4. Les ravages obscurs de la psychologie

4. Les ravages obscurs de la psychologie

Chap: 4 - Dieu sous le regard "psy" - Si la vision psychologique de l’homme est déjà déformée et dangereuse, sa vision de Dieu est encore plus grave, car elle touche directement à la connaissance du Créateur Lui-même.

La psychologie moderne, dans ses courants dominants, ne reconnaît pas le Dieu révélé dans les Écritures : le Dieu saint, souverain, personnel, Trinité éternelle, qui parle, agit et juge. Au contraire, elle Le réduit, Le psychologise ou Le nie purement et simplement. Ces déformations ne sont pas fortuites : elles découlent directement des racines occultes et humanistes que nous avons examinées au Chapitre 1. L’exposition des fondateurs à des pratiques spirites et ésotériques a corrompu leur conception de la divinité, transformant le Dieu vivant en illusion, en archétype intérieur ou en énergie impersonnelle. Cette vision est une forme moderne d’idolâtrie, où l’homme crée un « dieu » à son image pour justifier son autonomie.

La Parole de Dieu, elle, nous révèle qui est Dieu avec une clarté absolue et une autorité incontestable. Elle nous commande de ne pas nous faire d’image taillée ni de représentation du Créateur (Exode 20.4), et condamne sévèrement ceux qui échangent la vérité de Dieu contre le mensonge en adorant la créature au lieu du Créateur (Romains 1.25). Examinons comment la psychologie regarde Dieu, en contrastant chaque point avec la révélation biblique, et en développant les implications spirituelles profondes.

1. Dieu comme illusion ou projection psychologique (vision freudienne).

Pour Sigmund Freud, la croyance en Dieu n’est rien d’autre qu’une illusion née de nos frustrations et de nos peurs infantiles. Dans L’Avenir d’une illusion (1927), il compare la foi à une névrose obsessionnelle : Dieu serait une figure paternelle idéalisée, projetée par l’enfant impuissant pour se protéger de l’angoisse face à un monde hostile et indifférent. La religion serait ainsi un mécanisme de défense collectif, une « béquille » psychologique que l’humanité devrait abandonner en mûrissant scientifiquement pour affronter la réalité sans recours à des fictions consolatrices.

Cette réduction de Dieu à une simple projection inconsciente découle en partie de l’intérêt ambivalent de Freud pour l’occultisme (comme nous l’avons détaillé au Chapitre 1 : son exploration de la télépathie comme mode de communication archaïque entre inconscients, et ses échanges avec des disciples passionnés de spiritisme). En cherchant à rationaliser ces phénomènes paranormaux par des processus psychiques, Freud a fini par psychologiser toute expérience spirituelle, niant toute réalité transcendante objective et toute intervention divine dans l’histoire humaine.

La Bible affirme exactement le contraire : Dieu n’est pas une invention humaine née de nos besoins psychologiques, mais le Créateur éternel qui se révèle souverainement et indépendamment de nos désirs. « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1.1), établissant Sa priorité absolue. Il se présente à Moïse comme « Je suis celui qui suis » (Exode 3.14), une existence nécessaire et auto-suffisante, non dépendante de nos projections. Il intervient puissamment dans l’histoire – sortie d’Égypte, miracles des prophètes, incarnation et résurrection de Christ – et donne Sa Parole écrite pour que nous Le connaissions véritablement (2 Timothée 3.16 : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice »).

L’apôtre Paul condamne précisément cette inversion perverse : « Eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créatrice au lieu du Créateur, qui est béni éternellement » (Romains 1.25). Dire que Dieu est une projection psychologique, c’est commettre l’idolâtrie suprême : adorer l’inconscient humain ou les mécanismes de défense de l’ego au lieu du Dieu vrai et vivant. La Parole déclare que nier Son existence ou Le réduire à une illusion est une folie profonde : « L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu » (Psaume 14.1 ; 53.2). Cette folie n’est pas innocente ; elle mène à une corruption morale et spirituelle, car ceux qui rejettent la connaissance de Dieu sont livrés à un esprit réprouvé (Romains 1.28).

2. Dieu comme archétype ou force impersonnelle de l’inconscient (vision jungienne).

Carl Gustav Jung accorde une place importante à la « religiosité », mais il la vide complètement de sa réalité objective. Pour lui, Dieu n’est pas un Être personnel extérieur à l’homme, mais un archétype puissant de l’inconscient collectif : l’image primordiale du « Soi » total, symbole d’intégration psychique, d’unité et de plénitude intérieure. Jung parle souvent du « dieu intérieur », d’une expérience numineuse (sentiment du sacré) qui surgit spontanément du psychisme profond. Il syncrétise toutes les religions comme des expressions culturelles du même archétype divin, mettant sur le même plan le Christ, Bouddha, Krishna ou les divinités païennes.

Cette conception impersonnelle et psychologisée de Dieu découle directement de son immersion précoce dans le spiritisme (séances familiales avec sa cousine comme médium, thèse de doctorat sur les phénomènes occultes – voir Chapitre 1). Au lieu de rejeter ces expériences comme contraires à la Parole de Dieu, Jung les a intégrées comme des manifestations légitimes de l’inconscient collectif, confondant forces spirituelles infra-humaines avec des archétypes universels et ouvrant la porte à un mysticisme païen, gnostique et oriental.

La Bible révèle un Dieu profondément personnel, relationnel et transcendant, qui n’est ni une force impersonnelle ni un symbole intérieur. « Dieu est esprit » (Jean 4.24), mais Il est aussi Père, Fils et Saint-Esprit en communion éternelle d’amour parfait (Matthieu 28.19 ; Jean 17.24). Il parle directement à Ses créatures, Il aime avec une passion jalouse, Il juge avec justice, Il pardonne par grâce. Il se présente à Israël comme un Dieu personnel : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte » (Exode 20.2), et en Christ, Il se fait chair pour que nous Le connaissions intimement : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14.9).

La Parole condamne fermement tout syncrétisme et toute réduction de Dieu à une force intérieure : « Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ; hors moi il n’y a point de Dieu » (Ésaïe 45.5 ; 43.10). Chercher Dieu dans l’inconscient collectif ou par des archétypes risque d’ouvrir la porte à des esprits trompeurs et séducteurs (1 Corinthiens 10.20 : « Ce que les païens sacrifient, ils le sacrifient à des démons, et non à Dieu »). La vraie connaissance de Dieu ne vient pas d’expériences psychiques ou mystiques subjectives, mais par Sa révélation spéciale en Jésus-Christ et dans l’Écriture sainte (Hébreux 1.1-2 : « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils »).

3. Dieu comme symbole ou énergie de transcendance (vision humaniste et transpersonnelle).

Dans les psychologies humanistes (Maslow) et transpersonnelles, Dieu n’est plus une Personne relationnelle, mais un symbole vague de transcendance ou une énergie impersonnelle accessible par des expériences subjectives. Maslow décrit les « expériences de pointe » comme des moments d’extase, d’unité cosmique et de bonheur intense, qu’il compare aux illuminations mystiques des religions, et qu’il considère comme le cœur de toute spiritualité authentique. La psychologie transpersonnelle, directement influencée par Maslow, intègre bouddhisme, hindouisme, chamanisme et états altérés de conscience (respiration holotropique, psychedelics) pour accéder à une « conscience cosmique » ou à une « énergie divine » impersonnelle et universelle.

Ces idées font de Dieu une expérience intérieure manipulable par des techniques humaines, une projection de notre potentiel supérieur plutôt qu’un Être souverain qui se révèle à nous.

La Bible révèle un Dieu saint et personnel qui transcende infiniment Sa création et qui ne se laisse pas approcher ou manipuler par des moyens humains. « Je suis l’Éternel, c’est là mon nom ; je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles » (Ésaïe 42.8). Il se révèle souverainement, à Son initiative, par Sa Parole et par Son Esprit (Jean 16.13-14 : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité »). Jésus met en garde contre une adoration vaine fondée sur des préceptes et des expériences humaines : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (Marc 7.6-7).

Chercher Dieu par des états psychiques auto-induits ou des pratiques syncrétistes risque de conduire à des esprits séducteurs qui se déguisent en anges de lumière (2 Corinthiens 11.4, 14). La vraie rencontre avec Dieu passe par la repentance, la foi en Christ et l’obéissance à Sa Parole (Actes 20.21).

4. Dieu comme absent ou inutile (vision matérialiste et athée).

Dans beaucoup de courants psychologiques contemporains – behaviorisme, neurosciences cognitives, thérapies fondées sur des preuves – Dieu est simplement absent du tableau. On explique l’homme entièrement par des mécanismes biologiques, évolutifs ou environnementaux : tout est matière, cerveau, gènes, conditionnement. La religion, quand elle est mentionnée, est vue comme un sousproduit évolutif utile pour la cohésion sociale ou la survie, mais non nécessaire à la santé mentale moderne et souvent considérée comme un frein au progrès scientifique.

Cette absence de Dieu n’est pas neutre ; elle est une exclusion délibérée qui laisse l’homme seul face à ses problèmes, dépendant uniquement de techniques humaines.
La Bible affirme que nier Dieu ou L’ignorer est non seulement une erreur intellectuelle, mais une rébellion morale profonde. « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains » (Psaume 19.1-2). « Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient clairement, étant aperçues par l’intelligence dans les choses qui sont faites, de sorte qu’ils sont inexcusables » (Romains 1.20). Ignorer Dieu n’est pas une simple omission ; c’est une suppression active de la vérité dans l’injustice (Romains 1.18), menant à un esprit réprouvé et à toutes sortes de désordres (Romains 1.28-32).

En résumé, sous le regard psychologique – profondément marqué par les influences occultes et humanistes exposées au Chapitre 1 –, Dieu est une illusion névrotique (Freud), un archétype intérieur (Jung), un symbole de transcendance subjective (humanistes), ou simplement absent et inutile. Cette vision Le rabaisse, Le dépersonnalise et Le rend facultatif, permettant à l’homme de rester maître de sa destinée.

Sous le regard de la Parole de Dieu, Il est le Créateur saint, personnel et souverain, qui se révèle en Jésus-Christ et appelle chaque homme à Le connaître véritablement pour avoir la vie éternelle (Jean 17.3 : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ »).
Le danger est immense : une fausse conception de Dieu mène à une fausse religion, à une idolâtrie subtile et à une perte éternelle. Que le Seigneur nous garde dans la connaissance pure et sainte de Lui, telle qu’Il l’a révélée dans Sa Parole !

 

Avec l'aimable autorisation de Laetitia Gilman: Site de l’auteur : www.iltaime.com
Consultez et téléchargez ce livre au format PDF : 

 

➲ Articles à découvrir...

➲ REUNION SUR ZOOM

    reunion zoom

Réunions d’édification spirituelle
et de partages bibliques sur Zoom.

        INSCRIPTIONS       

 

 

« Un peu de religion ne peut jamais rendre heureux, mais la plénitude te rendra heureuse dans toutes les circonstances, quelles qu’elles soient. »

- William Bramwell

➲ NOUVEAUX EBOOKS

Collection "Les Anciens Sentiers"
PDF Révisés

24 Février 2026 08:39
24 Février 2026 08:11
18 Février 2026 10:56
15 Février 2026 16:15
21 Janvier 2026 10:54
01 Janvier 2026 21:36
01 Janvier 2026 12:31
17 Décembre 2025 16:43
03 Décembre 2025 14:56
21 Novembre 2025 10:23