2. Les ravages obscurs de la psychologie
Chap: 2 - Les fondements en opposition avec la Bible - Après avoir examiné les racines occultes et humanistes des pères de la psychologie, il est maintenant nécessaire de mettre en lumière les fondements philosophiques et anthropologiques sur lesquels repose cette discipline.
Ces fondements ne sont pas simplement différents de la vision biblique ; ils lui sont radicalement opposés.
• Là où la Parole de Dieu place Dieu au centre de tout, la psychologie moderne place l’homme.
• Là où la Bible affirme la dépravation totale de l’homme par le péché, la psychologie, surtout dans ses courants dominants, proclame sa bonté intrinsèque ou sa neutralité.
• Là où l’Écriture appelle à la repentance et à la dépendance absolue envers le Créateur, la psychologie propose l’autonomie, l’auto-actualisation et la confiance en soi.
Ces oppositions ne sont pas mineures. Elles touchent au cœur même de la vérité révélée par Dieu. Elles influencent non seulement la théorie, mais aussi la pratique thérapeutique, menant souvent à une dilution subtile de l’Évangile dans les cercles chrétiens. Examinons-les point par point, en laissant la Bible trancher comme une épée à deux tranchants (Hébreux 4.12), et en développant chaque aspect pour mieux en saisir les implications profondes et les dangers spirituels.
1. L’anthropocentrisme contre le théocentrisme.
Le fondement le plus évident de la psychologie moderne est l’humanisme : l’homme est la mesure de toutes choses. Que ce soit chez Freud (l’homme réduit à ses pulsions inconscientes et à son inconscient comme un réservoir de conflits internes), Jung (l’homme en quête de son « Soi » divinisé, où l’inconscient collectif devient une sorte de divinité impersonnelle), Rogers (l’homme bon qui doit s’actualiser dans un environnement empathique, sans directive externe) ou Maslow (l’homme capable d’expériences de transcendance par ses propres moyens, culminant dans l’autoactualisation), le point de départ et le point d’arrivée est toujours l’être humain, ses désirs, ses expériences, son potentiel latent.
Cet anthropocentrisme se manifeste dans les thérapies actuelles : le thérapeute est souvent un facilitateur neutre qui aide le patient à explorer son monde intérieur, sans imposer une vision externe. Tout est centré sur le « je » : mes sentiments, mes besoins, mes traumas. Cela crée une bulle introspective où l’homme devient son propre dieu, jugeant ce qui est bon ou mauvais en fonction de son bien-être subjectif.
La Bible, au contraire, est résolument théocentrique. Tout commence et finit avec Dieu, le Créateur souverain qui n’a pas besoin de l’homme pour exister, mais qui, dans Sa grâce, l’a créé pour Sa gloire. L’Écriture commence par : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1.1), non par une analyse de l’homme. Elle se termine par : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » (Apocalypse 22.13). Paul l’affirme : « De lui, par lui, et pour lui sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! » (Romains 11.36).
L’homme n’est pas le centre ; il est une créature appelée à glorifier son Créateur (Ésaïe 43.7), à L’aimer de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force (Deutéronome 6.5). Toute tentative de placer l’homme au centre est de l’idolâtrie pure et simple, une rébellion contre Dieu qui remonte au jardin d’Éden : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3:5). L’humanisme psychologique n’est qu’une version moderne de cette même tentation, où l’homme se divinise par l’introspection plutôt que par la soumission à Dieu. Le danger ? Cela mène à une spiritualité vide, où les problèmes persistent car la racine – la séparation d’avec Dieu – n’est pas adressée.
2. La bonté ou la neutralité de l’homme contre la dépravation totale.
Un des piliers de la psychologie humaniste (Rogers, Maslow) est l’affirmation que l’homme est fondamentalement bon ou, au minimum, neutre, et que les problèmes viennent de l’environnement, de la société ou de blocages externes. Rogers allait jusqu’à dire que l’individu possède en lui « une tendance actualisante » positive, une force innée vers la croissance et la maturité, qui émerge si on lui offre un climat d’acceptation inconditionnelle et d’empathie. Maslow, dans sa hiérarchie des besoins, suppose que l’homme aspire naturellement à la transcendance et à l’altruisme une fois ses besoins de base satisfaits.
Même dans les courants psychanalytiques freudiens, le mal est expliqué par des conflits internes (comme le « ça » pulsionnel réprimé par le surmoi sociétal) ou des traumatismes infantiles, non par une corruption morale profonde et universelle. L’homme est vu comme une victime de circonstances, pas comme un agent moral responsable. Cela encourage une thérapie qui rationalise les comportements destructeurs comme des « réactions adaptatives » plutôt que comme des manifestations de rébellion contre Dieu.
Or la Bible enseigne exactement le contraire, avec une franchise qui choque l’orgueil humain. La doctrine de la dépravation totale – un enseignement central de la théologie réformée, mais ancré dans l’Écriture – affirme que, depuis la chute d’Adam et Ève, chaque partie de l’homme est affectée par le péché : son cœur, son esprit, sa volonté, ses émotions, son corps. Ce n’est pas que l’homme est aussi mauvais qu’il pourrait l’être (ce qu’on appelle parfois « dépravation absolue » ou « dépravation complète »), mais que le péché touche absolument tout en lui, le rendant incapable de chercher Dieu ou de faire le bien par ses propres forces, sans l’intervention divine de la grâce.
Paul cite le Psaume pour déclarer : « Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul » (Romains 3.10-12). Jérémie déclare : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17.9). David confesse : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché » (Psaume 51.7). Éphésiens ajoute : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air » (Éphésiens 2.1-2). Et Jésus Lui-même affirme : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6.44), soulignant l’incapacité totale de l’homme sans la grâce divine.
Cette dépravation n’est pas partielle : elle est totale, affectant l’intelligence (qui rejette la vérité de Dieu, Romains 1.21), la volonté (qui choisit le mal, Jean 5.40), les émotions (qui sont instables et idolâtres, Ésaïe 57.20), et même le corps (sujet à la maladie et à la mort, Romains 5.12). Comme l’explique le théologien R.C. Sproul, la dépravation totale signifie que « l’homme est radicalement corrompu, non radicalement bon ». Ce n’est pas que les non-croyants ne peuvent faire aucun bien relatif (comme des actes de charité), mais que même leurs meilleures actions sont teintées de motifs pécheurs et incapables de plaire à Dieu sans foi (Hébreux 11.6 ; Ésaïe 64.6 : « Toutes nos justices sont comme un vêtement souillé »).
Le péché originel a corrompu toute la nature humaine – intelligence (qui se trompe), volonté (qui choisit le mal), émotions (qui sont instables), corps (qui est mortel). L’homme n’est pas neutre ; il est mort spirituellement dans ses délits et ses péchés (Éphésiens 2.1), incapable de se sauver par ses propres efforts. Toute tentative de construire une psychologie sur l’idée d’une bonté intrinsèque est une négation directe de la doctrine biblique de la dépravation totale. Elle rend inutile la croix de Christ, car si l’homme est bon ou capable de s’améliorer seul, pourquoi aurait-il besoin d’un Sauveur qui meure pour ses péchés ? Le piège est clair : cela mène à une thérapie qui soulage les symptômes (anxiété, dépression) sans guérir la racine, laissant les gens dans une illusion de progrès tout en les éloignant de la repentance authentique. Pire, en niant cette dépravation, la psychologie favorise une victimisation qui excuse le péché, contredisant l’appel biblique à la responsabilité personnelle (Ézéchiel 18.20 : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra »).
3. L’autonomie et l’auto-actualisation contre la dépendance absolue à Dieu.
La psychologie moderne, surtout humaniste, promeut l’autonomie comme idéal suprême. L’objectif thérapeutique est souvent d’aider la personne à « devenir ellemême », à « réaliser son potentiel », à « s’aimer soi-même » et à trouver les réponses en elle. Rogers parlait de « devenir pleinement soi », un processus où le thérapeute n’impose rien mais facilite l’émergence du vrai « moi ». Maslow plaçait l’autoactualisation au sommet de sa pyramide des besoins, décrivant des personnes autoactualisées comme indépendantes, créatives et en harmonie avec elles-mêmes, sans dépendre d’une autorité extérieure.
Cette quête d’autonomie se retrouve dans les thérapies cognitivo-comportementales modernes, où l’on apprend à « gérer » ses pensées et émotions par des techniques personnelles, ou dans le coaching, qui vise l’autonomisation individuel. L’idée sousjacente : l’homme a en lui tout ce qu’il faut pour s’épanouir.
La Bible, elle, condamne fermement toute forme d’autonomie spirituelle, la voyant comme une illusion destructrice. Ésaïe avertit : « Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux, et qui se croient intelligents ! » (Ésaïe 5.21). Les Proverbes exhortent : « Ne vous appuyez pas sur votre intelligence ; reconnaissez l’Éternel dans toutes vos voies, et il aplanira vos sentiers » (Proverbes 3.5-6). Le Psaume déclare : « C’est en vain que l’on bâtit la maison si l’Éternel ne la bâtit ; c’est en vain que les gardes veillent si l’Éternel ne garde la ville » (Psaume 127.1).
L’homme n’a pas en lui les ressources pour se sauver ou se guérir. Il doit mourir à luimême – « Je suis crucifié avec Christ ; et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2.20) – et vivre par la foi au Fils de Dieu. La vraie actualisation de l’homme se trouve dans la sanctification, où il est rendu conforme à l’image de Christ (Romains 8.29), non dans une quête de son « vrai moi » déchu et corrompu. Le danger de cette autonomie psychologique ? Elle crée une dépendance cachée à l’ego, favorisant l’orgueil et empêchant la vraie humilité devant Dieu, qui est le début de la sagesse (Proverbes 9.10).
4. Le relativisme moral contre la loi morale absolue de Dieu.
Dans beaucoup d’approches psychologiques, la moralité est relativisée. Ce qui est « bon » pour une personne peut ne pas l’être pour une autre, en fonction du contexte culturel, personnel ou émotionnel. Le thérapeute, surtout dans l’approche rogérienne, se garde de tout jugement moral, offrant une « acceptation inconditionnelle » même face à des choix clairement contraires à la Parole de Dieu. Freud voyait la morale comme un surmoi répressif imposé par la société, à libérer par l’analyse. Jung relativisait les normes morales en les reliant à des archétypes culturels variés. Le critère devient le ressenti personnel ou le bien-être subjectif : « Si cela te fait du bien et ne nuit pas aux autres, c’est ok ».
Cette relativité morale imprègne les thérapies modernes, où l’on parle de « valeurs personnelles » plutôt que de bien et mal absolus, et où des comportements comme la fornication, l’homosexualité ou l’avortement sont souvent rationalisés comme des « choix individuels » sans connotation pécheresse.
La Bible affirme une morale absolue, ancrée dans le caractère saint et immuable de Dieu. « Soyez saints, car je suis saint » (Lévitique 11.44 ; 1 Pierre 1.16). Les Dix Commandements (Exode 20) et tout l’enseignement moral des Écritures sont universels et immuables, applicables à tous les temps et cultures. Jésus n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir et l’intérioriser (Matthieu 5.17-18), allant jusqu’à condamner les pensées impures comme des péchés (Matthieu 5.27-28). Il n’y a pas de « vérité qui est vraie pour toi mais pas pour moi » en matière morale ; il y a la vérité de Dieu, qui libère (Jean 8.32). Le relativisme psychologique est un piège qui tolère le péché, contredisant l’appel à « exposer les œuvres infructueuses des ténèbres » (Éphésiens 5.11) et menant à une conscience endormie plutôt qu’à une vraie liberté.
5. La solution humaine contre la solution divine.
Enfin, la psychologie propose une solution centrée sur l’homme : thérapie prolongée, techniques cognitives, écoute empathique, médicaments psychotropes, introspection guidée. Même lorsque des psychologues chrétiens intègrent des éléments bibliques, la méthode reste souvent humaine – un mélange où la Parole devient un outil parmi d’autres, non l’autorité suprême. Le processus peut durer des années, avec une dépendance au thérapeute comme intermédiaire.
La Bible propose une solution divine, radicale et complète : la repentance envers Dieu (Actes 3.19), la foi en Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur (Jean 3.16), la régénération par le Saint-Esprit (Tite 3.5), la sanctification par la Parole et la prière (Jean 17.17). « Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel des armées » (Zacharie 4.6). La guérison est souvent instantanée ou progressive, mais toujours ancrée dans la relation avec Dieu, gratuite et accessible à tous (Matthieu 11.28-30). Le danger des solutions humaines ? Elles traitent les symptômes (anxiété, dépression) sans adresser la cause spirituelle (péché, séparation d’avec Dieu), laissant les gens dans une semi-guérison qui masque une mort spirituelle.
En résumé, les fondements de la psychologie moderne – anthropocentrisme, bonté supposée de l’homme, autonomie, relativisme moral, solutions humaines – sont en opposition directe et irréconciliable avec les fondements bibliques : théocentrisme, dépravation totale, dépendance absolue à Dieu, morale absolue, solution divine par la croix.
Ces oppositions ne sont pas théoriques. Elles ont des conséquences éternelles, en détournant les âmes de la seule source de vie. Celui qui construit sa vie ou sa « guérison » sur les sables mouvants de l’humanisme verra son édifice s’écrouler. Celui qui bâtit sur le roc de la Parole de Christ traversera les tempêtes (Matthieu 7.24-27).
Dans les chapitres suivants, nous verrons comment ces fondements déformés influencent la vision psychologique de l’homme, de Dieu et du péché lui-même.
Avec l'aimable autorisation de Laetitia Gilman: Site de l’auteur : www.iltaime.com
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