5. Les ravages obscurs de la psychologie
Chap: 5 - Le péché sous le regard "psy" - Nous sommes arrivés au cœur du problème. Après avoir vu comment la psychologie déforme la vision de l’homme et de Dieu, nous devons maintenant examiner comment elle traite le péché.
La cause profonde et universelle de tous les maux humains selon la Parole de Dieu. C’est ici que l’opposition devient la plus flagrante et la plus dangereuse. La Bible place le péché au centre de l’anthropologie et du salut : il est la racine de notre séparation d’avec Dieu, de nos souffrances et de notre mort spirituelle. La psychologie moderne, dans ses courants dominants, minimise, excuse, rationalise ou ignore purement et simplement le péché. Elle le remplace par des concepts comme « blessures », « traumatismes », « schémas dysfonctionnels », « besoins non comblés » ou « troubles mentaux ». Ce déplacement n’est pas innocent : il prive l’homme du vrai diagnostic et, par conséquent, du vrai remède – la repentance et la croix de Christ.
La Parole de Dieu est d’une clarté tranchante sur le péché : il est une offense contre la sainteté de Dieu, une rébellion volontaire, une corruption qui touche tout l’être. Mais elle équilibre aussi avec une grâce immense : Dieu est prêt à pardonner le pécheur repentant. Examinons comment la psychologie le regarde, en contrastant chaque point avec la révélation biblique, et en développant les implications graves pour l’âme.
1. Le péché minimisé ou nié : un simple « dysfonctionnement » ou un « trouble ».
Dans de nombreuses approches psychologiques, le péché n’existe tout simplement pas en tant que catégorie morale objective. Les comportements destructeurs – colère, adultère, mensonge, envie, orgueil – sont reclassés comme des « troubles » ou des « dysfonctionnements » dus à des facteurs biologiques, environnementaux ou inconscients. Freud voit le mal comme un conflit entre pulsions et répression sociétale. Les behavioristes l’expliquent par un mauvais conditionnement. Les neurosciences le réduisent à un déséquilibre chimique.
Même dans les thérapies humanistes, où l’homme est « fondamentalement bon », les actes mauvais sont des blocages temporaires à l’auto-actualisation, non une rébellion contre un Dieu saint.
Cette minimisation enlève toute dimension morale absolue et toute responsabilité devant Dieu. Le péché devient une « maladie » à traiter par des techniques humaines, non une offense à expier par le sang de Christ.
La Bible, au contraire, appelle le péché par son nom et le place au centre de la condition humaine. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23). Le péché n’est pas un dysfonctionnement accidentel, mais une rébellion délibérée : « Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Jacques 1.14-15). Il est une offense personnelle contre la sainteté de Dieu : « Contre toi, contre toi seul, j’ai péché ; j’ai fait ce qui est mal à tes yeux » (Psaume 51.6).
La Parole ne minimise jamais : le péché est si grave qu’il mérite la mort éternelle (Romains 6.23 : « Car le salaire du péché, c’est la mort ») et qu’il a nécessité le sacrifice du Fils de Dieu (1 Pierre 3.18 : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu »). Nier ou minimiser le péché, c’est nier la nécessité de la croix et priver l’homme du seul remède véritable.
2. Le péché excusé par le passé ou les circonstances : la posture de victime.
Une des stratégies les plus courantes en psychologie est d’expliquer le mal par des facteurs externes : traumatismes infantiles, abus, rejet, pauvreté, oppression sociétale. Le pécheur devient une victime de son histoire, de ses parents, de la société. La thérapie consiste alors à « guérir les blessures » du passé pour libérer la personne de ses comportements actuels. Cela peut sembler compatissant, mais cela déplace la responsabilité : « Je suis comme cela parce que… ».
Cette excuse par les circonstances encourage une victimisation qui bloque la repentance. On regarde toujours en arrière pour justifier le présent, au lieu de regarder à Christ pour une nouvelle création.
Un exemple vécu illustre de manière poignante ce piège subtil. Une sœur en Christ, appelons-la Julie, entretenait depuis longtemps une rancune tenace envers une autre personne. Cette rancune se manifestait par des critiques constantes, des remarques acerbes, un rejet systématique de tout ce que l’autre faisait ou disait. Julie voyait du mal partout dans les actions de cette femme, la rabaissait ouvertement ou en sousentendu, et nourrissait une amertume qui empoisonnait leur relation. Son attitude était un témoignage déplorable, contraire à l’amour fraternel que la Bible commande sans ambiguïté : « Honorez tous les hommes, aimez les frères » (1 Pierre 2.17) ; « Ayez les uns pour les autres une ardente charité » (1 Pierre 4.8) ; « Ne médisez pas les uns des autres » (Jacques 4.11).
Quand cette attitude a été signalée à Julie avec amour et fermeté, en nommant clairement le péché d’amertume, de médisance et de manque de pardon – conformément à l’exhortation biblique d’admonester fraternellement (Galates 6.1 ; Matthieu 18.15) –, une autre sœur, appelons-la Lisianne, qui pratiquait la « relation d’aide » avec une approche très empathique et influencée par des concepts psychologiques, est intervenue. Au lieu de confirmer la confrontation biblique, de reconnaître le péché pour ce qu’il était et d’appeler Julie à la repentance, Lisianne a déclaré qu’elle ne péchait pas réellement. Elle a expliqué que Julie portait simplement des « blessures » liées à son passé, qu’elle avait besoin d’être comprise et écoutée, et qu’il suffisait de « tout remettre à Dieu » sans insister sur un changement concret. Cette intervention, motivée par une empathie excessive et une peur de « juger », a complètement annulé la correction précédente. Julie s’est sentie validée dans sa posture de victime, n’a pas reconnu son péché, n’a pas cherché le pardon ni la réconciliation, et a continué son comportement destructeur. Résultat : stagnation spirituelle, relations brisées, témoignage abîmé, et aucun fruit de l’Esprit visible dans ce domaine (Galates 5.22-23).
Cet exemple montre comment une approche influencée par la psychologie, même pratiquée par une sœur sincère, peut excuser le péché au nom de la compassion, empêchant la vraie délivrance. Il illustre aussi pourquoi le pardon biblique est essentiel : la Bible ne nous laisse pas dans l’amertume ou la rancune, mais nous appelle à pardonner comme nous avons été pardonnés. « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Éphésiens 4.32). « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de plainte contre un autre, pardonnez-vous : comme le Seigneur vous a pardonné, vous aussi pardonnez de même » (Colossiens 3.13). « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Matthieu 6.14-15). Julie avait besoin d’entendre cela : pardonner à celle à qui elle en voulait, confesser son propre péché, et être pardonnée par Dieu – non pas excuser son amertume par des « blessures » du passé.
La Bible reconnaît que les circonstances peuvent influencer (le péché des parents peut marquer les enfants – Exode 20.5), mais elle refuse catégoriquement l’excuse. « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18.4, 20). Dieu tient chaque personne responsable de ses propres choix, indépendamment du passé. Adam a tenté d’excuser son péché en accusant Ève et Dieu (« La femme que tu as mise auprès de moi… » – Genèse 3.12), mais Dieu l’a tenu responsable.
La Parole appelle à une responsabilité personnelle radicale : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous » (1 Jean 1.8). Elle nous exhorte à confesser nos péchés personnellement (1 Jean 1.9), non à les excuser par le passé. Christ n’est pas venu excuser les victimes, mais sauver les pécheurs : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Luc 5.32). Excuser le péché par les circonstances, c’est empêcher la vraie guérison, car seule la confession et le pardon divin libèrent (Proverbes 28.13 : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde »).
3. Le péché rationalisé comme « besoin non comblé » ou « réaction adaptative ».
Dans les approches humanistes et beaucoup de thérapies intégratives chrétiennes, les actes pécheurs sont souvent reinterpretés comme des tentatives maladroites de combler des besoins légitimes. La colère serait un besoin non comblé de respect ; l’adultère, un besoin d’intimité ; l’orgueil, un besoin d’estime de soi. Ces comportements sont vus comme des « réactions adaptatives » à un environnement déficient, non comme une rébellion morale.
Cette rationalisation enlève la culpabilité objective et transforme le péché en « erreur compréhensible », à corriger par une meilleure satisfaction des besoins.
La Bible refuse toute rationalisation. Le péché est toujours une transgression volontaire de la loi de Dieu (1 Jean 3.4 : « Quiconque pratique le péché transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi »). Même les « besoins » légitimes ne justifient pas le péché : Ève avait un besoin réel de nourriture et de connaissance, mais elle a péché en désobéissant (Genèse 3). Jésus, dans le désert, avait un besoin réel de nourriture, mais Il a refusé de pécher pour le satisfaire (Matthieu 4.4 : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu »).
La Parole nous appelle à mortifier nos membres qui sont sur la terre (Colossiens 3.5) et à ne pas laisser le péché régner dans notre corps mortel pour obéir à ses convoitises (Romains 6.12). Rationaliser le péché comme « besoin non comblé », c’est ouvrir la porte à une tolérance progressive du mal, contredisant l’appel à la sainteté : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12.14).
4. Le péché ignoré au profit d’une « acceptation inconditionnelle » sans repentance.
L’approche rogérienne, très influente même dans les conseils chrétiens, prône une « acceptation inconditionnelle » du client, où le thérapeute s’abstient de tout jugement moral. Le péché n’est pas confronté ; on accepte la personne « telle qu’elle est », en espérant que l’empathie libère son potentiel positif. Beaucoup de conseillers chrétiens adoptent cette posture, craignant de se positionner en "juge" s’ils nomment le péché.
Dans l’exemple de Lisiane déjà évoqué, cette acceptation excessive a été particulièrement visible : au lieu d’appeler Julie à reconnaître son amertume comme un péché à confesser et à abandonner, Lisiane a préféré une empathie qui validait les sentiments sans confronter les actes. Elle a minimisé la gravité morale en disant qu’il suffisait de « tout remettre à Dieu », sans insister sur la nécessité d’un changement concret, d’une demande de pardon à la femme offensée, ou d’une mise à mort de l’amertume par l’Esprit. Cette attitude, motivée par une peur de blesser ou de paraître dur, a en réalité laissé Julie dans l’esclavage de son péché, sans la liberté que procure la vérité.
Cette acceptation sans confrontation laisse le péché intact, offrant un confort temporaire mais pas de délivrance.
La Bible équilibre parfaitement amour et vérité : Dieu nous aime inconditionnellement, mais Il confronte le péché avec une sainteté implacable. Jésus dit à la femme adultère : « Je ne te condamne pas ; va, et ne pèche plus » (Jean 8.11) – amour sans condamnation éternelle, mais appel clair à la repentance. Paul exhorte : « Professant la vérité dans l’amour » (Éphésiens 4.15). Le conseil biblique est nouthétique : admonester, corriger, instruire dans la justice (2 Timothée 3.16).
Mais ce même Dieu qui confronte appelle aussi au pardon : « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Éphésiens 4.32). « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de plainte contre un autre, pardonnez-vous : comme le Seigneur vous a pardonné, vous aussi pardonnez de même » (Colossiens 3.13). « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Matthieu 6.14-15). Julie avait besoin d’entendre cela : pardonner à celle qui l’avait blessée (ou qu’elle croyait l’avoir blessée), confesser son propre péché, et être pardonnée par Dieu – non pas excuser son amertume par des « blessures » du passé, la conseillant simplement de s'abandonner à Dieu. Le pardon biblique n’est pas une acceptation passive du mal, mais une libération active par la grâce : « Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts » (Psaume 32.1 ; Romains 4.7).
Ignorer le péché au nom de l’acceptation, c’est laisser la personne dans l’esclavage : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché » (Jean 8.34). La vraie liberté vient par la confrontation aimante et la repentance (Jean 8.32 : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira »).
En résumé, sous le regard psychologique, le péché est minimisé en trouble, excusé par le passé, rationalisé comme besoin non comblé, ou ignoré au profit d’une acceptation sans repentance. Cette approche offre des pansements superficiels, mais laisse la plaie purulente.
Sous le regard de la Parole de Dieu, le péché est la racine empoisonnée de tous nos maux, une offense contre la sainteté divine qui nécessite une repentance radicale et le sang purificateur de Christ. C’est une vision qui humilie profondément, mais qui élève infiniment par la grâce : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5.20).
Refuser de nommer le péché, c’est refuser le diagnostic divin et priver l’homme du seul remède efficace. Dans les chapitres suivants, nous verrons les conséquences pratiques de cette minimisation : mercantilisme, dépendance et stagnation spirituelle.
Avec l'aimable autorisation de Laetitia Gilman: Site de l’auteur : www.iltaime.com
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