11. Bénis  en Christ

11. Bénis en Christ

Chap: 4 - La réalisation pratique (suite et fin) - Comment recevoir la force spirituelle ? En étant prêt à faire avec foi la volonté de Dieu, aussitôt qu’elle est discernée dans sa Parole. Elle ne se manifeste pas en premier lieu dans de grandes actions, mais paraît dans les multiples petits détails de la vie journalière.

Verset 11

« … revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable » (Éphésiens 6.11).

Il nous présente aussi l’armure spirituelle avec laquelle nous pouvons tenir ferme contre les ruses du diable. Cette armure correspond aux habitudes de ce temps-là et n’a plus guère de ressemblance avec l’uniforme de combat actuel. Il est d’abord dit : « Revêtez-vous de l’armure complète de Dieu ». Si, à l’époque, quelqu’un était parti au combat sans bouclier ou sans casque, il aurait été jugé très irréfléchi, car il exposait volontairement sa vie. Nous aussi nous avons besoin de toute l’armure de Dieu, non pas seulement d’une partie. Il faut également retenir qu’il s’agit de l’armure de Dieu. Nos propres moyens ne peuvent pas nous être utiles.

La puissance de Satan a certes été brisée à la croix, mais ses ruses sont peut-être encore plus dangereuses que son pouvoir. Bien que, comme archange, il soit déchu, il nous est supérieur, à nous, êtres humains, à bien des égards. Une de ses plus grandes ruses est de se présenter de telle manière que nombreux sont ceux qui ne le prennent plus du tout au sérieux. Il peut ainsi agir d’autant plus tranquillement. Pour découvrir sa tromperie, nous devrions nous demander à l’égard de toute chose qui se présente à nous si elle nous détourne de l’obéissance à Dieu. Si tel est le cas, rejetons-la, quoi que ce soit. Voilà pourquoi l’obéissance est le meilleur antidote. Elle nous donne de la force, mais c’est « la puissance de sa force », la force de Dieu qui agit par nous (comp. 1.19 ; 3.16).

Satan nous attaque dans nos points les plus faibles, qu’il connaît généralement mieux que nous. Avec beaucoup de ruse, il se sert de notre chair pour nous faire tomber. Il tente ainsi de nous frustrer de la jouissance pratique de nos bénédictions spirituelles. Cette jouissance, cette joie dépendent directement de notre vie pratique sur la terre.

Si l’ennemi de nos âmes réussit à nous faire broncher dans notre vie journalière, il nous est impossible de nous réjouir de nos bénédictions. Mais si nous vivons pratiquement en harmonie avec les pensées de Dieu, nous pouvons alors jouir sans être troublés des bénédictions spirituelles dans les lieux célestes qui sont notre part.

Verset 12

« … car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (Éphésiens 6.12).

Lorsque les fils d’Israël sont entrés dans le pays de Canaan, les combats ont commencé contre des ennemis humains, qui voulaient leur disputer la possession donnée par Dieu. Le combat chrétien de la foi n’est toutefois pas contre la chair et le sang, c’est-à-dire pas contre des hommes. De même nous n’avons pas à combattre contre la chair en nous, la « vieille nature ».

Ce combat, si l’on peut l’appeler ainsi, nous le voyons en Galates 5.17. Là nous ne sommes pas engagés à combattre, mais apprenons que nous sommes des vainqueurs si nous marchons par l’Esprit. Ni le combat dans l’évangile (Philippiens 4.3), ni celui de 2 Corinthiens 10.3-5, ne doivent être confondus avec celui d’Éphésiens 6, car il s’agit du combat soit pour la propagation de la bonne nouvelle dans le monde soit pour le maintien de la vérité parmi les croyants, deux domaines contre lesquels Satan déploie son opposition.

Les ennemis que nous avons en face de nous sont beaucoup plus puissants et rusés que ceux qu’avait à combattre le peuple d’Israël en Canaan. Nous avons affaire à Satan et ses vassaux. Ceux-ci sont appelés ici des « principautés » et des « autorités », parce qu’ils sont extrêmement puissants (comp. Éphésiens 2.2 ; Colossiens 2.15). Ils sont aussi « les dominateurs de ces ténèbres », car ils dominent la sphère entière du monde opposé à Dieu, qui est « lumière » (1 Jean 1.7).

« La puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » mentionnée ici, ce sont les anges déchus avec Satan à cause de son orgueil (voir 1 Timothée 3.6 ; comp. Matthieu 25.41). Ils sont en opposition complète avec les anges « élus » (1 Timothée 5.21), qui ne sont pas tombés. Du fait que les anges ont été créés comme esprits, non comme créatures matérielles, leur domaine propre n’est pas la création visible, mais la création invisible, savoir les lieux célestes.

Ceci concerne aussi bien les anges qui ne sont pas tombés que ceux qui sont déchus. Nous savons par divers passages de la parole de Dieu que Satan a encore accès devant le trône de Dieu (Job 1 ; Apocalypse 12.10).

L’armure de Dieu.

Verset 13

« … C’est pourquoi prenez l’armure complète de Dieu, afin que, au mauvais jour, vous puissiez résister, et, après avoir tout surmonté, tenir ferme » (Éphésiens 6.13).

Nous ne devrions pas attendre pour revêtir l’armure complète de Dieu le moment où le danger surgit ; il est alors en général trop tard. Il faut la porter en permanence, afin de « résister » au mauvais jour, et après avoir tout surmonté, de « tenir ferme ». Le « mauvais jour » n’est pas un moment précis, mais désigne pour nous toute la période depuis le rejet de Christ jusqu’à son retour.

L’armure de Dieu est constituée de sept pièces. Nous sommes ainsi parfaitement équipés afin d’être capables de résister aux attaques de Satan. Nous pouvons les diviser en trois groupes. Les caractères de l’état pratique et de la marche du croyant :

  • La ceinture de la vérité.
  • La cuirasse de la justice.
  • Les chaussures de la préparation de l’évangile de paix.
  • La confiance pratique en Dieu.
  • Le bouclier de la foi.
  • Le casque du salut.
  • Les sources fondamentales de la force du chrétien :
  • L’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.
  • La prière.

En premier lieu, nous trouvons les choses qui concernent notre état pratique et notre marche. Si nous ne sommes pas armés à cet égard, Satan a beau jeu avec nous. Dieu ne peut alors pas nous occuper des choses célestes, mais doit nous amener par son Esprit à un retour sur nous-mêmes.

Prenons donc garde à ce que le diable ne réussisse pas à nous détourner de notre part céleste, en nous faisant tomber dans notre marche terrestre !

Versets 14 et 15

« … Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix »  (Éphésiens 6.14-15).

« Ayant ceint vos reins de la vérité. » Dans la Parole, les reins sont une image de la force extérieure et intérieure (comp. 1 Rois 12.10 ; Job 40.11 ; Nahum 2.1), mais aussi de notre état moral (Psaumes 66.11 ; Nahum 2.10). La ceinture, qui servait à maintenir et à rassembler les vêtements flottants des Orientaux autrefois est souvent mentionnée en association avec les reins (Proverbes 31.17 ; Job 40.2 ; Ésaïe 11.5 ; Daniel 10.5 ; Luc 12.35 ; 1 Pierre 1.13, etc.).

Notre force intérieure doit donc être ceinte, c’est-à-dire maintenue et contrôlée par la vérité. La vérité est la révélation de toutes choses comme Dieu les voit. Le Seigneur seul pouvait dire : « Je suis la vérité » (Jean 14.6). Mais le Saint Esprit aussi est la vérité, et de même la parole de Dieu (1 Jean 5.6 ; Jean 17.17). Cette vérité nous garde de toute indifférence et tout relâchement d’esprit. Il ne s’agit pourtant pas seulement ici de la connaissance de la vérité biblique, mais il faut que la vérité et la sincérité règnent dans notre vie pratique. Lorsque les Juifs demandèrent au Seigneur Jésus qui il était, il répondit : « Absolument ce qu’aussi je vous dis » (Jean 8.25), c’est-à-dire, ses paroles le présentaient tel qu’il était : la Vérité.

Qu’en est-il de nous ? Ce que nous disons correspond-il à ce que nous pensons, et nos paroles sont-elles vraies en toutes choses ? Témoignent-elles de la vérité de la parole de Dieu, mais aussi de pureté et de sincérité ? Il arrive si facilement que nous n’ayons pas la ceinture de la vérité dans nos contacts avec nos proches, nos frères et sœurs dans la foi, et les incrédules ! Si nos pensées et nos sentiments ne sont pas réglés et conduits par la vérité, nous ne pourrons soutenir aucun combat spirituel. C’est pourquoi veillons à ce que nos reins soient toujours ceints de la vérité !

« Ayant revêtu la cuirasse de la justice. » La poitrine est le siège du cœur, donc de nos affections et de la volonté. C’est dans le cœur que sont prises nos décisions. « Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » (Proverbes 4.23). La cuirasse de la justice offre cette protection. Le Seigneur est notre parfaite justice devant Dieu (1 Corinthiens 1.30).

Par elle, nous possédons une paix parfaite avec Dieu. Mais contre les assauts du diable, nous avons encore besoin de quelque chose de plus, la justice pratique. Elle donne à chacun ce qui lui revient. Combien nos manquements sont fréquents dans le domaine de la justice pratique ! La plus petite infidélité dans la vie de chaque jour, par exemple dans le domaine professionnel, en est déjà un. Notre conscience doit être, à cet égard, pure et libre, afin que nous ne soyons pas constamment obligés de nous occuper de nous-mêmes et de la confession de nos fautes. Veillons à suivre notre chemin dans la justice pratique, afin que ni notre conscience, ni nos semblables ne puissent nous accuser, et que nous soyons libres pour nous occuper de notre part céleste et nous réjouir dans la communion avec notre Seigneur !

« Ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix. » Lorsque nous avons la paix avec Dieu, et que par la communion pratique avec lui notre cœur est rempli de la paix de Dieu, nos pieds peuvent être chaussés de la préparation de l’évangile de paix. Nous avons à rayonner toujours de cette paix intérieure qui peut attirer et conduire au Seigneur nos semblables. Cela signifie aussi que nous ne nous engageons pas volontairement dans des situations ni ne nous rendons dans des lieux où nous ne pouvons pas avoir cette préparation de l’évangile de paix, où nous serions couverts de honte si le Seigneur nous y trouvait.

Puissions-nous toujours être prêts à présenter l’évangile de paix ! L’apôtre Paul écrit aux Romains en citant le prophète Ésaïe : « Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes choses » (Romains 10.15).

Versets 16 et 17

« … par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant. Prenez aussi le casque du salut » (Éphésiens 6.16-17).

« Par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi. » Nous arrivons là au deuxième groupe de l’armure de Dieu ; il s’agit de la confiance pratique en Dieu dans notre vie de foi. Le bouclier de la foi, par lequel nous pouvons éteindre tous les dards enflammés du méchant est nommé le premier. Dans le Nouveau Testament, le mot « bouclier » ne paraît qu’ici ; en revanche, il est employé maintes fois dans l’Ancien Testament, aussi dans un sens figuré. C’est souvent Dieu lui-même qui se nomme ainsi (comp. Genèse 15.1 ; Deutéronome 33.29). S’il était dans ce temps-là un bouclier à celui qui se confiait en lui, combien plus l’est-il aujourd’hui, où nous pouvons nous écrier avec Paul : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8.31).

Le bouclier de la foi est la confiance ferme en notre Dieu et Père. Par la foi, nous avons été justifiés, et nous sommes debout dans la foi. Sans confiance pratique journalière en lui, nous sommes livrés impuissants et sans défense aux dards enflammés de Satan. C’est pourquoi il est si important que, « par-dessus tout », c’est-à-dire en plus des trois premières pièces de l’armure spirituelle, nous prenions aussi le bouclier de la foi. Les dards enflammés du méchant désignent en premier lieu les doutes : douter de l’amour et de la bonté de Dieu dans notre vie, comme la femme de Job, douter de la vérité de la parole de Dieu, comme Eve, etc. Ils ne peuvent être éteints et neutralisés que par la confiance inébranlable en notre Dieu et Père.

« Prenez aussi le casque du salut. » La dernière pièce de l’armure qui serve à se défendre, est le casque du salut. Au lieu du mot habituel employé dans le Nouveau Testament pour « salut » (en grec : sôtéria), nous avons ici une forme différente de la même racine (grec : sôtérion), qui revient encore dans trois autres passages (Luc 2.30 ; 3.6 ; Actes 28.28) ; il s’agit en fait d’un adjectif qui a le sens de « ce qui sauve ».

Le mot « casque » se trouve aussi en 1 Thessaloniciens 5.8 (« pour casque, l’espérance du salut »). Le fait que cette pièce de l’armure apparaît deux fois dans le Nouveau Testament montre bien son importance. La tête est la partie la plus élevée du corps, elle est protégée par le casque. Si le bouclier de la foi est la confiance en ce que Dieu est pour nous chaque jour, le casque du salut est la confiance en ce qu’il a fait pour nous. C’est l’assurance du salut en vertu de l’œuvre du Seigneur Jésus. Un enfant de Dieu sait avec la plus grande certitude que rien ni personne ne peut le ravir de la main de Christ et du Père (Jean 10.28-29 ; Romains 8.16 ; 31-39 ; Éphésiens 1.13-14 ; 1 Pierre 1.9). Il est possible qu’un croyant récemment converti ne puisse pas donner la bonne réponse à toutes les questions et tous les arguments. Mais il n’a aucun motif de douter de la certitude de son salut.

Versets 17 à 19

« … l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, et pour moi, afin qu’il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile » (Éphésiens 6.17-19).

« Et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. » Les deux sources les plus importantes de la force du chrétien : la parole de Dieu et la prière, appartiennent au dernier groupe des pièces de l’armure.

Nous trouvons dans la sixième pièce la seule véritable arme, l’épée, que nous pouvons utiliser aussi bien pour la défense que pour l’attaque. En Hébreux 4.12-13, il est dit de la parole de Dieu dans son application à nous-mêmes, qu’elle est « vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur. Et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire. »

En Apocalypse 1.16, la parole qui sort de la bouche du Seigneur Jésus est vue sous l’image d’une épée à deux tranchants (comp. Apocalypse 19.15). Ici, c’est l’épée de l’Esprit, car elle est inspirée par le Saint-Esprit et ne peut être comprise qu’avec son aide (1 Corinthiens 2.13 ; 2 Pierre 1.21). N’est-il pas significatif que la parole de Dieu soit la seule arme véritable mentionnée dans le combat contre Satan ? C’est avec cette arme que le Seigneur Jésus a combattu quand il a été tenté par le diable, en répondant trois fois : « Il est écrit » et en citant ensuite chaque fois un verset des Saintes Écritures (Matthieu 4.4-10).

Pour pouvoir se servir de cette arme, nous devons évidemment connaître la parole de Dieu (comp. 2 Timothée 3.15). La communion avec Dieu est la condition indispensable, aussi bien pour connaître les Saintes Écritures que pour en faire l’application pratique. Il est très dangereux pour nos âmes de lire ou d’appliquer la parole de Dieu sans la communion avec lui.

« Priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit » La prière est la dernière pièce de l’armure mentionnée, bien qu’elle ne soit pas expressément appelée ainsi. Ce n’est pas le seul passage où elle est intimement associée à la parole de Dieu (Luc 10.38 à 11.13 ; Actes 6.4 ; Hébreux 4.12-16). Par sa Parole, Dieu nous parle, et dans la prière, nous lui parlons. Nous avons autant besoin de la prière dans notre vie spirituelle, que d’air pour respirer dans la vie naturelle. Nous pouvons apporter nos difficultés et nos peines devant Dieu par la prière, comme Ezéchias l’a fait avec la lettre des ennemis du peuple (2 Rois 19.14) ; nous pouvons en même temps demander au Seigneur la direction et le chemin, ainsi que la force et la persévérance. Par la prière, nous exprimons notre dépendance.

Il n’y a guère de meilleure image de la faiblesse qu’un homme sur ses genoux ; et pourtant une telle attitude est le point de départ de la force : « Quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Corinthiens 12.10). Pour la prière aussi, le Seigneur Jésus est notre parfait modèle.

Dans l’évangile selon Luc, qui le présente comme le Fils de l’homme, nous le trouvons dix fois en prière (dix est le nombre de la pleine responsabilité : Luc 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.18, 28 ; 11.1 ; 22.32-42 ; 23.34-46). Nous voyons par-là que, comme homme, il vivait dans une parfaite dépendance de son Père. Paul désirait que les Éphésiens prient « en tout temps ». Nous ne devons pas réserver des moments réguliers pour la prière seulement le matin et le soir, mais nous pouvons en outre parler avec le Seigneur dans la prière en toute circonstance et à tout instant.

Nous serons ainsi également habitués à écouter sa voix. L’expression « par toutes sortes de prières et de supplications » indique bien qu’il s’agit de toutes les manières de prier : seul, en famille, et dans les réunions. « Par l’Esprit » signifie dans la puissance du Saint Esprit et en accord avec lui. Si l’état de notre cœur n’est pas en ordre, nos prières seront interrompues (1 Pierre 3.7). C’est précisément à cela que nous devons veiller « avec toute persévérance et des supplications ».

Si nous devenons paresseux et relâchés, nous donnons occasion à l’ennemi de nous surprendre, comme ce fut le cas pour les disciples dans le jardin de Gethsémané. Attristé qu’ils n’aient pas pu veiller une heure avec lui durant ces douloureux moments qui ont précédé sa mort, le Seigneur leur dit : « Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation » (Matthieu 26.41). De plus la prière ne doit pas se limiter à nous personnellement ; comme intercession, elle doit inclure « tous les saints » avec lesquels nous sommes unis comme membres du corps de Christ. Nous sommes appelés à prier spécialement pour ceux qui prêchent la Parole, au nombre desquels Paul, le grand apôtre, se comptait, même s’il avait reçu le ministère particulier d’annoncer « le mystère de l’évangile ». Si donc cet homme choisi sollicitait les supplications des croyants afin qu’il ait la hardiesse de parler, combien plus cela demeure-t-il nécessaire aujourd’hui en notre temps caractérisé par la faiblesse !

Verset 20

« … pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’use de hardiesse en lui, comme je dois parler » (Éphésiens 6.20).

Par la mention de la prière, dernière pièce de l’armure spirituelle, la pensée de l’apôtre Paul est ramenée aux circonstances extérieures de sa vie. Il rappelle certes encore une fois ici sa captivité (voir 3.1 ; 4.1), mais ne s’arrête cependant pas plus longtemps sur son sort certainement éprouvant dans la prison à Rome. Il ressent sa propre faiblesse, mais il connaît aussi le pouvoir de la prière. C’est pourquoi il demande ici avec tant d’insistance que les croyants pensent toujours à lui dans leurs prières.

Puissent tous ceux qui travaillent comme lui dans l’œuvre du Seigneur être remplis du même désir ! Mais que tous ceux qui aiment le Seigneur Jésus répondent aussi fidèlement à leur appel et portent par la prière tous les saints sur leur cœur, surtout ceux qui travaillent pour le Seigneur.

Épilogue (6.21-24).

Lorsque Paul écrivait cette lettre, il était en prison à Rome. Il partait de l’idée que les croyants à Éphèse, parmi lesquels il avait œuvré avec beaucoup de bénédiction pendant trois ans et avec lesquels il demeurait si intimement lié, désiraient ardemment avoir de ses nouvelles et savoir quelque chose de ses circonstances fâcheuses. Il utilisait cependant cette occasion en premier lieu pour leur révéler la position céleste des croyants individuellement et de l’assemblée de Dieu. Il ne néglige toutefois pas de répondre aussi à leur désir bien compréhensible en leur faisant parvenir des informations quant à lui-même.

Versets 21 et 22

« … Mais afin que vous aussi vous sachiez ce qui me concerne, comment je me trouve, Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur dans le Seigneur, vous fera tout savoir : je l’ai envoyé vers vous tout exprès, afin que vous connaissiez l’état de nos affaires, et qu’il console vos cœurs » (Éphésiens 6.21-22).

L’envoi de Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur, est une preuve du profond attachement de l’apôtre pour les croyants d’Éphèse. Tychique (qui probablement était aussi le porteur de cette épître) pourra informer les croyants à Éphèse de ses circonstances et consoler leurs cœurs. Ce serviteur du Seigneur, originaire de la province d’Asie, avait déjà accompagné Paul dans son voyage de Corinthe à Éphèse, et maintenant, il était envoyé de Rome tant à Éphèse qu’à Colosses (Actes 20.4 ; Colossiens 4.7). Plus tard également, il se révèle être un messager digne de confiance (Tite 3.12).

Sa dernière mission connue le conduisit à quitter l’apôtre Paul prisonnier peu de temps avant sa mort pour se rendre une fois encore à Éphèse (2 Timothée 4.12) ! Il persévéra ainsi fidèlement auprès de lui jusqu’à la fin et partagea certainement aussi sa sollicitude pour toutes les assemblées.

Versets 23 et 24

« … amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ en pureté ! » (Éphésiens 6.23-24).

Les croyants à Éphèse se trouvaient dans un état spirituel si bon que l’apôtre Paul n’avait aucune réprimande à leur adresser. Il leur souhaite finalement la paix de Dieu et du Christ, de même que la paix entre eux, l’amour pour Dieu et pour tous les saints, mais aussi la foi pratique dans la vie journalière de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Pour terminer, il prie que la grâce soit en toutes circonstances sur tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ en pureté. Visiblement l’apôtre, dans sa sagesse, discernait déjà à ce moment-là les premiers signes de déclin dans l’assemblée ; aussi finit-il par la remarquable évocation d’un amour vrai et impérissable pour notre Seigneur et Sauveur !

Fin

 

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