… et qu’elle enfante à son tour. Ce dernier mouvement est puissant : l’Église devient mère, non seulement par l’évangélisation, mais par une véritable génération spirituelle, peut-être celle des derniers temps. Comme une femme en travail, elle traverse les douleurs de l’enfantement afin de donner naissance à une réalité nouvelle. Elle enfante le Royaume, les Fils de Dieu, la Jérusalem céleste. Car « toute la création soupire et souffre les douleurs de l’enfantement jusqu’à maintenant, dans l’attente de la révélation des fils de Dieu » (Romains 8.19-22).

Ce cri cosmique rejoint le cri de l’Église : elle porte en elle une semence divine qui doit éclore. Sa mort à elle-même, à ses formes humaines et institutionnelles, devient le lieu où surgit une race céleste, une génération nouvelle, les fils du Royaume.

Ce mystère est celui de l’Apocalypse : l’Épouse se prépare (Apocalypse 19.7), purifiée, dépouillée, rendue resplendissante pour son Époux. Et dans cette préparation, elle enfante les vainqueurs, ceux qui « suivront l’Agneau partout où il va » (Apocalypse 14.4). L’Église, en passant par le feu du dépouillement, devient le creuset d’où jaillissent les vainqueurs promis dans l’Apocalypse ; façonnée par l’Esprit, destinée à régner avec Christ.

L’Église brisée devient ainsi le canal par lequel la vie de Christ est libérée. Comme le vase d’albâtre qui doit être rompu pour que le parfum se répande (Marc 14.3), elle est appelée à passer par le brisement afin que l’odeur du Christ se répande dans le monde. Ce brisement n’est pas une défaite, mais le fondement d’une œuvre de grande fécondité : c’est dans la mort que jaillit la vie, dans la faiblesse que se manifeste la puissance de Dieu.

Dans les derniers temps, la mort de l’Église charnelle s’opérera. Centrée sur elle-même, sur ses systèmes humains et ses sécurités visibles, elle revêtira le vêtement de Laodicée, marqué par la suffisance et la superficialité : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu… » (Apocalypse 3.17). Ce dépouillement est nécessaire, car ce qui est charnel doit mourir pour que ce qui est spirituel vive.

Vous comprenez pourquoi je me dois d’insister et insister encore sur ce sujet tellement important ? Beaucoup pensent que « se préparer » pour le retour du Seigneur signifie engranger simplement des versets bibliques ou une accumulation de savoirs, maîtriser une théologie ou multiplier les activités religieuses. Mais Jésus avertit l’Église de Laodicée : « Tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » (Apocalypse 3.17). Autrement dit, il est possible d’être riche en connaissances et en œuvres, mais pauvre en vie spirituelle réelle.

La préparation véritable consiste à laisser l’Esprit transformer notre être, à mourir à nous-mêmes pour que Christ vive en nous. C’est un protocole spirituel, une discipline intérieure, qui nous conduit à régner avec Lui dans le Millenium. Paul le décrit ainsi : « Si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui » (2 Timothée 2.12). La persévérance n’est pas une performance humaine, mais une fidélité enracinée dans la puissance de l’Esprit. N’oublions pas « nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté » (Hébreux 12.10).

« Ce que je dis, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité » (1 Corinthiens 15.50).

« Participer à sa sainteté » ; ce protocole divin est celui du dépouillement, de la purification et de l’obéissance. Il ne s’agit pas de bâtir sur nos raisonnements, mais de nous soumettre à la révélation vivante du Christ dans notre cœur. C’est pourquoi le Seigneur insiste : l’Épouse doit se préparer, non par ses propres forces, mais par l’œuvre sanctifiante de l’Esprit qui la rend resplendissante pour les noces de l’Agneau (Apocalypse 19.7).

Ainsi, cette Église spirituelle dont nous parlons, non façonnée par la sagesse humaine mais par une révélation vivante du Christ, ne sera plus une institution centrée sur elle-même. Elle deviendra un corps organique, animé par l’Esprit, vibrant de la vie du Ressuscité. Elle ne se glorifiera plus de ses structures, de ses traditions ou de ses systèmes, mais de la présence réelle du Seigneur au milieu d’elle.

Ce corps sera marqué par la simplicité et la puissance : une communion vivante où chaque membre reflète le caractère du Christ, où l’amour est la loi, et où la lumière de l’Esprit éclaire toutes choses. Ce n’est plus une institution, mais une habitation de Dieu en Esprit (Éphésiens 2.22), un peuple vivant qui manifeste la gloire du Ressuscité.

Cette Église est l’Épouse qui se prépare au sein du creuset, purifiée et rendue resplendissante pour son Seigneur : « Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son Épouse s’est préparée » (Apocalypse 19.7).

Le mystère du « reste ».

Outre le salut en Jésus-Christ, le mystère du reste constitue l’une des plus grandes assurances bibliques : dans les ténèbres, Dieu ne nous laisse jamais sans témoin ; dans la décadence, Il préserve un peuple ; dans le doute, Il suscite la foi ; dans l’apostasie, Il élève un reste.

Ce peuple ne dépend ni de ses propres forces, ni d’aucune faveur humaine, mais uniquement de la grâce, de l’élection et de la fidélité de Dieu. Comme l’exprime Daniel : ceux du reste sont ceux « qui connaissent leur Dieu » et qui « seront fort et agiront avec courage » (Daniel 11.32).

Le Seigneur nous appelle à la vigilance, à la sainteté, à la constance, et surtout à ne jamais sous-estimer le peu, car souvent c’est dans ce petit nombre que Dieu accomplit ses desseins : la restauration de son peuple et l’avènement glorieux de Christ, préparant le chemin du Seigneur.

Le « reste », tel que défini par l’Écriture, n’est pas une idée vague ou humaine, mais une réalité spirituelle concrète, avec des traits précis que Dieu met en lumière à travers les âges, et que de nombreux auteurs chrétiens ont médités profondément. Paul affirme dans Romains 11.5 : « Ainsi donc, au temps actuel aussi il y a un reste selon l’élection de la grâce ». Dans ce passage, le reste n’est pas le fruit d’efforts humains, mais le résultat de la souveraineté de Dieu. Il dit en substance : « Oui, Israël a été façonné par le Potier, mais de cette argile initiale, Il prend un reste ! » ; et ce qui impressionne, c’est que ce « reste » est choisi selon l’élection de Dieu, dans toutes les périodes du peuple de Dieu et de l’Eglise, et non selon le mérite d’une organisation humaine. 

L’œuvre de Dieu n’est jamais vaine, car dans le « reste » fidèle, Il voit Son dessein pleinement accompli et manifesté. Comme le rappelle le prophète Esaïe : « Si l’Éternel des armées ne nous avait laissé un très petit reste, nous aurions été comme Sodome, nous aurions ressemblé à Gomorrhe » (1 v. 9). Pauvre Israël ! Si favorisé pendant tant d’âges, et pourtant seul un reste a persisté pour invoquer le Seigneur Sauveur.

Cet appel est solennel pour chaque chrétien. Dans la période qui précède le retour du Seigneur, Paul nous dit qu’il faut « que l'apostasie soit arrivée auparavant » (2 Thessaloniciens 2 v. 3) ; et nous sommes dans ces temps : « alors si tu as eu le privilège d’entendre l’Évangile et de connaître la vérité en Christ, aspire à faire partie de ce reste fidèle, car ce n’est pas automatique. Aujourd’hui, beaucoup d’enfants de Dieu détournent l'oreille de la vérité, et se tournent vers les fables » (2 Timothée 4 v. 4) !  La grâce du salut est offerte, mais la récompense finale demande persévérance, sainteté et vigilance, comme les vierges sages.

Cette réalité trouve encore son illustration dans la typologie des 7 000 hommes préservés par Dieu à l’époque d’Élie (1 Rois 19.18). Ce petit groupe n’était pas seulement fidèle : il représentait un signe vivant de la victoire de Dieu sur l’idolâtrie et la corruption spirituelle. Ces hommes ont résisté à la séduction, à la persécution et à la tentation de se compromettre, refusant de fléchir le genou devant Baal. Par leur fidélité, ils montrent que la victoire appartient à ceux qui demeurent attachés à Dieu, même lorsqu’ils sont minoritaires au milieu d’une majorité apostate. Ainsi, le reste fidèle, qu’il s’agisse des 7 000 d’Élie ou des vainqueurs d’aujourd’hui, incarne la fidélité de Dieu et la puissance de Sa grâce. Dieu accomplit dans ce petit nombre, ses grands desseins dans Son plan.

La Bible nous offre encore l’exemple des 300 hommes de Gédéon (Juges 7), illustrant une nouvelle fois parfaitement ce principe. Face à une armée massive de Madianites, Dieu réduit volontairement les forces de Gédéon à seulement 300 hommes pour montrer que la victoire appartient à Dieu, et non aux chiffres ou à la puissance humaine. Ces hommes, sélectionnés et guidés par Dieu, sont courageux, fidèles et attentifs à Ses instructions. Grâce à leur obéissance et à leur confiance, ils remportent une victoire écrasante sur leurs ennemis, accomplissant le plan divin et glorifiant le Seigneur.

Ici encore se profile une merveilleuse réalité, car ce n’est qu’en brisant le vase que la lumière peut jaillir. Ce n’est qu’en acceptant d’être vulnérable, exposé, dépouillé de notre vieille nature, que la flamme de l’Esprit peut apparaître. Le vase d’argile, opaque et fermé, doit être brisé pour que la gloire de Dieu se manifeste. Et cette image, si simple et si puissante, devient une parabole vivante de notre vie chrétienne : nous ne sommes pas appelés à briller par nous-mêmes, mais à laisser Christ briller à travers notre brisement.

Cette lumière, cette flamme qui jaillit des cruches brisées, préfigure une autre victoire, plus grande encore, plus bouleversante : celle de Christ sur la croix. Car là aussi, il y a eu brisure. Le corps du Fils a été brisé, non par défaite, mais par amour. Le vase parfait a été brisé pour que la lumière de la résurrection éclaire les ténèbres du monde. La croix, instrument de honte, devient le flambeau de la gloire. Le tombeau, lieu de silence, devient le théâtre du triomphe. Et c’est dans cette dynamique, mourir pour vivre, s’abaisser pour régner, se taire pour proclamer, que se trouve le cœur du message chrétien.

Ainsi, la victoire de Gédéon, la prière de Jean-Baptiste, et la passion du Christ ne sont pas trois récits séparés, mais trois mouvements d’une même entente : celle de Dieu qui choisit les faibles pour confondre les forts (1 Corinthiens 1 v. 27).

« Watchman Nee », dans ses méditations sur « Le brisement du vase d’albâtre », nous enseigne que la vie divine ne peut se répandre que si le vase est brisé. Il voit dans le geste de Marie de Béthanie, qui brise le vase pour répandre le parfum, une image de ce que Dieu attend de nous : que nous cessions de contenir la lumière, pour la laisser jaillir.

Mais le « reste » fidèle ne se limite pas à exister simplement : il consiste à vivre profondément en Christ, avec des racines solides et une union vivante avec Christ, capable de résister aux épreuves et aux tempêtes de la vie.

« T. Austin-Sparks » décrit ce peuple sanctifié comme celui qui « prend racine en profondeur et porte du fruit vers le haut ! » : les racines plongent vers le bas, dans le rocher des siècles, nourrissant l’être intérieur, tandis que la vie extérieure manifeste le fruit de cette force spirituelle, si bien que les crises ne peuvent le déraciner. Cette union avec Christ n’est pas seulement théorique : elle se vit dans la participation à sa mort et à sa résurrection, dans la communion de ses souffrances, dans l’expérience de la purification et du passage par le feu des épreuves, forgeant ainsi la force intérieure du « reste ».

Un autre trait essentiel de ce peuple est la sainteté. Il ne s’agit pas d’une perfection humaine illusoire, d’apparence, mais d’une vie séparée des compromis, sur le plan moral, éthique et spirituel.

Le « reste » fidèle refuse de fléchir le genou devant les idoles de son époque, qu’elles soient religieuses, culturelles ou même spirituelles. La crainte révérencielle de Dieu, l’adoration sincère, l’attachement à la vérité de la Parole et la sincérité du cœur font partie intégrante de son identité ; même au milieu de l’apostasie et de l’indifférence générale.

Nous voyons également dans les lettres aux sept Églises (Apocalypse 2.3), l’établissement d’un lien clair entre le « reste » fidèle et les vainqueurs. Le Seigneur promet à ceux qui persévèrent jusqu’au bout, qui gardent Sa parole et qui ne renient pas Son nom, qu’ils hériteront de la vie éternelle, du fruit de l’arbre de vie, d’une place ferme dans le temple de Dieu et de la participation à Son royaume glorieux (Apocalypse 2 v. 7, 2 v. 11, 2 v. 17, 3 v. 21). Cette victoire n’est pas simplement symbolique : elle découle directement de la fidélité, de l’obéissance et de la connaissance intime de Dieu ; ce qui peut s’apparenter à la réserve d’huile des vierges sages.

Ainsi, le « reste » fidèle, qu’il s’agisse des 7 000 hommes d’Élie, des 300 de Gédéon ou du petit nombre de croyants dans l’Église de Paul, est appelé à une victoire active et spirituelle pour l’ensemble des croyants.

Ils incarnent l’accomplissement du plan divin et la manifestation concrète de la grâce de Dieu dans le monde. Romains 11 v. 5 et les exemples typologiques de l’Ancien Testament convergent pour montrer que le reste fidèle est simultanément préservé, sanctifié et victorieux sur leur vieille nature et sur Satan, guidé par l’Esprit du Seigneur. Chaque génération peut s’identifier à ce reste, participer à la manifestation de la grâce divine et marcher dans la victoire promise aux vainqueurs.

Les vainqueurs.

C’est ici que le lien avec les vainqueurs devient particulièrement clair. Dans l’Apocalypse, les vainqueurs ne sont pas simplement les chrétiens en général, mais ceux qui ont traversé les épreuves et la mort, qui ont refusé tout compromis, qui ont gardé la foi dans les nuits les plus sombres, et qui ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la parole de leur témoignage, n’ayant pas aimé leur vie au point de craindre la mort (Apocalypse 12.11).

Ces vainqueurs sont le fruit de l’Église lorsque celle-ci accepte de mourir à elle-même : en diminuant, elle permet à Christ de croître et de manifester sa vie à travers elle. C’est ainsi qu’elle prépare le chemin du Seigneur (Marc 1.3).

Ce sont ces croyants qui forment la Jérusalem céleste, l’Épouse préparée, resplendissante, sans tache ni ride. Ce sont eux qui règnent avec Christ, qui portent Son nom, qui mangent de l’arbre de vie, qui reçoivent la pierre blanche, et qui deviennent des colonnes dans le temple de Dieu. Comme le Seigneur le promet : « À celui qui vaincra, je donnerai de manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2.7), et encore : « À celui qui vaincra, je le ferai colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus » (Apocalypse 3.12).

Ainsi, l’Église ne meurt pas pour disparaître, mais pour enfanter la vie de Christ dans le monde. Elle ne s’efface pas pour s’anéantir, mais pour révéler pleinement les desseins de Dieu. Par ce chemin, le reste fidèle croît en profondeur dans l’union avec le Seigneur, tandis que l’ego et l’autosuffisance diminuent, permettant à la vie, à la force et à la gloire de Christ de se manifester pleinement dans et à travers nous.

C’est ainsi que la victoire promise aux vainqueurs devient une réalité concrète, spirituelle et durable, et que le petit « reste » fidèle remplit sa mission dans l’histoire et dans le plan éternel de Dieu.

Il existe un autre principe spirituel qui traverse l’histoire du salut et se manifeste avec éclat dans les lettres aux sept Églises de l’Apocalypse : Dieu ne rejette jamais l’Église charnelle, faible ou compromise, mais Il l’appelle à la repentance, à l’écoute de l’Esprit, et surtout, Il en suscite des vainqueurs. Ce sont des individus qui, au cœur même de la déchéance spirituelle, entendent la voix du Christ glorifié, se lèvent, se repentent et deviennent les porteurs de la victoire divine pour l’ensemble du Corps. Comme le dit Jésus avec force : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : À celui qui vaincra… » (Apocalypse 2 v. 7).

Dans chaque lettre, Jésus ne parle pas à une Église idéale, mais à une Église réelle, parfois tiède, parfois corrompue, parfois endormie, et pourtant, Il adresse Ses promesses non à l’institution, mais à celui qui vaincra, à l’individu qui choisit, au sein de cette Église, la voie étroite, la croix et la fidélité. Ce vainqueur devient le canal par lequel Dieu accomplit Ses desseins.

Cette minorité fidèle, née dans la souffrance, dans le brisement et dans la séparation intérieure, ne quitte pas l’Église visible autant que possible ; à l’image de Josué et Caleb, qui ne quittèrent pas le peuple après le refus d’entrer en Canaan ; mais ils en sortent spirituellement, pour devenir les prémices d’un Corps glorifié. En diminuant leur indépendance, leur ego et leur autosuffisance, ces vainqueurs permettent à Christ de croître pleinement en eux et à travers eux, manifestant ainsi la puissance et la grâce divines dans le monde. Ils incarnent la fidélité, la persévérance et la victoire promise aux vainqueurs, tout en servant de modèle et de levain pour les générations futures.

Ce principe est profondément biblique et prophétique, et il révèle la nature même de Dieu : Il ne détruit pas ce qui est malade, mais en extrait la vie. Il ne rejette pas l’Église charnelle, faible ou compromise, mais y implante une semence de vie ; une minorité victorieuse qui vaincra non pour elle-même, mais pour que la gloire revienne à l’ensemble, afin que l’Église tout entière soit relevée, purifiée et glorifiée : « Il ne brisera point le roseau cassé, et il n'éteindra point le lumignon qui fume, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice » (Matthieu 12 v. 20).

C’est la réalité spirituelle du Corps : la victoire d’un membre devient la victoire de tous. Comme le dit Paul : « Si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui » (1 Corinthiens 12 v. 26). Les vainqueurs ne sont pas des élites spirituelles ; ils sont des sacrifices vivants, des intercesseurs et des porteurs de la croix. Ils ne se glorifient pas eux-mêmes, mais glorifient Christ. Ils ne s’élèvent pas pour dominer, mais pour élever l’Église. Ils ne se séparent pas pour critiquer et condamner, mais pour enfanter une vie nouvelle pour le salut de tous.

Leur victoire devient celle de l’Église entière, car en eux, le Corps trouve sa tête, l’Épouse trouve son Époux, et la Jérusalem céleste trouve ses fondations. Ils sont les fils de Dieu, les prémices du Royaume, les colonnes du temple et les pierres vivantes de la Jérusalem céleste : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu… » (Apocalypse 3.12).

Ainsi, l’Église doit diminuer et mourir, non pour disparaître, mais pour enfanter. Gloire à Dieu ! La révélation des vainqueurs n’est pas une doctrine secondaire ni une option spirituelle réservée à quelques âmes ferventes ; elle est le cœur battant de l’appel divin, le fruit mûr de l’Église crucifiée, le témoignage vivant de la vie de Christ manifestée dans des vases d’argile. Par ce chemin, le petit « reste » fidèle diminue lui-même pour que Christ croisse, et manifeste pleinement la puissance et la gloire de Dieu dans le monde.

Telle est la révélation pour ceux qui meurent à eux-mêmes : d’un état ancien, ils sont transformés en outres neuves par l’Esprit, et Christ utilise ces outres nouvelles parce que le chemin qu’il veut empreinter a été correctement préparé. Elles sont remplies du vin nouveau, pour servir et bénir ceux qui sont appelés au banquet des noces. Comme Jésus l’a dit : « On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves » (Luc 5 v. 37 et 38).

Cette parole, souvent citée mais rarement méditée en profondeur, révèle une vérité essentielle : la vie du Royaume ne peut se manifester dans des structures anciennes, rigides, charnelles ou religieuses : « Le Très-Haut n'habite pas dans ce qui est fait de main d'homme » (Actes 7 v. 48). Le vin nouveau, la vie divine, la puissance du Saint-Esprit, la révélation du dessein éternel de Dieu, exige des réceptacles transformés, souples, brisés et renouvelés. Ces réceptacles, ce sont les vainqueurs.

Le vin nouveau représente la personne même du Christ ressuscité, une vie céleste et surnaturelle qui ne peut cohabiter avec la chair, là où le péché trône. Il est la manifestation du Royaume invisible : une vie de communion, de puissance et de sainteté. Il ne s’agit pas simplement d’une amélioration morale, mais d’une véritable transfusion spirituelle : Dieu verse Sa propre vie dans l’homme, et désire avoir toute liberté d’action.

« Il faut qu’Il croisse et que je diminue » : tel est le processus qui transforme une vieille outre en outre neuve. Ce chemin est souvent douloureux, mais il forge les vainqueurs, ceux qui ne cherchent pas à se faire voir mais à être vrais et fidèles à Dieu.

Leur devise n’est pas celle du monde : « plus d’homme, plus de système, plus d’organisation, plus de travail ! », mais celle du Royaume : « moins de l’homme pour plus de Christ ! » Comme l’affirme Paul : « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 3.3).

Ainsi, les vainqueurs deviennent des instruments vivants du Royaume, transformés, renouvelés, et capables de contenir la vie de Christ, afin que l’Esprit puisse la répandre comme il l’entend, et manifester la gloire de Dieu en faveur du monde et de tous les véritables croyants.

 

L'œuvre des vainqueurs.

Extrait du livre de « Watchman Nee » : « Le plan de Dieu et les vainqueurs ».

En examinant le principe des vainqueurs, nous devons remarquer deux choses : quand le Corps tout entier faillit, Dieu choisit quelques personnes pour prendre position en faveur de tout le Corps. Dieu demande à ce reste d'exécuter Ses ordres afin que, par ce petit nombre, Il puisse, plus tard, atteindre beaucoup.

Lorsque Dieu fit le choix des enfants d'Israël, Il les appela tous à être un royaume de prêtres parmi les nations : « Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m'appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d'Israël » (Exode 19.5-6). Mais au mont Sinaï, ils adorèrent le veau d'or et faillirent piteusement.

À cause de cette situation, Dieu choisit les Lévites, qui obéirent à Ses ordres pour être vainqueurs. Contrairement aux autres enfants d'Israël, le sacerdoce leur fut accordé (Exode 32.15-29). Lorsque Dieu œuvre, Il travaille premièrement en quelques-uns ; Il œuvre à travers eux pour un plus grand nombre. Pour sauver les enfants d'Israël, Dieu a sauvé premièrement Moïse. Il a fait sortir Moïse d'Égypte avant la délivrance des enfants d'Israël. Il a pris en main David premièrement, et ensuite Il a libéré les enfants d'Israël de la main des Philistins pour en faire une grande nation. Tout but spirituel est donc atteint par des moyens spirituels.

Dieu a discipliné Moïse et David à un haut degré afin qu'ils n'utilisent pas la chair pour aider Dieu dans l'accomplissement de Son dessein.

Dieu, tout d’abord, a gagné douze personnes, puis cent vingt ; ainsi fut formée l’Église. Le principe des vainqueurs est donc le suivant : Dieu appelle un petit nombre pour accomplir Son œuvre, en faveur et pour le bien du plus grand nombre. Quelques-uns répondent à l’appel de Dieu afin qu’un grand nombre reçoive la vie. Dieu plante la croix dans le cœur de quelques-uns ; Il les conduit à accepter le principe de la croix extérieurement et intérieurement, en vue de libérer la vie pour les autres.

Dieu a besoin de canaux pour que Sa vie puisse jaillir en faveur d’autres. Dieu a placé les prêtres dans une position de mort, afin de frayer aux enfants d’Israël « une route vivante ». Les prêtres furent les premiers à marcher dans l’eau et les derniers à en sortir. Ils représentent les vainqueurs de Dieu.

Aujourd’hui, Dieu cherche une compagnie de personnes qui, à l’image des prêtres du récit biblique, marcheront dans l’eau, entreront dans la mort, accepteront la discipline de la croix, se tiendront sur le terrain de la mort en vue d’ouvrir une route vivante en faveur de l’Église. Si Dieu nous place dans la mort, c’est pour donner la vie aux autres. Les vainqueurs de Dieu sont les pionniers de Dieu.

Ce n’est pas que les prêtres aient été capables d’accomplir quoi que ce soit, mais parce qu’ils portaient l’arche, ils devaient descendre dans le lit du fleuve. Ainsi, nous devons laisser Christ (symbolisé par l’arche) être le centre de notre vie.

Ayant revêtu Christ, nous entrons dans l’eau. Les pieds des prêtres sont tenus dans le lit du fleuve, l’arche sur les épaules. En demeurant dans la mort, ils ont élevé Christ ; telle est la seule véritable manière spirituelle d’élever le Seigneur.

Le lit de la rivière est le lieu de la mort. Cet endroit n’est ni confortable, ni attirant, ni reposant. Ils n’étaient pas assis ou couchés, mais debout sur leurs pieds. Si je vis selon mon bon vouloir, en prenant mes aises concernant la Parole, Christ ne peut pas être apporté aux autres de manière vivante. Si je me tiens debout dans le fleuve à son point le plus bas, alors les autres pourront traverser victorieusement le Jourdain.

La mort œuvre en moi afin que la vie agisse pour les autres : « Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous » (2 Corinthiens 4.12). Par mon obéissance dans la mort, la vie peut opérer en faveur des autres afin de les conduire à l’obéissance envers Dieu. La mort de Christ met en mouvement Sa vie en nous. Sans la mort, il ne peut pas y avoir de vie.

Porter l’arche dans le lit du fleuve devait être très angoissant : cela demandait une grande attention. La plus légère insouciance, et le Dieu Saint les aurait détruits. Cependant, ils demeurèrent debout, là, regardant les enfants d’Israël traverser l’un après l’autre. Ainsi, ils furent les derniers à sortir du lit du fleuve.

C’est pourquoi l’apôtre déclare ceci : « Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause de Christ ; mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés ! Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes maltraités, errants çà et là ; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous parlons avec bonté ; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu'à maintenant » (1 Corinthiens 4.9-13).

Il désirait que les autres croient à l’Évangile, mais sans ses chaînes :   « … mais encore tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui, vous deveniez tels que je suis, à l'exception de ces liens ! » (Actes 26.29). Oh ! Que chacun d’entre nous puisse s’interroger : « Est-ce que je travaille pour une renommée, pour un gain, pour une dénomination ? Pour la sympathie des autres ? Pour me satisfaire moi-même ? Ou est-ce que je recherche la vie pour l’Église de Dieu ? »

Puissions-nous prier ainsi : « Seigneur, je meurs pour que les autres puissent vivre ! » Dieu affirme clairement que ce ne sera pas facile. Quoi qu’il en soit, c’est la seule façon d’accomplir le plan éternel de Dieu. Demeurer dans l’endroit le plus profond du fleuve jusqu’à ce que tous les enfants de Dieu aient traversé nous enseigne que, nous aussi, nous ne sortirons pas de la mort avant la venue du royaume. Par bonheur, Josué (type de Christ) donna l’ordre : « Sortez du Jourdain ! » (Josué 4.18).

Notre Josué victorieux nous appellera aussi hors du fleuve de la mort, et de cette façon inaugurera le commencement du royaume.

Bien souvent, les croyants que nous sommes, ne sommes pas désobéissants au plein sens du terme, mais nous ne sommes pas pleinement obéissants non plus. Ce n’est pas que certaines personnes refusent de payer le prix, mais plutôt qu’elles le paient insuffisamment.

Gethsémané est uniquement accessible par le chemin de la croix. Sans l’œuvre de la croix, nul ne peut dire : « non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26.39). Nombreux sont ceux qui aspirent à l’appel d’Abraham, mais qui ont en horreur la consécration du mont Morija. Suis-je irrité par la vie facile et sans souci de mes voisins ? Qu’importe cela ! Dieu me place dans le lit du fleuve pour être Son vainqueur. Il permet que je sois enchaîné afin que d’autres entendent la bonne nouvelle. La mort œuvre en moi, mais la vie dans les autres, c’est la seule voie pour la vie.

La mort de Jésus me remplit en premier lieu, et ensuite la vie coule en faveur des autres : « … portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous » (2 Corinthiens 4.10-12).

Que fait le vainqueur de Dieu ? Il se tient dans la mort de Christ pour que les autres reçoivent la vie. Nous devons donc expérimenter la Parole de Dieu avant de pouvoir l’apporter aux autres. La lumière de la vérité doit d’abord devenir vie en nous, avant que cette lumière ne puisse être transmise aux autres.

Dieu accorde à Ses vainqueurs de voir la vérité et de l’expérimenter dans leur vie, afin qu’ils puissent, en retour, conduire un grand nombre à l’obéissance de cette vérité. La vérité doit prendre forme en nous et devenir partie intégrante de notre être. Avant de pouvoir parler aux autres de la foi, de la prière et de la consécration, nous devons d’abord en avoir une profonde expérience ; autrement, ce ne sont que des expressions sans substance.

Dieu nous conduit à travers la mort afin que d’autres puissent vivre. Nous avons besoin de passer par les souffrances et la douleur avant qu’il ne puisse y avoir la vie dans les autres.

Nous devons en premier lieu nous tenir dans la partie la plus profonde du fleuve pour apprendre « la vérité » de Dieu. Si l’Église ne peut pas traverser le fleuve pour se tenir sur la terre ferme en vue de la victoire, c’est à cause du manque de prêtres se tenant dans le lit du Jourdain. Seuls ceux qui demeurent dans les profondeurs du Jourdain pourront éveiller l’intérêt chez les autres. La vérité profondément formée en moi incitera les autres à la rechercher.

Beaucoup de vérités divines attendent d’être structurées en nous. Quand nous laissons la vérité œuvrer et se constituer intérieurement, nous permettons alors à Christ de grandir en nous. Les vainqueurs reçoivent la vie d’en-haut pour nourrir le Corps.

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