7. Les ravages obscurs de la psychologie
Chap: 7 - Le mercantilisme du psy, l’apitoiement du patient et sa dépendance - Nous arrivons maintenant aux conséquences pratiques et sociétales de la psychologie moderne – des fruits amers qui touchent directement la vie quotidienne et l’église.
Après avoir vu comment elle déforme l’homme, Dieu et le péché, il est temps d’examiner comment elle fonctionne comme une industrie lucrative, comment elle encourage une apitoiement perpétuel sur soi, et comment elle crée une dépendance chronique à l’aide humaine. Ces aspects ne sont pas secondaires ; ils révèlent le cœur mercantile de la discipline, où le « bien-être » devient un produit à vendre plutôt qu’un don gratuit de Dieu. La Bible nous met en garde contre l’amour de l’argent (1 Timothée 6.10 : « Car l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ») et contre la confiance en l’homme (Jérémie 17.5). Examinons ces pièges, en les contrastant avec la générosité divine et la liberté en Christ.
1. Le mercantilisme : la psychologie comme industrie lucrative et exploitatrice.
La psychologie moderne est avant tout une entreprise commerciale florissante, estimée à des milliards d’euros par an dans le monde. Sessions thérapeutiques facturées à 50-150 l’heure (ou plus pour les spécialistes), formations coûteuses pour devenir thérapeute (diplômes, certifications, supervisions annuelles), livres de développement personnel best-sellers, applications mobiles de pleines consciences ou de coaching payantes, conférences et retraites « de guérison émotionnelle » à prix fort. Même dans les pays avec des systèmes de santé publics, les listes d’attente longues poussent les patients vers des services privés onéreux.
Ce mercantilisme transforme la souffrance humaine en opportunité de profit. Les thérapies sont souvent prolongées indéfiniment : pourquoi guérir rapidement quand une dépendance récurrente assure un flux de revenus stables ? Des études montrent que beaucoup de patients passent des années en thérapie sans résolution profonde, car le système encourage la chronicisation des problèmes plutôt que la libération complète.
La Bible condamne sévèrement cette exploitation des vulnérables. Jésus a chassé les marchands du temple : « Ma maison sera appelée maison de prière, mais vous, vous en faites une caverne de voleurs » (Matthieu 21.13). Il a guéri gratuitement : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10.8). La vraie guérison spirituelle est un don de la grâce, non un produit à vendre : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11.28). Le Seigneur ne facturerait pas Son Esprit pour consoler les affligés (Ésaïe 61.1-3). Transformer la détresse de l’âme en commerce, c’est participer à l’œuvre de l’ennemi, qui vole, tue et détruit (Jean 10.10).
Ce mercantilisme s’infiltre même dans l’église : conférences chrétiennes payantes sur la « santé mentale », livres de thérapie « biblique » à prix d’or, formations en « conseil intégré » coûteuses. Cela contredit l’appel à la gratuité de l’Évangile : « Ce que vous avez reçu gratuitement, donnez-le gratuitement » (Matthieu 10.8).
2. L’apitoiement sur soi : la victimisation encouragée comme posture permanente.
La psychologie moderne excelle dans la promotion de l’apitoiement sur soi, où la personne est encouragée à explorer sans fin ses « blessures intérieures », ses « traumas non résolus » et ses « schémas toxiques ». Les thérapies comme la thérapie centrée sur les émotions ou la thérapie narrative invitent à « valider » les sentiments de victime, à « honorer » la douleur du passé, et à se voir comme un survivant méritant de compassion perpétuelle. Cela peut commencer comme un soulagement légitime – reconnaître une souffrance réelle –, mais débouche souvent sur une rumination stérile : « Pourquoi moi ? », « Mes parents m’ont brisé », « La société m’a opprimé », « L’église m’a déçu ». Le regard reste fixé sur le passé, sur les offenses subies, sur les manques, transformant la vie en un long procès contre les autres et contre soi-même.
Cette posture d’apitoiement bloque radicalement la croissance spirituelle. Elle garde l’œil rivé en arrière, au lieu de se tourner vers Christ et vers l’avenir qu’Il promet. Elle est l’antithèse même de la mort à soi-même que l’Évangile exige : au lieu de crucifier l’ancien moi avec ses passions et ses désirs (Galates 5.24), on le cajole, on le console, on le justifie. Au lieu de porter sa croix quotidiennement (Luc 9.23), on porte indéfiniment ses blessures comme un trophée de souffrance.
La Parole de Dieu offre une tout autre perspective, libératrice et transformatrice. Paul, qui avait pourtant un passé chargé – persécuteur de l’Église, complice de meurtres –, déclare avec force : « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 3.13-14). Dieu nous a donné des yeux devant et non derrière ! L’apôtre ne minimise pas ses fautes passées (il se qualifie de « premier des pécheurs » – 1 Timothée 1.15), mais il refuse de s’y enfermer. Pourquoi ? Parce que Christ nous a rendus nouvelles créatures : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5.17). Le passé n’a plus de pouvoir sur nous ; nous ne sommes plus définis par nos blessures ou nos échecs, mais par ce que Christ a accompli à la croix.
L’apitoiement sur soi est donc non seulement stérile, mais rebelle. Il contredit la mort à soi-même que Jésus exige : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à luimême, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive » (Luc 9.23). Tant que nous nous apitoyons sur notre sort, nous refusons de mourir à l’ancien homme et de vivre pour Christ. Nous restons centrés sur nous-mêmes au lieu d’être centrés sur Lui. C’est une forme subtile d’idolâtrie du moi blessé, où la souffrance devient une identité plutôt qu’un chemin vers la maturité.
La Bible nous exhorte à sortir de cet apitoiement pour embrasser la joie en Dieu malgré les épreuves. David, après son adultère et son meurtre, ne s’est pas apitoyé indéfiniment : il a confessé, pleuré amèrement, puis loué Dieu pour Sa miséricorde (Psaume 51). Paul, battu, emprisonné, lapidé, déclare : « J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve » (Philippiens 4.11), et même : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous » (Colossiens 1:24). La Parole nous commande de « rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et de courir avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus » (Hébreux 12.1-2). L’apitoiement est une forme de murmure contre la souveraineté de Dieu, comme celui des Israélites dans le désert qui regrettaient l’Égypte et mouraient dans leur incrédulité (Nombres 14.2-4 ; Hébreux 3.17-19).
Le vrai réconfort vient de la croix : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés » (Matthieu 5.4), mais ce deuil saint mène à la repentance, au pardon et à la joie éternelle, non à une victimisation éternelle. Dieu transforme nos larmes en chants d’allégresse (Psaume 30.12) quand nous acceptons de mourir à nous-mêmes et de vivre pour Lui.
3. La dépendance au thérapeute : une chaîne invisible de loyauté humaine.
La psychologie crée souvent une dépendance chronique à l’expert humain. Le patient devient un « client » récurrent, dépendant de l’écoute, des conseils et de la validation du thérapeute. Cette relation peut se prolonger des mois ou des années, avec des sessions régulières qui deviennent une routine émotionnelle. Le thérapeute, formé à l’empathie et à la neutralité, remplit un rôle quasi-sacerdotal : il « comprend » comme personne, il « valide » sans juger, il offre une sécurité que l’église ou la famille ne procurerait pas toujours.
Cette dépendance transfère la confiance de Dieu et de la communauté à un professionnel payé, contredisant la suffisance de la Parole et de l’Esprit. Elle peut même créer une loyauté malsaine, où le patient craint de « décevoir » son thérapeute en guérissant trop vite.
La Bible nous appelle à une dépendance exclusive à Dieu : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta propre intelligence » (Proverbes 3.5). « C’est en vain que l’on garde la ville si l’Éternel ne la garde » (Psaume 127.1). Le vrai conseil vient de la communauté des saints, gratuite et mutuelle : « Portez les fardeaux les uns des autres » (Galates 6.2). Jésus nous invite à venir à Lui directement pour le repos (Matthieu 11.28), non à des intermédiaires humains. Cette dépendance psychologique est une forme d’idolâtrie moderne, où l’homme remplace Dieu par un « sauveur » charnel.
4. La stagnation spirituelle : pas de fruits sans confrontation du péché.
L’ensemble de ces mécanismes – mercantilisme, apitoiement, dépendance – mène à une stagnation spirituelle profonde. Le patient reste un « bébé » dans la foi, immature, centré sur soi, sans croissance visible (Hébreux 5.12-14). Sans confrontation du péché, il n’y a pas de sanctification ; sans abandon à Dieu, pas de fruits de l’Esprit (Galates 5.22-23). Dans l’église, cela se traduit par des chrétiens qui passent des années en thérapie, mais qui ne changent pas vraiment, restant dans des cycles de plainte sans transformation.
La Bible promet une croissance dynamique par la Parole et l’Esprit : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence » (Romains 12.2). « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5.16). La vraie maturité vient par les épreuves et l’obéissance, non par une écoute passive (Jacques 1.2-4).
En résumé, le mercantilisme de la psychologie exploite la souffrance pour profit, l’apitoiement la prolonge indéfiniment, la dépendance la rend chronique, et la stagnation spirituelle en est le fruit amer. Cette approche vole la liberté en Christ, remplaçant la grâce gratuite par des chaînes payantes.
La Bible offre le contraire : une guérison gratuite, joyeuse, communautaire et transformatrice, où Dieu restaure l’âme brisée (Psaume 23.3). Que nous choisissions la dépendance à l’homme ou à Dieu, c’est une question de vie ou de mort spirituelle.
Avec l'aimable autorisation de Laetitia Gilman: Site de l’auteur : www.iltaime.com
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