Ne frappe pas le rocher, honore le Saint-Esprit.
« Vous parlerez en leur présence au rocher, et il donnera ses eaux » (Nombres 20 v. 8).
Dans le livre des Nombres, au chapitre 20, Dieu donne une instruction claire à Moïse : « Parle au rocher, et il donnera son eau ». Mais Moïse, fatigué, irrité par le peuple, frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau jaillit, oui, c'est vrai, mais Dieu est attristé.
Nous devons croire en l’Esprit aussi bien qu’au Fils, et le traiter avec confiance, nous attendant à ce qu’il nous rencontre et nous bénisse, et lui communiquant tous nos besoins, nos difficultés, et même nos tentations et nos péchés. Il était l’antitype de l’eau du vieux rocher de l’Horeb, et il est aussi erroné aujourd’hui qu’il l’était pour Moïse de frapper ce rocher avec une violence incrédule, alors que Dieu nous demande simplement de lui parler avec douceur et confiance, et de nous attendre à ce que ses eaux jaillissent à notre appel à peine chuchoté.
Le Saint-Esprit est la présence vivante de Dieu habitant dans le temple de notre vie : celui qui guide, enseigne, console et sanctifie. Forcer l’action du Saint-Esprit, c'est vouloir absolument des manifestations spectaculaires, des miracles ou des émotions fortes, sans chercher la communion véritable. C'est souvent ignorer sa voix subtile, une conviction intérieure. C'est aussi le mépriser, lorsque nous lui imposons nos propres méthodes, et l'utiliser ainsi comme un outil pour satisfaire notre propre volonté ; au lieu de se soumettre à sa direction. Paul nous dit dans Éphésiens 4 v. 30 : « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption ». Il désire une relation d'amour avec nous, pas une performance. Prenons-garde, ce n'est pas parce que l'eau coule, que Dieu est satisfait !
Mes amis, Dieu nous demande de parler respectueusement au Saint-Esprit, de ne pas le violenter avec le bâton de notre « vieille nature ». De dialoguer avec lui, de l’écouter, de le respecter ; dans l'obéissance, l'humilité et la soumission. N'oublions pas que « ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8 v. 14).
Alors soyons tous ensemble des fils et des filles qui parlent respectueusement au rocher. Dans 1 Corinthiens 10, Paul nous dit que ce rocher était Christ lui-même. Honorons la présence divine, et laissons couler abondamment l’eau vive dans notre vie. Cherchons Dieu, non pas pour ce qu’il peut faire, non pas pour ce que nous voulons qu'il fasse, mais simplement pour qui il est.
Frédéric Gabelle


Éditions Bible et Foi


