8. Marcher dans L’Esprit
Chap: 8 - L'Esprit de Vie - Dieu est la source de la vie, et le Christ est la vie de Dieu pour les hommes ; et sa vie est la véritable source de vie pour les âmes et les corps de ses enfants.
Qu’est-ce que la vie ? La question non résolue de la science et de la philosophie. Qu’est-ce qui fait la différence entre l’oiseau qui s’élève dans les airs, l’aile flottante et la poitrine brunie, et cette petite chose molle et brisée que le chasseur ramasse dans sa main un instant plus tard, alors qu’elle est tombée devant le feu cruel ?
Quelle est la cause de ce changement étrange et terrible ? La batterie galvanique peut imiter certains des mouvements de la vie dans les muscles et les membres, mais lorsque le courant cesse, le mouvement s’arrête et, en quelques heures, la chair cède au pouvoir de la corruption et se dissout à nouveau dans la terre.
Nous savons ce que fait la vie, mais ce qu’elle est, la science le marque d’une note d’interrogation.
L’un des ouvrages de vulgarisation scientifique les plus remarquables, d’un point de vue chrétien, est « Natural Law in the Spiritual World » du professeur Drummond ; mais le seul chapitre vraiment faible et insatisfaisant de cet ouvrage est peut-être celui dans lequel il tente de définir la vie et la mort.
La science s’approche lentement du véritable centre que la Bible nous a donné il y a si longtemps. Elle réduit progressivement toute force vitale à un principe essentiel, peut-être l’électricité. Mais la Bible a réglé la question depuis longtemps en ce qui concerne celui qui est la source de la vie : « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17.3).
Dieu est la source de la vie, et le Christ est la vie de Dieu pour les hommes ; et sa vie est la véritable source de vie pour les âmes et les corps de ses enfants. Cette vie, il nous la transmet par le Saint-Esprit, qui devient, pour l’âme unie à lui, le moyen et le canal de l’union vitale et de la communion avec le Christ, notre Tête vivante. C’est ainsi que le Saint-Esprit est l’Esprit de vie dans le Christ Jésus, parce qu’il nous transmet la vie de Jésus.
C’est surtout de son rôle, en relation avec notre vie physique, que nous allons parler maintenant.
Qu’il soit capable de vivifier nos corps mortels ne devrait pas sembler étrange, même si l’on considère le sujet de la manière la plus générale. Comme nous l’avons déjà indiqué, même la science physique a appris, dans une certaine mesure, à reconnaître la vie, non pas tant comme une question d’organisme externe et d’éléments matériels grossiers, que comme une force vitale.
Un demi-siècle a radicalement changé les méthodes de traitement connues de la science médicale et a conduit les médecins à s’appuyer beaucoup plus qu’auparavant sur les forces et les ressources naturelles, ainsi que sur des éléments plus subtils et vitaux, pour contrecarrer le pouvoir de la maladie.
L’influence de l’air et de l’occupation des circonstances environnantes et des conditions mentales, tout cela a beaucoup plus de poids aujourd’hui qu’autrefois, parce que la santé est reconnue comme le résultat de forces intérieures plus que d’agences extérieures. Ce sont là des approximations distinctes de la vérité supérieure, à savoir que la source de notre force doit être recherchée dans le pouvoir et le contact directs de cette personnalité spirituelle en qui « nous avons la vie, le mouvement, et l'être » (Actes 17.28). C’est ce qu’enseignent les Saintes Écritures du début à la fin, et nous serons probablement surpris de découvrir tout ce que ces pages sacrées nous apprennent sur la relation entre le Saint-Esprit et notre vie physique.
Le rôle de l’Esprit Saint dans la création.
Nous savons que l’Esprit divin est reconnu dans les Écritures comme l’agent direct de la création originelle, et l’Esprit de vie et d’ordre dans tout le domaine de la nature et de la providence.
Tout cela est décrit de façon saisissante dans le majestueux psaume de la nature, le cent quatrième : « Tu caches ta face, ils sont troublés ; tu leur retires le souffle, ils meurent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton Esprit, ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre » (Psaume 104.29-30).
C’est pourtant la puissance qui a formé les cieux avec leurs globes de lumière, qui couvre les bois et les champs de leurs robes de gloire aux multiples couleurs, qui anime le monde grouillant de vie des insectes et des animaux, qui a insufflé à l’homme le souffle de vie au commencement, qui soutient encore son existence physique, et qui a créé tous ses pouvoirs et toutes ses dotations mortelles. Pourquoi trouverait-on étrange que Celui qui nous a créés nous soutienne, nous restaure et vivifie nos corps mortels par l’Esprit qui habite en nous ?
L’œuvre du Saint-Esprit dans le corps dans l’Ancien Testament
L’une des biographies de l’Ancien Testament présente un modèle de vie physique tout à fait remarquable : l’histoire de Samson, conçue comme une leçon sur la véritable nature et la source de la force physique.
La puissance prodigieuse de Samson n’était pas due à un ensemble corporelle exceptionnelle, mais uniquement et directement à la puissance et à la présence du Saint-Esprit. Dès le début de sa vie, il est répété que « l’Esprit du Seigneur commença à le mouvoir », « l’Esprit du Seigneur vint sur lui » (Juges 13.24 ; 14.6 ; 14.19 ; 16.28).
Lorsqu’il était abandonné par le Saint-Esprit, il devenait sans défense entre les mains de ses ennemis ; mais lorsqu’il était rempli de la puissance surhumaine de l’Esprit de Dieu, il pouvait emporter les portes de la ville ou renverser les murs du temple de Dagon sur des milliers d’adversaires.
La leçon de sa vie préfigure la grande vérité du Nouveau Testament : notre vie corporelle, tout comme notre vie spirituelle, a sa racine et sa nourriture en Dieu. Si nous marchons dans la séparation du mal et dans la communion avec Lui : « Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts rendra aussi la vie à nos corps mortels par l’Esprit qui habite en nous » (Romains 8.11).
Le rôle du Saint-Esprit dans le ministère personnel du Christ.
C’est lui qui a accompli les œuvres surnaturelles du Seigneur Jésus sur la terre. Il n’a accompli aucun miracle avant de recevoir le baptême du Saint-Esprit. Alors il déclara : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour affranchir ceux qui sont meurtris » (Luc 4.18).
Lorsque ses ennemis attribuèrent ses miracles à la puissance de Satan, il affirma clairement qu’ils étaient accomplis par le Saint-Esprit : « Si c’est par le Saint-Esprit que je chasse les démons, il n’y a pas de doute que le royaume de Dieu est venu jusqu’à vous » (Matthieu 12.28).
Puis il les accusa d’avoir commis le péché fatal contre le Saint-Esprit, en attribuant ses œuvres à Satan. Si donc le Christ a chassé les démons et accompli des miracles par la puissance du Saint-Esprit, et si c’est le même Esprit qui demeure encore dans l’Église et habite le cœur et le corps des croyants, pourquoi serait-il étrange que l’Esprit tout-puissant, qui a opéré dans le Fils de Dieu, agisse aussi dans nos corps et les vivifie, comme le déclare notre texte ?
Le rôle du Saint-Esprit dans le ministère apostolique et l’édification de l’Église.
Ce n’est qu’après la descente du Saint-Esprit que les apôtres furent autorisés à exercer leur ministère avec puissance. Toutes les œuvres qui suivirent sont clairement attribuées par Pierre et les autres apôtres à l’action personnelle du Saint-Esprit.
Pierre cite le prophète Joël : « En ces jours-là, je répandrai mon Esprit » (Actes 2.17), suivi de l’annonce : « Je ferai des prodiges dans les cieux en haut, et des miracles sur la terre en bas » (Actes 2.19).
C’est après que le Saint-Esprit est redescendu, un peu plus tard, jusqu’à ce que le lieu soit ébranlé, que nous lisons : « Par les mains des apôtres, beaucoup de signes et de prodiges se produisirent parmi le peuple » (Actes 5 v. 12).
Et c’est par sa continuité et sa présence surnaturelle que les dons divins devaient se manifester dans l’Église jusqu’à la fin de la dispensation. 1 Corinthiens 12 v. 4 à 11 nous dit : « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit. À l’un est donnée la parole de sagesse, à un autre la parole de connaissance par le même Esprit, à un autre la foi par le même Esprit, à un autre le don de guérison par le même Esprit, à un autre le don d’opérer des miracles par le même Esprit ; mais tout cela est l’œuvre d’un seul et même Esprit, qui distribue à chacun ce qu’il veut ».
Nous voyons donc que tous les effets surnaturels du christianisme sont accomplis par le Saint-Esprit. C’est sa mission même de perpétuer dans l’Église les œuvres que le Christ a accomplies par son intermédiaire sur la terre ; l’Église étant simplement le corps du Sauveur glorifié et le canal par lequel il continue d’agir de manière divine. Comme l’a dit le Maître lorsqu’il a promis son avènement : « Les œuvres que je fais, il les fera aussi, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais vers mon Père » (Jean 14.12).
Pourquoi donc serait-il étrange que cet Esprit béni accomplisse l’œuvre même pour laquelle il est venu, et qu’il vivifie encore nos corps mortels alors qu’il habite en nous ?
Le ministère spécial du Saint-Esprit pour nos corps.
Dans le sixième chapitre de 1 Corinthiens, la dignité et le caractère sacré du corps humain sont clairement présentés comme un argument contre l’impureté dans nos relations sociales. Alors Paul demande : « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ? » (v. 15) ; puis : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? » (v. 19).
Auparavant, dans cette épître, il avait parlé du ministère de l’Esprit en nous dans un sens plus spirituel (chapitre 3.16-17), mais ici il se réfère explicitement à son union avec notre vie physique, et avec le corps de Jésus-Christ en tant que substitut de Dieu à tout lien charnel impur. Le corps est pour le Seigneur et le Seigneur pour le corps ; et c’est le ministère du Saint-Esprit d’unir notre corps à celui du Seigneur, de l’habiter et de le maintenir dans son caractère sacré et pur pour Lui.
Il est important de comprendre que ces Écritures parlent bien de notre vie physique, et non seulement de notre vie spirituelle. Celle-ci est également unie au Christ. Mais avec tant d’enseignements concernant notre être intérieur, nous pouvons certainement revendiquer ces références spécifiques pour ce qu’elles visaient : notre vie corporelle consacrée.
Une application présente et non seulement future.
La seule façon de détourner l’effet simple et concluant de ce texte est de l’appliquer uniquement à la résurrection future, comme on l’a parfois fait. Mais l’examen attentif du passage montre qu’il s’agit d’abord d’une expérience présente.
Jean Calvin lui-même a souligné que ce passage ne peut se référer uniquement à la résurrection finale, car l’apôtre parle ici de l’œuvre actuelle du Saint-Esprit dans le croyant. Ce n’est que plus tard qu’il évoque les espérances futures liées à la venue du Seigneur (après le verset 18). Le sujet du chapitre est l’habitation bénie du Saint-Esprit dans ceux qui se sont entièrement abandonnés à Christ.
- Premier effet : la délivrance de l’habitation du péché par l’habitation du Saint-Esprit.
- Second effet : la nouvelle habitude d’obéir à l’Esprit, exprimée dans Romains 8.5-6 : « La pensée de l’Esprit est vie et paix. Ceux qui suivent l’Esprit se préoccupent des choses de l’Esprit ».
- Troisième effet : sa vie vivifiante pour nos corps mortels, décrite dans le texte.
Dans le verset précédent, le corps est reconnu, ainsi que l’âme, comme livré à la mort et considéré comme mort, de sorte que nous ne dépendons plus de sa force naturelle comme suffisante. Mais en contraste, le Saint-Esprit devient sa nouvelle vie et vivifie notre corps mortel par la même puissance qui a ressuscité le Christ d’entre les morts (Romains 8.14-15).
Enfin, cette conduite bénie du Saint-Esprit à travers l’expérience chrétienne culmine dans la réalisation de notre espérance future : la pleine rédemption du corps à la seconde venue de Christ (v. 23). Mais même de cette rédemption future, il est dit que nous en avons dès maintenant les prémices de l’Esprit. Il s’agit bien de l’influence vivifiante que l’Esprit exerce, dès la vie présente, sur nos corps mortels, comme avant-goût de la résurrection finale.
Ainsi, l’ordre même du chapitre nous prépare à appliquer ce texte à une expérience actuelle et vivante.
Jean Calvin, comme nous l’avons déjà dit, le fait, mais au lieu de reconnaître cet Esprit présent comme une guérison divine à laquelle le grand réformateur n’a probablement jamais pensé, il le considère comme la consécration de nos corps au service et à la gloire de Dieu, un sens, bien sûr, que le mot « quicken (vivifier) » ne porte pas.
Cela nous amène à nous interroger sur le sens du mot « vivifier ». Il faudrait une très forte inversion et, oserait-on dire, une perversion du mot, pour l’appliquer à la consécration du corps, car il signifie littéralement la revivification, la stimulation, l’animation, la revigoration de ses forces.
Le passage parallèle le plus proche où ce terme est employé se trouve dans cette même épître, quelques chapitres auparavant, où il est appliqué (chapitre 4.17) à l’acte que Dieu a accompli en vivifiant le corps d’Abraham alors qu’il était âgé, ainsi que les organes vitaux de Sarah, sa femme, de sorte qu’Isaac naquit contrairement à leur nature. Dans ce cas, ni Abraham ni Sarah n’étaient morts, mais leur système vital était épuisé, et il fut simplement vivifié, ranimé et renouvelé.
Ainsi, le mot ne suggère pas la résurrection littérale des morts, mais plutôt la revitalisation et la restauration des forces lorsqu’elles sont épuisées. C’est précisément ce qui se produit lorsque notre santé défaillante est renouvelée et que nos infirmités sont guéries par le pouvoir intérieur du Saint-Esprit, par l’intermédiaire de l’Église.
Cette conclusion devient encore plus évidente si nous nous rappelons que ce sont nos corps mortels qui sont décrits ici, et non nos âmes, mais bien notre organisation physique.
Il s’agit donc d’une opération directe du Saint-Esprit sur nos fonctions vitales, nos organes et notre santé, et toute autre application est contraire au sens simple et naturel du passage. Il est certain qu’il ne s’agit pas du corps de résurrection, puisqu’il est appelé corps mortel. Or, le corps mortel signifie un corps mourant, et ce n’est certainement pas un corps mort, et encore moins un corps ressuscité, car les corps des saints, lorsqu’ils ressusciteront à la venue du Christ, ne seront pas des corps mortels, mais immortels, et « ils ne pourront plus mourir » (Luc 20.36), comme l’a dit notre Seigneur lui-même.
Toute l’induction de la preuve est couronnée par la clause : « qui habite en nous ». Cela doit signifier que le Saint-Esprit habite actuellement dans nos corps mortels. Il ne peut s’agir de notre poussière enfouie, car l’Esprit n’habiterait pas en nous. Il s’agit bien d’un processus qui se déroule actuellement grâce à l’habitation et à l’action du Saint-Esprit.
Nous pourrions ajouter à ces pensées celle, impressionnante, suggérée par les termes : « l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8.11). Il s’agit de l’Esprit d’une résurrection physique. La résurrection du Christ d’entre les morts fut une résurrection corporelle. Son âme n’était pas morte, c’est son corps qui fut ressuscité du tombeau. Et si c’est le modèle de l’action de l’Esprit en nous à cet égard, il doit aussi se référer à notre corps.
Nous n’avons pas suffisamment réalisé la signification physique de la résurrection du Christ, ni accordé l’importance nécessaire au fait stupéfiant que Celui qui est sorti du tombeau est devenu la tête physique de notre vie, et que « nous sommes membres de son corps, de sa chair et de ses os » (Éphésiens 5.30). Nous avons le droit de puiser dans son cadre glorieux la plénitude de sa vie et de sa force, dans la mesure où ces vases d’argile peuvent la contenir et l’utiliser à son service et à sa gloire.
Nous voyons ainsi que le Saint-Esprit a un ministère direct pour nos corps, de même que le corps du Christ a une relation directe avec notre être physique. L’avons-nous donc reçu ? Le connaissons-nous donc ? Et, cessant de dépendre de notre force naturelle, nous avons appris ce secret béni : « Il donne de la force à ceux qui sont faibles, et il augmente la force de ceux qui sont sans force » (Ésaïe 40.29).
« Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point » (Ésaïe 40.31).
La relation du Saint-Esprit avec la future résurrection.
C’est le point culminant de l’argument concernant l’action bénie du Saint-Esprit dans nos corps.
Alors qu’il vivifie dès maintenant nos corps mortels, un tabernacle glorieux et immortel nous attend, modelé comme le corps de sa gloire. L’apôtre dit à ce sujet : « Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste, si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus. Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie » (2 Corinthiens 5.1-4).
Il ajoute ensuite : « Celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu… », c’est-à-dire pour la résurrection physique. Puis vient cette phrase essentielle : « qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit » (v. 5).
Quiconque connaît le sens du mot « arrhes » sait qu’il implique le premier échantillon en nature de la fleur et du fruit qui suivront. Le gage de la moisson est la première gerbe, de même nature que celle à venir. Un gage du champ acheté, c’est une poignée du sol lui-même. Ainsi, les prémices de la résurrection sont une part de la vie de résurrection dont nous faisons déjà l’expérience dans notre corps physique.
Dire que le Saint-Esprit dans nos cœurs est le gage de la résurrection serait contredire le sens même des termes : il s’agit d’un gage spirituel pour notre exaltation céleste. Mais l’Esprit dans nos corps mortels aujourd’hui est le gage de la résurrection physique, dans l’immortalité.
C’est exactement ce que dit l’apôtre dans le passage parallèle : « Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romains 8.23).
Nous avons les prémices de la résurrection, et nous attendons la pleine récolte. Ces prémices sont décrites au verset 11 : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts vivifiera aussi vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous ».
L’avant-goût de la gloire.
Nous avons maintenant tout ce que nous pouvons contenir dans le vase d’argile ; nous aurons alors tout ce que nous pourrons contenir dans le grand vase de la gloire, lorsque, ravis par le contact extatique de sa vie, nous nous envolerons loin des chaînes du tombeau et des contraintes de nos fragilités actuelles, dans toute la puissance et la majesté de sa propre vie glorieuse.
Alors, comme Lui, notre chair sera « comme de l’airain fin, comme s’il avait brûlé dans une fournaise, nos yeux comme des flammes de feu » (Apocalypse 1.15). Nos corps seront capables de franchir les barrières matérielles, de s’élever au-delà des nuages, de repousser les forces contraignantes de la matière, de posséder un espace incommensurable et de partager ses œuvres divines et puissantes ; car nous serons semblables à Lui lorsque nous le verrons tel qu’il est.
Mais cela, nous pouvons déjà l’avoir en avant-goût, car l’Esprit vivifie nos corps mortels, jusqu’à ce que nous saisissions la gloire de la résurrection.
Comment marcher dans cet Esprit de vie ?
Nous devons l’avoir comme occupant de notre cœur ; nous devons le connaître par une expérience spirituelle profonde et réelle. Chaque chose dans son ordre : le nouvel ordre est d’abord spirituel, puis matériel. Comme Celui qui venait du sanctuaire le plus intime du tabernacle pour se déplacer vers l’extérieur et rencontrer son peuple, le Saint-Esprit vient toujours du lieu saint vers le cœur, jusqu’à ce qu’il remplisse toutes les extrémités de notre être physique. Ainsi, la guérison divine a été appelée le débordement du Saint-Esprit à partir d’un cœur qui ne peut en contenir davantage, et qui déverse sa plénitude redondante dans tous les canaux ouverts de notre vie corporelle.
Nous devons reconnaître distinctement la promesse de sa résidence dans nos corps et la revendiquer de cette manière spécifique. Toute nouvelle expérience doit d’abord être appréhendée, puis appropriée.
Nous devons donc la considérer comme un droit de rédemption, puis avancer notre main et prendre de l’arbre de vie, manger et vivre pour toujours. Nous devons recevoir le Saint-Esprit comme un hôte permanent dans notre chair et dans notre cœur.
Le mot « habiter », traduit dans ce verset, est très fort. Il s’agit du mot grec « oikeo » et, dans la dernière clause, de l’expression encore plus forte « enoikeo ». Il signifie habiter habituellement, habiter comme on habite chez soi, être l’hôte bienvenu, constant, et trouver sa résidence non seulement avec nous, mais, comme le dernier terme l’exprime, dans les profondeurs les plus intimes de notre être.
Nous devons demeurer en lui en écoutant sa voix, en obéissant à sa volonté, en utilisant nos forces pour son service et sa gloire, et en le reconnaissant constamment comme la source de notre vie.
Cette habitude peut être cultivée ; Dieu peut devoir nous y entraîner en nous coupant les sources extérieures de force physique. Il peut laisser la vie naturelle s’étioler jusqu’à ce qu’il semble que nous devions sombrer et mourir. Mais, comme il est dit dans le verset précédent, si Christ est en nous, le corps est mort à cause du péché, et nous devons alors nous rappeler que l’Esprit est la vie à cause de la justice.
Et même si, comme Paul en 2 Corinthiens 4.11, nous semblons être presque livrés à la mort à cause de Jésus, nous devons recevoir la vie du Christ dans notre chair mortelle. Nous constaterons que c’est toujours aussi vrai que cela l’était au désert de Paran et au désert de Juda : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4.4).
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