Études sur la Parole.6

Études sur la Parole.6

La Genèse chapitre 25 à 47  - Je me propose de vous donner un court résumé des principaux sujets de chaque livre de la Bible, espérant que cela pourra être de quelque secours aux frères dans l’étude du précieux volume que notre Dieu nous a donné.

La Genèse chapitre 26.

Isaac remplace ici Abraham comme héritier sur la terre. Isaac étant lui-même dans un pays étranger, c’est une nouvelle révélation, semblable à celle qui avait été faite à Abraham au commencement, sauf qu’Isaac était déjà dans une position résultat de l’appel de Dieu, mais non pas dans la jouissance du résultat de la promesse.

Il y eut une famine au pays où Isaac ne pouvait plus demeurer, et il alla vers ceux qui avaient, sans doute, en leur possession, une partie de ce pays, mais étaient les futurs ennemis et oppresseurs de son peuple. Mais Dieu lui apparut là, et lui dit de ne pas retourner dans le monde, mais de demeurer au pays qu’il lui dirait. C’était un nouvel appel et dans des circonstances différentes de celle d’Abraham, l’Éternel lui apparaissant de nouveau et lui prescrivant, non de voyager dans le pays, mais de demeurer là où il lui montrerait, et de ne pas chercher des ressources naturelles (en Égypte). Le pays est montré et les promesses renouvelées, soit quant à Israël, soit quant aux nations et à la terre. Il fallait qu’Isaac séjournât dans le pays où il se trouvait, c’est-à-dire où habitaient les Philistins. Ainsi le pays entier des Philistins et tout le reste lui fut donné, et il demeura à Guérar.

Nous avons ici la position d’Isaac, comme le commencement du chapitre 12 est la position d’Abraham. Depuis le verset 7 jusqu’à la fin, sa marche personnelle, quant à la foi, nous est présentée, comme celle d’Abraham, dans la dernière partie du chapitre 12, ainsi que l’établissement de ce qui devait être son partage dans sa postérité, selon la foi qu’il avait.

Il tombe moralement comme Abraham et d’une manière plus forte encore. Il renie sa femme et laisse entre les mains de l’ennemi les puits qu’Abraham avait creusés. Il avait manqué de foi en Dieu devant Abimélec, et quoique Dieu lui eût dit : « Demeure dans ce pays », il doit s’en retirer devant la volonté d’Abimélec ; puis il est chassé d’un puits à un autre puits, et ne trouve de place que là où le Philistin a place. Il rencontre Dieu à Beër-Shéba, où il a dressé sa tente, et où Abraham avait fixé ses limites avec Abimélec, après la naissance d’Isaac ; mais Abraham n’avait pas reçu de direction sur son habitation dans le pays, et avait repris Abimélec, dont les serviteurs s’étaient emparés d’un puits qu’Abimélec avait rendu.

Abraham avait creusé tous ces puits, selon le besoin qu’il en avait comme étranger, et ils ne lui avaient pas été enlevés. Le seul au sujet duquel il y eut contestation, fut Beër-Shéba, et Abimélec le céda. Cependant Beër-Shéba, selon la Providence divine, était la limite du pays, d’après la foi d’Israël. Les Philistins demeurèrent jusqu’à ce que vînt David, représentant du Christ ; les héritiers du pays ne le possédaient d’ailleurs pas entièrement.

Là, le Seigneur apparut et bénit Isaac. Là, Isaac séjourna et adora. Ce chapitre est l’histoire d’Isaac ; il répond aux chapitres 12-20 de celle d’Abraham.

Chapitres 27 à 31.

Maintenant commence l’histoire de Jacob (1). Héritier des promesses et les appréciant, il emploie, pour en finir, des moyens mauvais et honteux. Dieu répond à sa foi mais punit son péché et son infidélité. Dieu eût pu donner suite à la bénédiction par ses propres voies (ou il aurait pu transposer les mains d’Isaac, comme il le fit pour Jacob) ; Jacob préféra ses voies et ne s’attendit pas à Dieu. Tout fut dirigé d’en haut pour répondre à la foi et punir le mal dans le croyant. Ésaü, de propos délibéré et en ayant le choix, avait abandonné son droit. Dieu n’était point dans ses pensées ; quand les conséquences sont là, il ne peut être l’objet de la bénédiction. Il faut agir par la foi seule, si l’on veut être béni. Jacob devient maintenant l’image d’Israël exilé et vagabond, héritier des promesses sur lequel Dieu veille, mais proscrit.

1. En général, Abraham est la racine de toute promesse et l’exemple de la vie de la foi ; Isaac, de l’homme céleste, qui reçoit l’Église ; Jacob, d’Israël, héritier des promesses selon la chair.

Les pèlerinages d’Abraham étaient dans la Terre promise, ceux de Jacob en dehors d’elle ; choses bien différentes l’une de l’autre. Dieu était sans doute avec Jacob, et ne l’a jamais laissé. Mais Abraham marchait avec Dieu dans la réalisation de sa présence ; il bâtissait son autel dans les divers lieux où il s’arrêtait au cours de son pèlerinage ; Jacob n’avait point d’autel, au cours du sien, loin du pays de la promesse ; car une marche comme la sienne éloigne de la communion de Dieu. De ce que Dieu, dans sa fidélité, aille avec nous, il ne s’ensuit pas que nous soyons avec Lui.

Mais aussitôt que Jacob ploie sous le châtiment, pauvre, isolé, n’ayant que son bâton et une pierre pour chevet, Dieu se révèle à lui et lui garantit toutes les promesses. Dieu lui apparaît, non pas dans une pleine révélation de communion, mais dans un songe ; et ici toutes les promesses sont répétées, mais avec une notable différence d’avec toutes les précédentes : la promesse de la bénédiction des nations est faite à Jacob et à sa semence ; car ici la figure nous met en rapport avec le peuple d’Israël et la bénédiction de la terre ; ainsi, ce n’est pas simplement la seule semence, Christ, qui est en vue, mais la semence d’Israël en possession du pays, la possession de la terre pendant le millénium. Mais une autre promesse, précieuse et importante, est ajoutée, assurant Jacob que, quoique exilé et vagabond, Dieu le garderait partout où il irait, le ramènerait au pays, et ne l’abandonnerait point sans avoir accompli tout ce qu’il lui avait dit ; Dieu était en haut de l’échelle, Jacob était l’objet de la promesse et de la bénédiction terrestre, mais la terre entière était sous le gouvernement providentiel des cieux ; et les anges avaient soin de Jacob, montant et descendant pour accomplir la volonté de Dieu (1).

1. Christ est l’objet en Jean 1, l’échelle ne sert qu’à lier les deux parties de la scène.

Réveillé de son sommeil, Jacob se consacre à Jéhovah comme à son Dieu ; car Jéhovah se tenait au haut de l’échelle, et devient ainsi prophétiquement le Dieu d’Israël rétabli, avec lequel, quoique loin du ciel, était l’habitation de Dieu sur la terre en relation avec le ciel. C’était un vœu légal bien que juste et de tout point prophétique. Jacob est maintenant un étranger, et, à beaucoup d’égards, il représente Christ affligé dans l’affliction de son peuple.

Je suis convaincu, comme je l’ai déjà dit, que dans les deux femmes, les Gentils et Israël nous sont présentés : Rachel, la première, aimée sur la terre, mais non possédée ; et Léa, la mère féconde d’enfants nombreux. Rachel eut aussi plus tard des enfants sur la terre. Rachel, représentant les Juifs, est la mère de Joseph, et plus tard de Benjamin, c’est-à-dire d’un Christ souffrant, glorifié parmi les Gentils, tout en étant rejeté par Israël, et d’un Christ régnant, fils de la douleur de sa mère, mais fils de la droite de son père !

L’histoire de Jacob est le triste narré de tromperies et de torts qui lui sont faits. Mais Dieu, selon sa promesse, le garde constamment. Quelle différence avec l’histoire d’Éliézer et d’Abraham, où l’on voit la puissance et le caractère du Saint Esprit. Ici la Providence est à l’œuvre, mais c’est l’histoire de Jacob.

Chapitres 32 à 34.

Lors du retour de Jacob, les armées de Dieu viennent à sa rencontre. Il reçoit une preuve nouvelle et merveilleuse des soins puissants et miséricordieux du Seigneur, qui aurait dû lui rappeler Béthel ; mais cela ne lui enlève pas sa frayeur. Il a de nouveau recours aux moyens de l’incrédulité, envoie en avant ses enfants, ses femmes et tout ce qu’il avait, mais la force n’était pas en cela ; Dieu, pour ne pas le laisser entre les mains d’Ésaü, le prend lui-même en main. Il lutte avec Jacob, et, soutenant sa foi dans la lutte, lui donne dans la faiblesse (après la lui avoir fait sentir, et cela pour toute sa vie), la place et la part du vainqueur. Il est prince avec Dieu, et prévaut auprès de Dieu et des hommes.

C’est une merveilleuse scène : les voies de Dieu envers une âme qui ne marche pas avec lui ! Toutefois ce n’est pas l’entretien calme d’Abraham avec l’Éternel, où Abraham intercède pour les autres, au lieu de lutter pour lui-même. Aussi Dieu ne révèle-t-il pas son nom à Jacob, ainsi qu’il l’avait fait à Abraham. Puis Jacob se sert toujours de voies détournées, car il n’allait pas à Séhir, comme il le disait ; mais il est délivré d’Ésaü comme il l’avait été de Laban, et enfin il s’établit à Sichem, achetant des terres, là où il aurait dû rester étranger. Dieu le retire de cette situation.

Il n’est pas encore revenu au point où Dieu lui avait fait les promesses et assuré les bénédictions, c’est-à-dire à Béthel. Ici, toutefois, il a pu bâtir un autel en se servant du nom qui rehaussait sa propre position (33 v. 20). En cela il se prévalait de la bénédiction qui lui avait été accordée : acte de foi, il est vrai, mais qui s’arrêtait à la bénédiction elle-même, sans remonter jusqu’au bienfaiteur. C’est ce qu’il ne pouvait guère faire encore. Dieu agissait en sa faveur, et dans un sens il pensait à Dieu, mais ce n’était pas proprement la communion. N’en est-il pas de même de nous ?

Chapitre 35.

Toutefois Dieu le conduit en avant, et lui dit de monter à l’endroit d’où il était parti, et de bâtir son autel au lieu même où il avait fait alliance avec Dieu, ce Dieu fidèle qui l’avait accompagné tout le long du chemin dans lequel il avait marché. Mais ici, quelle découverte ! Maintenant il doit rencontrer Dieu, et non plus simplement être l’objet de ses soins, sans connaître son nom, sans révélation complète de Lui-même, ce qui est tout autre chose que d’être simplement guidé de Lui. Alors, il se souvient qu’il y a de faux dieux dans sa famille ; c’est une chose qu’il savait, mais il n’y fait attention que lorsqu’il marche à la rencontre de Dieu. La rencontre de Dieu lui-même, non plus dans une lutte cachée et mystérieuse, mais comme face à face, met tout le mal à découvert. Jacob se purifie et monte à Béthel.

Là, Dieu se révèle ouvertement à lui en grâce, en lui déclarant son nom comme il l’avait fait à Abraham, et lui donne le nom d’Israël, comme s’il ne l’avait pas encore reçu.

Rachel donne naissance à celui qui, enfant de douleur pour sa mère, est le fils de la droite de son père, type remarquable de Jésus, le Seigneur. Il est temps maintenant que la promesse se réalise : c’est ce qui nous est présenté en figure, dans la personne de Benjamin, en puissance, dans celle de Christ. La position précédente d’Israël, représentée par Rachel, disparaît ; mais son souvenir est conservé dans le pays.

Chapitre 36.

Le monde apostat s’établit en puissance, tandis que les héritiers de la promesse sont encore de pauvres pèlerins sur la terre. Ce dernier fait est l’objet d’une révélation spéciale.

Chapitre 37.

Ce qui suit, depuis le chapitre 37, est l’histoire de Joseph. Cette histoire est si intéressante, que les enfants eux-mêmes y prêtent toujours une oreille attentive, bien qu’ils n’y aperçoivent pas toutes les beautés qu’elle renferme pour le croyant, qui y reconnaît la figure de Jésus ; tant il est vrai qu’il y a une beauté intrinsèque (pour le cœur qui n’est pas encore endurci) dans tout ce qui révèle le Seigneur.

Joseph est, dans les conseils de Dieu, héritier de la gloire et chef de toute sa famille, comme cela lui avait été révélé dans des songes (mais la foi seule pouvait le comprendre). Cela excite la jalousie de ses frères, d’autant plus qu’il est le bien-aimé de son père. Ils le vendent aux Gentils, et le font passer pour mort, au lieu de le faire réellement mourir, ainsi qu’ont fait les Juifs au vrai Joseph.

Chapitre 38.

Après cela, Juda tombe dans toutes sortes d’infamies et d’iniquités, ce qui ne le prive pourtant pas du privilège d’être la souche de la race royale.

Chapitre 39.

Joseph est humilié par les Gentils, à la suite de fausses accusations. Il est mis en prison, ses pieds sont attachés aux ceps, le fer entre dans son âme jusqu’au temps où sa justice est mise au jour. La parole de l’Éternel le met à l’épreuve. Retiré de son humiliation, il est élevé à la droite du trône ; l’administration de toute la puissance des Gentils lui est confiée, tandis qu’il demeure inconnu de ses frères.

Chapitres 40 à 46.

Dans l’humiliation, il est l’interprète des pensées et des conseils de Dieu ; dans son élévation, il administre avec puissance et avec la même sagesse qu’il avait manifestée déjà lorsqu’il était sous le poids de l’oppression, et il réduit toutes choses sous l’autorité immédiate de celui qui est assis sur le trône.

Une autre scène se présente : ses frères, poussés par la famine, sont amenés, par le chemin de la repentance et de l’humiliation, à reconnaître enfin dans la gloire celui qu’ils avaient autrefois rejeté quand il était en rapport avec eux. Benjamin, type de la puissance du Seigneur sur la terre parmi les Juifs, est réuni à celui qui, au temps où il leur est inconnu, a le pouvoir du trône parmi les Gentils. Christ embrasse ces deux caractères, mais cela amène l’union de tous les frères de Joseph avec lui.

Enfin, Jacob et les siens sont placés, comme un peuple à part, dans le pays le plus favorisé de tous ceux qui étaient sous l’autorité du grand roi. Rien de plus touchant que la conduite de Joseph à l’égard de ses frères. Mais je dois laisser ces réflexions au cœur de mes lecteurs, les plaçant, autant que mes vœux le peuvent, sous l’influence précieuse de l’Esprit de Dieu.

Le rapide coup d’œil que je viens de donner, quant au type, est une application plus claire que ne pourraient le faire beaucoup de détails, et c’est ce qui est du plus profond intérêt. Remarquez seulement qu’ici la repentance des enfants de Jacob se lie immédiatement à leur conduite dans le rejet de Joseph, et c’est ce qui est placé sur la conscience de ses frères. Il en sera de même à la fin avec Israël. Il ne s’agit pas ici de leur péché quant à la loi (c’est ce que nous trouverons bien après leur arrivée à Sinaï), mais, en type, de leur péché par rapport au Messie.

Leurs consciences sont tout à fait convaincues, et ils reviennent sur toutes les circonstances du rejet de leur frère ; ce n’est que graduellement que Joseph se fait reconnaître, et après divers exercices de cœur que ses actes produisent chez ses frères. À la fin, Juda est surtout mis en scène relativement à Benjamin ; c’est lorsque Juda prend à cœur l’affliction d’Israël au sujet de Benjamin et de la perte présumée de Joseph, et se soumet lui-même à la peine, que Joseph, dans sa gloire, leur est révélé comme leur frère : touchante scène ! La grâce parfaite de Joseph, à la fin, est une admirable représentation de la révélation que Christ fera de lui-même (45 v. 4 à 8 et suivant).

On est heureux de remarquer que, lorsque Jacob est présenté au Pharaon, bien qu’il reconnaisse que sa vie a été triste auprès de celle de ses pères, il se sent néanmoins en état, lui, berger méprisé, de bénir le monarque de tout le pays. Or, « sans contredit, celui qui bénit est plus grand que celui qui est béni ». Le plus petit et le plus chancelant des enfants de Dieu a la conscience de sa supériorité, en présence des gens les plus élevés de ce monde.

La descente en Égypte était selon Dieu : ainsi Israël est considéré ici comme y séjournant durant le temps voulu de Dieu, même alors qu’il est opprimé ; non pas comme chassé et vagabond par suite de sa désobéissance, quoique les deux choses soient vraies quand le dernier temps de son oppression arrivera, et même le sont déjà. Dieu, remarquez-le bien, apparaît à Jacob comme le Dieu d’Isaac, son père, et non comme le Dieu d’Abraham. Sa bénédiction était subordonnée à un Christ ressuscité. Ce qui dépend de la promesse, Israël l’a perdu en rejetant Christ ; mais Dieu peut lui apparaître en pure grâce, en rapport avec un Sauveur ressuscité, et c’est ce que nous voyons ici en figure. C’est pourquoi Israël est béni malgré tout, quoique longtemps opprimé et étranger.

Chapitre 47.

La scène change dès que Jacob est en rapport avec Joseph. C’est la relation, dans le monde, avec un Christ glorifié qui lui est révélé. Il a le meilleur du pays, réglé d’après les ordonnances de Joseph et amené à une soumission universelle, comme appartenant au Pharaon, que Joseph représentait, et dont il exerçait l’autorité en sa présence. Beër-Shéba, la frontière d’Israël (dès qu’il l’eut passée, Jacob était un étranger hors de la terre de la promesse), est l’endroit où se passe cette révélation de Dieu.

On n’a pas manqué de voir, dans l’histoire de Joseph, un des types les plus remarquables du Seigneur Jésus. Ce caractère typique se rapporte même à bien des détails des voies de Dieu, concernant les Juifs et les Gentils.

 

Arthur KatzUn message de John Nelson Darby.
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